07 avril 2010

Les trois modes de conservation de la viande.




Quatrième de couverture :
Maxime-Olivier Moutier ausculte le rôle du père dans ce récit explosé, véritable antibiotique pour une génération issue de la famille décomposée qui a dû apprendre comment devenir parent dans les livres. Les trois modes de conservation des viandes est un remède contre la désillusion et le cafard moderne. Au centre de cette quiétude fragile enfin trouvée, il y a une femme sublime décrite avec des mots qui la transforment presque en statue de pierre. L'écriture vorace et contagieuse de ce traité hyperréaliste de la vie domestique est gorgée de lumière et laisse transparaître, enfin, la possibilité du bonheur. Les trois modes de conservation des viandes est un diagnostic lucide et cru.


Drôle de livre. Par son titre d'abord.
On dit que c'est un roman.
Des réflexions, je dirais. La vie d'un homme qui vit en famille, avec sa famille.
Il dit: "Cent fois par jour, je fais ce qu'il faut." p. 11
Des réflexions qui ne se suivent pas nécessairement.

On dit que c'est un roman gorgé de lumière, moi je le trouve triste.
Il vit son quotidien, il l'accepte mais il est aussi amère. Il aurait envie de vivre sa vie autrement mais il a décidé de fonder une famille et de vivre tout ce qui vient avec.
Et j'aurais envie de dire comme beaucoup de femmes ont fait et font encore. Vivre le quotidien, la routine. Avant les hommes avaient plus leurs aises mais depuis que les femmes acceptent moins cette situation, depuis qu'elles ne dépendent plus nécessairement des hommes, il en va autrement. L'homme doit participer. Grand désarroi dit-on.
Il ne veut pas revivre ce qu'il a vécu dans sa jeunesse : famille éclatée, les enfants ont besoin de stabilité pour grandir.
Je pourrais citer des pages entières de désespérance. Je suis trop paresseuse.

Elle est incroyable, la vie véritable. Pour tout dire, j'explose de bonheur. Je suis tellement heureux que j'ai envie d'engraisser et de perdre mes cheveux. p. 18
Tout ce chapitre (p.17 à 19) je le trouve sarcastique.

Je pense que Maxime-Olivier Moutier doit bien se bidonner à lire tous les commentaires.

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