03 mai 2009

Ce matin...





...il m'est arrivé une chose cocasse. Je lis le livre Le mec de la tombe d'à côté écrit par Katarina Mazetti. C'est un roman suédois. Donc, j'ouvre le livre à la page marquée. J'avais un signet et le relevé de la bibliothèque comme marque page . Le relevé, en fait, ne servait pas à marquer la page : il était là mais il aurait pu être ailleurs. Alors, j'ouvre le livre, sans prendre garde, à la page du relevé. Je commence à lire. J'ai recommencé au début du chapitre car j'ai pensé : J'étais somnolente hier au soir, je ne me souviendrai plus de rien. Et je lis, mais mon autre moi me parlait en même temps. Il me disait que je n'avais absolument rien lu hier au soir car je ne me souvenais plus de ce début de chapitre et que peut-être j'avais bu trop de vin. Les chapitres étaient intéressants et intrigants . J'ai donc lu 3 chapitres comme cela.

Tout à coup, je relève la tête et mes yeux tombent sur le relevé de bibliothèque là sur la table. J'hésite, je regarde une deuxième fois : ce n'est pas mon signet ! Je constate que mon signet est plus avant dans le livre . Je lis et je me rends compte de mon erreur. Je suis rendue au chapitre 17 mais j'ai déjà lu les chapitres 25, 26, 27.

Cette erreur ne semble pas trop perturber ma lecture de ce roman écrit à deux voix : - d'une veuve intellectuelle, bibliothécaire de son métier et
- d'un paysan célibataire qui vivait avec sa mère décédée.
En fait, il s'agit de la rencontre de ces deux solitudes qui n'ont pas grand chose en commun et qui ont des points de vue différents face aux divers moments de leur vie.
Parfois assez drôle. Émaillé de mots que je qualifierais de bizarres, de l'argot (ratiches : dents) et des mots que je n'ai jamais entendus dans ce sens (paillasse: plan de travail d'un évier, à côté de la cuve). Je ne sais pas s'ils sont d'usage courant en France. Bien sûr, ce livre est traduit. Mais la traduction n'est pas déplaisante.

J'en suis au troisième livre écrit a deux voix. Et des livres choisis au hasard.