20 février 2009

Je souffle...

Michel Pleau m'a demandé si j'avais eu peur.
Il pose souvent des questions qu'on n'oserait pas poser. Je lui ai dit qu'en effet j'avais eu des craintes. Il m'a dit qu'il ne fallait pas. Il a trouvé mes haikus pas mal bons. Bien sûr, j'ai un peu de travail à faire, des haikus à changer, d'autres à trouver, mais il m'a dit que d'ici un mois je devrais envoyer tout cela dans une maison d'édition.

Il paraît aussi que mon autre poésie est bonne.

13 février 2009

Je ne sais plus je ne sais pas.

J'avoue que je doute.

J'ai
prêté mes haïkus à Michel Pleau (prix du gouverneur général) pour qu'il les regarde. C'est parce que j'ai de petites ambitions.

Je tremble un peu. Moi je les aime bien mais sont-ils publiables. Ce n'est pas lui l'éditeur mais vaut mieux connaitre l'avis de quelqu'un qui s'y connaît pour avoir publié plusieurs recueils de poésie dont 1 de haïkus .

Il m'a parlé de publier à compte d'auteur. Peut-être ne voulait-il pas trop me donner d'espoir. Mais je ne crois pas que je publierai à compte d'auteur. Je crois plutôt que j'abandonnerai.

08 février 2009

Ce que j'apprends dans mes ateliers...

J'apprends que pour atteindre l'universalité dans l'écriture, il faut en quelque sorte s'oublier.
Il faut écrire en laissant revenir à la surface les mots qui nous ont faits. C'était peut-être de cela dont nous parlait Monsieur Pontbriand quand il nous parlait d'origine.
Je cite ici une auteure que je ne connais pas mais il y a des bouts de son discours qui me font réfléchir.
http://www.danielriot.com/archive/2004/11/26/viviane_forester_l_horreur_eur.html

Viviane Forrester nous dit: Je ne sais rien, rien d'avance quand j'écris...écrire c'est chercher, ce n'est pas dire ce qu'on sait, mais chercher ce qu'on ne sait pas.
...l'écriture n'est pas un moyen de trouver le salut, mais la possibilité de vivre au présent, tout en sachant que c'est fugace, constamment en état de perte. La jouissance c'est d'être au présent.

La difficulté, quand on écrit, c'est à la fois de tenir compte de l'existence qu'on a, banale, et avec cette banalité, ce discours banal, de dilater un peu la pensée.

Non pas espérer: vivre au présent. Même dans le désespoir. Jouir.

... on ne connaît jamais l'autre, on voit des parois de peau qui renferment des secrets. Chaque personne est très mystérieuse pour elle-même, et, pour l'autre, un monument ambulant de mensonge, d'inconnu; c'est pour cela qu'on a peur les uns des autres, qu'on se méfie.

En tant qu'écrivain, je suis ce que j'écris, une femme, un homme, un caillou, du vent sur la peau, la peau sous le vent,.. une virgule! Je pense qu'il n'y a pas d'écriture féminine et d'écriture masculine.

Être n'est jamais gagné, c'est constamment à réanimer.