31 octobre 2012

Aude

En allant à la bibliothèque aujourd'hui, j'ai appris que Aude était décédée le 25 octobre.

J'admirais beaucoup son écriture.

30 octobre 2012

La Solde

Ce matin, j'ai pensé à La Solde et par conséquent à Éric McComber .

«Soir après soir, je révise des agendas scolaires destinés aux high schools américains.» p. 23
«Je travaille à la manufacture de connerie. Un connard compose la connerie et des graphistes la mettent en page.» p. 23

Dans ces agendas, à chaque mois, il y a une pensée (p.24 et 25)...

Je viens de m'acheter un
mini agenda : Un planificateur de succès .

Comme si j'avais besoin d'un planificateur de succès étant donné que je suis à la retraite.
À moins que je me décide un jour à écrire le fameux livre que je n'ai jamais écrit. Mais bon, c'est une autre histoire. Et puis, je pense bien que je n'aurais pas besoin d'un agenda. Quand j'écris, je m'évade dans un autre monde.

Je n'avais pas vraiment remarqué le titre. Ce qui m'intéressait, c'était le calendrier que l'on peut trainer avec soi. Je le trouvais aéré et facile à glisser dans un sac à main.

Ce matin,je l'ai regardé de plus près, et j'ai vu qu'en haut de presque toutes les pages, il y a une pensée :

«La vie a une multitude de présents à nous offrir. Il faut toutefois créer l'ouverture nécessaire et être réceptifs. Tout est dans l'art de permettre.» réf.: (C'est beau la vie).
L'agenda n'est pas paginé.

Et ceci:

«Le secret pour obtenir de la vie ce qu'elle a à offrir consiste à vous sentir heureux dès maintenant. C'est la façon la plus rapide d'attirer tout ce que vous voulez dans la vie.» réf.: (Heureux sans raison).

Et ainsi de suite, deux citations par mois.

Je me suis demandé quelle serait la réplique, l'ajout d'Éric McComber.

Et voilà, La Solde, un livre dont on se souvient.


24 octobre 2012

L'hibiscus

Mes connaissances s'arrêtent vite lorsque je songe à l'hibiscus.
J'admire quand je peux, ses fleurs flamboyantes, impudiques et fières.
Je sais que l'hibiscus est tropical mais, il s'adapte quand même bien à notre pays.
L'autre jour, j'en ai vu un qui gisait, abandonné par les horticulteurs. J'ai eu envie de le sauver.
Il est à l'intérieur maintenant. Je peux l'observer de près.
Deux jours d'abandon, les racines à tous vents, il a perdu presque toutes ses feuilles.
Il tient bon, car malgré le choc, il a fleuri.
Ses fleurs s'ouvrent la nuit. Au matin, elles éclairent nos yeux.
Elles sont éphémères.
Leur vie de fleur est courte. Une journée.
Quand j'y songe, je suis contente d'être un humain...

21 octobre 2012

Le cercle de Clara.


J'ai connu Martine Desjardins par son livre Maleficium que j'ai beaucoup aimé.


J'ai eu envie de connaître ce qu'elle avait écrit d'autre.
Tout de suite, je me suis sentie portée par les mots et l'histoire de Clara.
Ce roman se passe en 1895 en Nouvelle-Écosse.
Clara y vit avec son nouvel époux, Edmond. Ils sont mariés depuis au moins six mois et le mariage n'a pas été consommé.
On la dit neurasthénique et hystérique. Elle sera traitée pendant 8 mois dans une clinique.
On la retrouve à la sortie de cette clinique. Elle nous raconte à l'aide de son journal et de lettres, les mauvais traitements que lui fait subir son mari Edmond Weiss, ce spécialiste des sciences naturelles. Il veut la soumettre à ses désirs. Par l'écriture, Clara réussira à s'en sortir.

Tout au long de ma lecture, je trouve Martine Desjardins très savante. Je me demandais comment elle procédait. Aurélien Boivin, dans son excellente analyse de ce livre, nous dit que Martine Desjardins «s'est solidement documentée pendant 4 ans».

Je recommande ce livre finement ciselé.

10 octobre 2012

Se peut-il...?

... qu'un livre n'ait pas d'âme. Le mot n'est pas exact mais je ne sais pas quel mot employer pour expliquer ce que j'ai ressenti.

Je me cherchais un livre électronique disponible à la bibliothèque. Je vois cette auteure que je connaissais car elle a écrit plusieurs livres pour enfants. J'aimais beaucoup ses livres pour la jeunesse.
Le roman (un polar) en question est son premier livre pour les adultes.
J'ai hésité : est-ce que je continue jusqu'au bout.
Les mots s'alignent, couvrent les pages mais ils ne me disent rien.
Je sens que l'intrigue  m'intéresse. Je veux connaître la fin. Mais, c'est tout.
Je ne sens aucun plaisir à lire. Je fais de la lecture rapide pour connaître la fin. Il y a un dénouement lorsqu'il reste encore une dizaine de pages.
Comment ça me dis-je, il reste encore dix pages à lire ?
Ce sera ils se marièrent ...
Après un résumé fastidieux de ce qui venait de se passer, arrive un autre rebondissement qui est comme de trop ou peut-être placé à la mauvaise place.

En écrivant ce billet je pense à mes lectures d'adolescente. Je lisais tout, une boulimique de livres, dont «Les veillées des chaumières» qui étaient reliées quand nous les recevions par ici.
J'aimais bien les romans d'amour et je ne lisais pas tous les mots, seule l'intrigue m'intéressait. J'arrivais vite à la fin.

J'avoue que cette façon de lire me laisse sur ma faim.
Les livres ont-ils une âme

P.S. J'ai pu constater que Les veillées des chaumières existent toujours.