30 novembre 2012

La grande bibliothèque...

... vous connaissez ?

Je me sens encore euphorique.
Nous avons fait une petite virée à Montréal, histoire de briser la routine de la retraite.
La grande bibliothèque ouvre à 10 h. et nous étions là.
En attendant de traverser la rue au feux de circulation, nous avons vu une file devant la porte comme un lendemain de Noël à la porte des grands magasins.
On se demandait, est-ce qu'ils vont tous à la bibliothèque ?
Et bien, croyez-le ou non, c'est oui.
Nous avons suivi la foule, désemparés, les gens arrivaient d'ailleurs, aussi. Une vague, presque un tsunami de personnes et nous, là, au milieu.
Roger de dire: En tout cas, ils savent où ils vont.
Nous, on ne savait pas trop.

Nous nous étions abonnés à la grande bibliothèque via internet.
J'ai même lu un livre électronique.

Toujours est-il que nous osons un pas à l'intérieur.
Où aller dans ce vaste univers ?
Une gentille dame (nous n'avons rencontré que des gens aimables à Montréal, souriants et prêts à aider) voyant notre désarroi nous informe que nous pouvons faire une visite guidée avec un audio-guide et gratuitement.
La visite est très bien organisée. Tellement bien que nous pensons y revenir pour y passer plus de temps. Nous avons même pu emprunter un livre et récupérer notre carte d'abonné. Notre livre nous le rendrons à la bibliothèque Gabrielle-Roy le temps venu. Et nous pouvons réserver des livres que nous recevrons à G.-R.

Avec notre abonnement, nous avons accès à plusieurs services même à distance. L'abonnement est gratuit pour tous les Québécois. Quelle belle invention que l'internet !
 
Cette bibliothèque est d'une très grande richesse, il faut s'y arrêter un peu.
Beaucoup de personnes y travaillent et lisent dans un silence quasi religieux. Juste cette bibliothèque vaut le déplacement vers Montréal.


En sortant de la bibliothèque, je me suis sentie un peu voyeuse.
J'ai photographié ce monsieur qui lisait dehors malgré le froid et la neige.

 
On dira après que les Québécois ne lisent pas.

17 novembre 2012

Rivière Mékiskan

Rivière Mékiskan est le premier roman de Lucie Lachapelle.

Elle scénarise et réalise des documentaires dont
La rencontre, produit à l'ONF. En cliquant sur le lien Lucie Lachapelle vous pouvez regardez ce documentaire très intéressant  sur les relations de couple entre Blancs et Autochtones.
 
Je qualifierais son roman d'auto-fiction car elle a vécu à Senneterre pendant plusieurs années, elle a été mariée à un Cri et elle a eu deux fils qui sont métis.
Elle connaît bien le milieu qu'elle décrit, la culture et le peuple améridiens.
 
Dans ce roman plein de délicatesses, elle nous raconte les hauts et les bas de ces peuples autochtones.
Ce livre simple émeut et donne le goût d'en connaître un peu plus sur ces peuples souvent oubliés et que souvent on veut oublier.

12 novembre 2012

Les larmes de saint Laurent.

Au moment d'écrire ce billet, je remarque que l'écriture du mot saint Laurent est différente de notre façon d'écrire habituelle: Saint-Laurent.
Pourquoi?
 
Je sais que les mots Les larmes de saint Laurent ont un rapport avec les perséides.
J'ai fait une autre recherche sur internet et je n'ai pas  trouvé de réponse, sinon que Yves Saint Laurent écrivait son nom sans trait d'union.
J'ai courriellé M. Tanguay des éditions Alto pour savoir s'il y avait une autre explication, mais non.
Petit tatillonnage qui n'enlève rien au livre.
 
 
J'ai lu ce roman sur la liseuse électronique Sony. J'avoue que ma lecture électronique n'est pas probante surtout, je pense, quand on grossit les caractères. Des veuves et des orphelins en veux-tu en v'là,  des pages presque blanches avec quelques mots et des pages complètement blanches. Tu ne sais plus où tu en aies avec ta lecture: as-tu fini un chapitre ou non etc.... Toujours est-il que je savais en lisant la quatrième de couverture que l'action se passerait dans trois endroits différents, à la même époque et cent ans plus tard.
Comment Dominique Fortier présenterait son livre, je ne le savais pas.
Sans crier gare, je suis passée d'un chapitre à l'autre, en me demandant s'il s'agissait d'un roman ou de nouvelles rassemblés.
Après chacune des nouvelles, je restais sur ma faim.
J'ai appris qu'en 1902, la montagne Pelée, qui est un volcan, a fait éruption et a détruit le village de Saint-Pierre en Martinique. Il y eut quelques survivants dont Louis-Auguste Cyparis, un prisonnier sauvé à cause de l'épaisseur des murs de son cachot. Dans ce livre, il porte le nom de Baptiste. Plus tard, il sera engagé par le cirque Barnum and Bailey pour faire partie de la section des monstres.  


J'ai aussi appris, qu'à peu près à la même période, en Angleterre vivait Edward Love , un mathématicien spécialiste de la théorie des ondes et plus spécialement d'un type d'ondes sismiques, d'où le nom Love Waves.

Le dernier chapitre, Love Waves, se passe autour du Mont-Royal. Je n'en parle pas car ici la magie s'opère. Ici, on fait les liens. Il ne faut pas lâcher. On oublie vite les petites longueurs des premiers chapitres. On voudrait presque la lecture continue.


Dominique Fortier écrivait dans La Presse :

«Le livre est un mécanisme à la fois plus simple et infiniment plus complexe... il reste, sous sa plus simple expression, dans sa forme essentielle, un assemblage de pages blanches où sont imprimés des signes noirs diversement agencés. Mais ces signes, s'ils sont les mêmes pour tous, ne voudront pas dire la même chose pour tous les lecteurs.»


 
 

04 novembre 2012

Italie du sud, fin.

Les trulli d'Alberobello



dans la campagne



à Alberobello


à l'hôtel où nous logions à Martina Franca.

une haie de romarin en fleur.
À Québec, il y a beaucoup de chênes. J'étais surprise en voyant celui-ci à Martina Franca. Ses feuilles sont dentelées et épaisses. Le gland repose dans une cupule profonde à écailles. J'ai fait des recherches sur internet, son nom, chêne Valonia, appelé aussi chêne du Mont Thabor.

Il faisait chaud et humide cette journée là et pendant l'entièreté de notre voyage (32°c. et plus), les ânes recherchent un peu d'ombre.

 Une beauté, ce château médiévale qui a résisté au temps.

03 novembre 2012

Soleil, soleil

 Pour chasser un peu cette journée grise.
 

Sep.-0ct. suite


Basilicate


 Jusque dans les années 1950 des gens vivaient dans ces troglodytes.
Ils ont été forcés de déménager pour question de salubrité.



Église rupestre

Matera, le soir.


Les oliviers



 
Coeur dessiné dans le calcaire, sur le bord de la mer Adriatique.
Toutes sortes de questions me venaient dans la tête : Comment a-t-on fait pour buriner ce coeur, combien de temps...?

Nous sommes allés sur les bords des mers Thyrrhénienne, ionienne, adriatique.
Univers lointains qui ont bercé notre jeunesse.

02 novembre 2012

Septembre-Octobre

Pour répondre à une amie blogeuse qui se nomme Claudel, et peut-être aussi, un peu, pour les copains de défifoto
je publie ces photos de notre voyage en Italie du sud.
Je les publierai sur plusieurs jours car j'aime bien ajouter du texte.

L'Italie du sud, nous intriguait. Nous avons voyagé plusieurs fois en Italie mais nous ne nous sommes jamais rendus aussi loin.
Nous avons visité, en vingt jours, la Calabre, la Basilicate et les Pouilles.

Tout un programme et beaucoup de kilomètres.




1. Pianopoli, juste le nom de ce petit village, me réjouit.
Nous logions sur une ferme. Et le soir, malgré la fraîcheur, nous avons mangé en regardant ce coucher du soleil.


Les oliviers au loin, bien alignés, que nous verrons partout pendant notre voyage et cette amphore qui résume tout.


Ces éoliennes au coucher du soleil.
Ces pales quasi magiques qui transforment le vent.
Je les trouvais belles.
Et je trouvais qu'elles donnaient un cachet spécial au paysage.


2. De notre hôtel, à Tropéa, nous avons pu admirer le coucher du soleil et le Stromboli.



Les petites rues étroites du vieux Tropéa.
Nous en verrons beaucoup d'autres qui nous causerons des soucis.
On a beau être habitué au vieux Québec...en Italie c'est spécial.


Et ces cadenas, que font-ils là ?





01 novembre 2012

Lecteur électronique

J'avais besoin de lire.
J'ai réservé plusieurs livres à la bibliothèque mais voilà, je suis loin derrière.
Donc, j'ai commencé par télécharger des livres sur mon ordinateur, car je n'ai pas de lecteur.
Je m'assoyais aussi confortablement que possible, le dos bien appuyé et je lisais. J'ai fait cela quelques deux semaines. J'étais un peu frustrée car un ordinateur est plutôt encombrant (si mini soit-il) quand on veut l'apporter dans le lit.
Un jour de la semaine dernière, l'Homme m'a offert de me prêter son lecteur.
D'aucuns penseront, pourquoi l'Homme a un lecteur et toi pas?
Et bien moi, j'hésite a en avoir un.

On trouve plus facilement des livres en anglais que des livres en français.
Je pourrais lire en anglais, mais ce serait un devoir plutôt qu'un plaisir.
On peut en acheter, mais ils sont presqu'aussi chers que le livres papier.
Je regardais les livres électroniques de la bibliothèque mais ils ne m'inspiraient pas ou les titres voulus étaient déjà réservés. Voilà !

Je me rends compte maintenant qu'un coup l'engouement premier passé, je peux trouver plus facilement des livres électroniques qui me plaisent à la bibliothèque.
Le seul hic, à Québec, on me prête un livre pour trois semaines. Si j'ai fini avant, je ne peux le rendre et en choisir un autre. Et pendant ces trois semaines, j'ai droit à deux locations.
Or, je découvre que je lis plus vite avec le lecteur. Depuis une semaine et demie, j'ai lu trois livres :

Le cercle de Clara, de Martine Desjardins (214 p.)
Nous seuls, d'Emmanuel Kattan (229 p.)
Belle journée pour tomber en amour..., de Marcelyne Claudais (571 p.)

Et je lis présentement :
Les larmes de St-Laurent, Dominique Fortier (344 p.)

J'en suis à mon quatrième livre en quinze jours.
J'ai pu m'approvisionner ailleurs, c'est-à-dire à la grande bibliothèque de Montréal où j'ai un abonnement. Merveilleux n'est-ce pas la technologie ?

J'ai quand même un petit problème: je n'arrive pas à pondre un commentaire.
Le livre me manque.
Quand je commente, ordinairement, je feuillette le livre, je revois les chapitres, les premières lignes et l'idée me vient.
Là impossible !
Avec le lecteur, il est difficile d'avoir une vue d'ensemble.
Je me suis dit en commençant Les larmes du St-Laurent, je prendrai des notes.
J'ai lu plus de cent pages  et je n'ai pris aucune note.

Enfin, on verra...Je crois que j'aurai toujours besoin du livre, ne serait-ce que pour le sentir...