28 mars 2010

15 livres qui ont marqué ma vie

Il faut que je dise que j'ai commencé à lire très jeune.
Quand j'ai su lire, je suis devenue boulimique. Je lisais même la nuit sous mes couvertures. Mes parents n'étaient pas instruits mais j'ai toujours eu a lire. Mes lectures n'étaient pas disons exhaustives mais je lisais. Ils m'achetaient des livres car dans mon patelin il n'y avait pas de bibliothèque. Un peu plus âgée je m'étais abonnée à des clubs de lecture : le club du livre à succès, le cercle du livre de France...Nous lisions les livres qu'on nous prêtait à l'école. Quand je parle de ces livres je ne sais presque plus quand ils sont apparus dans ma vie.
Je me souviens  être allée dans un coin de la maison, très sombre, où il y avait des boites et dans ces boites j'y avais découvert des

1. IXE-13 L'as des espions canadiens écrit par Pierre Saurel alias Pierre Daignault (comédien).
http://www.qim.com/artistes/biographie.asp?artistid=573
ces plaquettes de livres avaient appartenu à mon oncle Paul. Je ne sais pas pourquoi mais ces livres avaient un relent de défendu.
C'est peut-être à cette époque que j'ai voulu devenir espion. Une journaliste espionne.

2. J'ai lu tout Berthe Bernage, les Brigitte et le roman d'Élisabeth, de la romance.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Berthe_Bernage 

3. Les veillées des chaumières. C'était une revue. Une revue qui parlait de tout, nouvelles, feuilletons et pleins de rubriques nostalgiques, du jardinage, des infos santé et culturelles, des pages animaux super bien documentées.
Et vous savez quoi ? Cette revue existe encore revampée. Elle a plus de 150 ans.

4. Yves Thériault à cause de son style. D'aucuns diront qu'il le négligeait son style parfois mais cet homme voulait gagner sa vie avec sa plume. Il fallait qu'il produise.
http://felix.cyberscol.qc.ca/LQ/auteurT/theria_y/theriault.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Th%C3%A9riault


5. Claire Martin qu'on oublie souvent de nommer comme auteur d'ici: Doux amère, Quand j'aurai payé ton visage, Dans une gant de fer. J'ai presque tout
lu de ses livres. Encore ici pour le style concis et ce qu'elle nous raconte.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Claire_Martin
http://www.ordre-national.gouv.qc.ca/recherche_details.asp?id=651

6. André Langevin, auteur québécois trop oublié.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Langevin
J'ai toujours attendu d'autres livres qui ne sont pas venus.

7. Mauriac pour sa façon d'écrire, ses histoires tourmentées, son questionnement.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Mauriac

8. Bernanos dans la même veine mais à l'écriture un peu plus compliqué. Ces deux derniers auteurs correspondent à ma période très catholique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bernanos

9. Parmi les très catholiques et les torturés, j'allais oublier Julien Green. J'ai beaucoup lu Julien Green.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Green

10. Arthur Koestler avec son livre Un zéro et l'infini ou l'homme devient un numéro. Encore aujourd'hui, il me revient des images de ce livre qui sont peut-être déformées.
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Koestler
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Z%C3%A9ro_et_l'Infini

11. Stefan Zweig que j'ai commencé à lire avec ses biographies Foucault et Marie-Stuart.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stefan_Zweig

Je me rends compte que tous ces livres que j'ai appréciés ont quelque chose en commun, le style précis sans toutes ces pages de descriptions qui sont là on dirait pour faire des pages. Quelques fois, je m'en veux de ne pas avoir lu Proust que tout le monde veut avoir lu mais j'ai souvent essayé...Il était trop volubile pour moi.

12. J'ai cependant lu Dostoievski mais c'était surtout pour le roman, je me souviens avoir passé de grands bouts dans les descriptions.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fedor_Dosto%C3%AFevski

13. Steinbeck pour Des souris et des hommes, Les raisins de la colère.
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Steinbeck#Bibliographie_s.C3.A9lective

14. J'arrive à quatorze et j'ai oublié son nom. Il me reviendra peut-être...J'ai lu tous ses livres. Je les avais dans la bibliothèque que je n'ai plus.

Euréka: Yves Navarre. Je croyais avoir tout lu de lui mais je me trompais. C'est pas grave, j'y verrai.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Navarre

Puisque je me suis rendue compte que je n'avais pas tout lu d'Yves Navarre j'ai continué mes recherches et j'ai trouvé toutes sortes de renseignements intéressants.
Je résiste au goût que j'ai d'y retourner tout de suite. J'ai beaucoup d'autres livres qui m'attendent. Son site ou celui de son chat est très intéressant car on peut lire là des livres au complet. Je sens que je ne résisterai pas longtemps.

http://www.ina.fr/ardisson/lunettes-noires-pour-nuits-blanches/video/I07326303/anti-portrait-chinois-yves-navarre.fr.html
Sur cette vidéo on le voit avec un jeune Ardisson un peut niais à mon avis avec ses gloussements
http://www.yvesnavarre.ch/
15. Bobin et tous ses livres.

À bien y penser, j'aurais pu ajouter multes auteurs, mais 15 c'est 15.


Apostille (mot appris avec le livre de Francine D'amour): J'ai fait cette liste à cause du Blog de Venise : http://passemot.blogspot.com/
Elle avait un évènement à fêter.

26 mars 2010

Pour de vrai, pour de faux, Francine d'Amour



Ce matin, je me demande si je lis la quatrième de couverture. Je la lis peut-être mais sans vraiment la lire. Je lis des mots qui n'ont pas beaucoup de résonance en moi tant que je n'ai pas lu le livre car je ne m'en souviens plus pendant la lecture et j'y reviens à la fin pour confirmer ce que j'ai pensé du livre.
En fait, je lis des livres de ce temps-ci en me fiant aux goûts des gens. Je fais des recherches sur internet et sur des blogues et si on encense un livre je le réserve à la bibliothèque.


Ce livre de Francine D'amour, j'ai bien failli le mettre de côté dès les premiers chapitres. Il me semblait que ce n'était pas vraiment des nouvelles mais surtout des récits. Et pire, des récits comme j'ai pu en écrire sur les chats par exemple ou sur mes expériences en tant qu'enseignante. Alors toujours l'éternel question, pourquoi a-t-on accepté de publier ces textes qui ne sont pas des nouvelles selon la définition de la nouvelle mais plutôt des récits ? Une réponse pourrait être que Francine D'Amour a déjà fait ses preuves, elle a gagné des prix avec des romans.
Une autre réponse pourrait venir de l'originalité de présentation du livre:

« Démêler le réel de la fiction » : tel est, entre autres, le propos de ces nouvelles, toutes précédées ou suivies de préambules ou d’apostilles qui tentent de raconter pourquoi et comment elles ont été écrites, « si tant est que faire se peut », bien entendu. Une reconstitution de la genèse de l’écriture, ponctuée de clins d’œil aux œuvres précédentes, un making of littéraire en quelque sorte.
Je retiens cette façon de présenter des nouvelles. Je finirai peut-être par trouver ma façon personnelle.

La partie du livre que j'ai le plus aimé se situe au chapitre appelé La chapelle (p. 141) où l'auteur raconte son combat contre le cancer du sein.

Je pose toujours un oeil très intéressé à la page couverture. J'aurais aimé savoir pourquoi on a choisi cette image et qui en est l'auteur. Que veut-elle dire ? J'ai ma petite idée mais...

22 mars 2010

En vrac

Tous les matins, je le vois et je le trouve courageux.
Qu'il fasse beau, qu'il fasse moins beau, il s'habille selon la température et il va prendre sa marche.
Il marche d'un long pas lent en se dandinant. Je suppose qu'il marche de tout son pied d'arrière vers l'avant.
Je ne saurais dire s'il est sociable. Il est toujours seul. Je le rencontre parfois et il n'a pas d'expression. Pourtant il vit dans le même immeuble que moi. Il a l'air sévère et je crois qu'il doit avoir une grande vie intérieure.
Ou peut-être écoute-t-il son coeur poursuivre sa vie.

Ce matin j'ai ouvert un livre de Marité Villeneuve : Des pas sur la page ou l'écriture comme chemin.
Ce livre ne se lit pas comme un roman. Il parle du métier d'écrire. Ce matin donc, j'ai ouvert le livre au hasard et j'ai lu ceci
Écrire, c'est résister. À ce qui tue. À ce qui interdit la vie. Aux empêcheurs de tourner en rond. Si on me surprend en plein acte de résistance, est-ce que je ne risque pas ma peau ? Mais si j'arrête, je meurs aussi.
         Les loups ne s'apprivoisent pas... Tu dois marcher debout et traverser la   horde. Apprivoiser, c'est se faire ami. Pas d'amitié possible avec la critique, le jugement et le dénigrement ! Casse tout cela ! "Tu crées ou tu crèves!" Ne cache pas ta vie.  N'étouffe pas la voix qui dit "c'est moi, j'existe" : tu donnes raison aux loups.
Écrire me fait parfois l'effet d'un choc, d'un courant électrique, d'une onde cérébrale. Un électrochoc au cerveau qui tient les neurones allumés.
J'écris pour répondre à un appel. Pour retrouver des terres oubliées. Un ailleurs inconnu où veulent aller les mots. Si ce n'était que cela , écrire ? Recréer cette terre, ... Ce pays qui est en soi.

21 mars 2010

Ici

De petits nuages roses sur Québec.
Des petits nuages dignes d'Easport NFL.
On dirait des nuages de vent, effilochés.
Mais il ne vente pas.

20 mars 2010

Maleficium , Martine Desjardins.

Je crois que depuis quelques temps, je lis les livres différemment.
Je ne lis plus pour lire.
Je lis pour apprendre. Pour connaître ou pour arriver à développer une autre façon d'écrire. Pour être créative et pour surprendre.

Maleficium est ce genre de livre : il sort de l'ordinaire.
En quatrième de couverture, on dit que c'est une " fresque baroque en huit tableaux." On pourrait dire aussi que le tout s'apparente à la nouvelle.
Huit nouvelles reliées entre elles par le confessionnal, " sept hommes victimes d'étranges maléfices " sept hommes trop curieux et victimes de leur curiosité, à la recherche d'une oreille attentive.

http://fr.video.canoe.tv/archive/category/art-et-culture/lauteure-martine-desjardins/52876057001

Le tout se déroule au 19ième siècle.
Sept chapitres sont bâtis de la même manière : sept confessions d'hommes dont on ne connaît pas le nom partis à la recherche d'un objet précieux mais qui ont été envoutés et qui sont punis à cause de leur trop grande convoitise. Tous reviennent infirmes.
http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200911/27/01-925686-maleficium-de-martine-desjardins-parfum-de-soufre.php
Tous ces hommes croisent une femme assez jolie mais qui avait une difformité à la lèvre, décrite différemment tout au long des chapitres. Cette difformité s'apparente au bec-de-lièvre. Quelques-uns diront que cette femme représente le démon avec sa langue fourchue. À chaque chapitre cette femme a une autre particularité...
Martine Desjardins a dû faire beaucoup de recherches . Tellement, qu'on se demande parfois si tout est vrai et nous pousse à vérifier. J'avoue que vers le cinquième chapitre je commençais à me lasser. J'aime apprendre mais j'avais l'impression d'une ritournelle, d'une recette qu'on suit. Pour chacun des chapitres plus ou moins vingt pages.

Cette nuit, j'ai lu les deux chapitres qu'il me restait à lire.

Je ne connais pas bien Harry Potter mais avec le chapitre final j'ai pensé : un Harry Potter pour adultes. Ou mieux pour le situer à la même époque, soit au 19ième siècle, un Alice au pays des merveilles.  La femme au "bec-de-lièvre" se retrouve au confessionnal et on apprend le nom des sept hommes et le pourquoi.
Étant donné le côté fantastique, je dirais maintenant que ce livre renferme des contes pour adulte et peut-être pas...pour adulte.

http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2009/CBF/SamediEtRienDautrePourquoiPasDimanche200911080911_2.asx

14 mars 2010

Des lettres.

Je n'arrive pas à me faire une idée sur les deux derniers livres que j'ai lus.

Lettres à mademoiselle Brochu de Maxime-Olivier Moutier http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime-Olivier_Moutier
http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=10&article=46204 à lire, même les commentaires.
et
Cher Émile de Éric Simard
http://www.hamac.qc.ca/collection-hamac/cher-emile-2430.html.

Ces deux livres sont totalement différents. Leur point commun: le genre épistolaire.
Qui me laisse toujours sur ma faim.
J'ai fait des recherches en ce sens pour savoir au juste ce qu'en pensaient les penseurs de ce monde.
On nous ramène toujours aux Liaisons dangeureuses. Les références modernes, les références d'aujourd'hui sont peu nombreuses et pour ainsi dire quasi-inexistantes.
J'ai appris qu'on peut écrire des romans épistolaires à une voix.
Il me semble qu'il manque toujours une dimension : l'autre.
Bien sûr, on perçoit leurs réactions mais...

Sous ce genre, se cache un autre genre l'autofiction: http://fr.wikipedia.org/wiki/Autofiction

J'ai aimé le livre de Maxime-Olivier Moutier pour l'écriture. Il invente ... 

Ceci m'a fait sourire: " Aussi triste qu'un sandwich pain blanc au jambon cuit. "

Certains disent que c'est un livre porno, je dirais osé mais non porno à mon humble avis .

J'ai aimé le livre d'Éric Simard aussi pour l'écriture simple et concise et pour les deux dernières lettres qui nous racontent des expériences où l'on voit d'autres acteurs.

04 mars 2010

Les tribulations de Frigo

J'ai lavé Frigo le réfrigérateur. Il faut bien que quelqu'un se dévoue de temps en temps. J'ai essayé de le mettre à OFF question de sauver de l'énergie. Impossible de l'arrêter. Pas de Off ! Au plus bas alors. Je ne l'entends pas.
Allons-y pour le lavage. Soudain, il se met à parler. Quel langage !
Bon, bon, me dis-je, aussi bien le laisser se défouler.
Je referme la porte et mine de rien je fais un petit tour d'ordinateur. Rien de très intéressant par là et j'avais surtout décidé de nettoyer Frigo.
Il n'arrête pas ... de jacasser. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Regarde ce que j'ai l'air ! Je suis crotté, collé, je pue, t'en a pour l'avant-midi.
Il répète sa ritournelle comme si l'aiguille s'enrayait sur un disque en vinyle. Et tout-à-coup, j'ai entendu qu'il cédait. Toc! plus un son. Silence.
J'en ai profité pour bien l'astiquer.
Je n'avais pas fini, qu'il s'est mis à ronronner. Il prenait goût à se faire cajoler. Plus de colère.
J'ai eu une idée, je devrais peut-être le décorer ainsi pour me faire pardonner.