30 septembre 2010

Je suis indignée...

Je voulais apporter des livres québécois à ma fille de Frédéricton dont c'est l'anniversaire le 2 octobre.
J'avais des titres et des auteurs en tête. (dont Simon Boulerice et Martin Michaud)
Impossible de les trouver dans la belle ville de Québec.
Je ne les veux pas dans trois semaines. Je les voulais, il y a une semaine.
J'ai presque fait le tour des librairies : des petites et des grandes. Sur leur page Web tout est beau mais quand il s'agit d'en prendre possession...
Heureusement que le téléphone existe.

Mais où sont ces livres? Chez les éditeurs?

27 septembre 2010

Cette nuit...

Cette nuit, je ne dormais pas.
Mon intestin me disait que je l'avais mal traité. Il n'aime pas quand je mange du maïs et du popcorn trop fréquemment.
Ma tête me dit mange, mais mon corps proteste. Et il ne me ménage pas. (toujours, je pense à la fable d'Ésope qu'on traduisait du latin au français)
Alors, cette nuit, il me torturait.
Je me suis levée pour prendre une Advil. Cette gélule soulage mon corps, un tantinet.

Après quelques massages ventraux, je me dis, aussi bien regarder la télé un peu en attendant l'effet de l'antidouleur.
Je ne regarde presque jamais la télévision. Il n'y a rien dans notre boite à images. De temps en temps, à force de fouiller, je trouve des émissions à mon goût. Cette nuit, je prenais le risque de me trouver face à face avec un film pour adulte seulement. J'ai bien vu une démonstration de danse à 5$ ou à 10$ (je parle au travers mon chapeau, car je n'y connais rien). J'y suis restée quelque temps à titre documentaire. Et puis mes doigts m'ont amenée vers ARTV. Là, j'y ai fait la rencontre d'un écrivain cubain fort sympathique : Pedro Juan Gutiérrez .
J'avais entendu son nom, mais je n'ai jamais lu ses livres. L'homme m'a attirée en premier et je n'arrivais pas à savoir qui il était, l'émission était commencée. Il était interrogé par Jean Fugère (qui pratiquait son espagnol).


J'ai bien essayé de retrouver ce documentaire sur le Web, mais impossible, des bribes seulement. Il faudra que je surveille ARTV si je veux revoir ce film qui porte le nom : Un animal tropical à Montréal dans le cadre d'une émission ayant pour titre, Toute une soirée. Dommage qu'on ne puisse pas toujours revoir des émissions qui nous ont plu.

Mais, j'ai trouvé ceci sur un blog français. Le son n'est pas très bon, mais contentons-nous-en. Un plus, il y a la traduction française de l'interview en bas.

Je le mets sur ma liste d'auteurs à lire.

Vous vous demandez peut-être si mon mal de ventre m'a quitté. Eh bien non! Je crois bien que j'en aie pour la journée.
Il y a trois épis de blé d'inde qui me zieutent quand j'ouvre le frigo.

Non, non, je crois que j'aurai eu ma leçon jusqu'à la prochaine tentation.



18 septembre 2010

Automne



Je les avais vues l'autre jour.

J'ai eu peur qu'elles ne fussent plus là, car il a plu.

Surprise!

Posted by Picasa

09 septembre 2010

Lettre

Bon, j'ai décidé de publier ici la lettre que j'avais envoyée aux Correspondances d'Eastman.

J'ai fait partie des 15 finalistes (il y eut 100 lettres) mais elle n'a pas été retenue pour la publication finale.

Je crois que c'est une gentille lettre. Le sujet n'est pas nécessairement sérieux mais il reflète un peu une certaine époque.

Les annotations en rouge ne font pas parties de la lettre originale.


Québec, août 2010.

Bonjour toi,

Tu ne t’attendais certainement pas à recevoir une lettre de moi, ta p’tite vieille. Plutôt rare qu’on s’écrive quand on vit dans le même appartement et après quarante-deux ans de mariage. Et bien, voilà, j’ai voulu te dire combien tu as compté pour moi.

Te souviens-tu de cette fin d’août? Nous avions chacun nos amis au lac Matambin. Nos amis se connaissaient. Je crois aussi qu’ils étaient de connivence pour que nous nous rencontrions. En arrivant, je t’avais vu qui lavais une voiture. En short, tout bronzé. Au premier coup d’œil, je t’ai trouvé de mon goût. Plus tard, nous avons fait plus ample connaissance, petit tour de pédalo et épluchette de blé d'Inde. Chacun est reparti, l'un à Kingston et l’autre à Rigaud et Montréal. Nous étions étudiants finissants. Rien ne présageait que nous nous reverrions un jour. Nous vivions aux antipodes. Probablement que notre rencontre m’obsédait, romantique que je suis. Au début de septembre, je t’ai tendu une perche. Alors… en ce mois de septembre 1962

Monsieur mon ami,

Kingston (Ontario).

Bonjour, cher nouvel ami,

Me voici! Toutes sortes d’idées me jaillissent de la tête pour répondre à ta lettre. Par où commencer?

Tu sais, je n’étais pas certaine du tout que tu répondrais à ma carte postale. Je te sais sociable, mais solitaire. Une carte postale ne t’engageait à rien. Tous ces mots pour t’exprimer ma joie quand j’ai reçu ta petite missive et le plaisir que j’ai eus à te rencontrer.

J’ai bien ri quand j’ai vu que ton adresse pouvait être aussi courte. Pour la dénicher, j’ai dû fouiller un peu dans les affaires de mon frère. Dis, je n’irai pas en enfer? (en ce temps-là, on s'inventait facilement des péchés)

Je suis à l’institut depuis mercredi soir. Ma chambre est jolie, un coup meublée. Nous les finissantes, nous couchons dans la nouvelle aile. Nous jouissons d’un règlement spécial. Je trouve chouette d’être finissante pour la première fois. Je n’y crois pas encore. J’ai l’impression que je viens à peine de commencer ce brevet. Quand je pense que l’année prochaine je travaillerai, je ressens un petit pincement au cœur. Première fois que je travaillerai pour les autres.

Ce soir, j’ai regardé le ciel de ma chambre. Impossible de voir la Grande Ourse.

Ma copine m’a parlé de toi et de ta visite dans le bout. Heureuse d’avoir eu de tes nouvelles.

Si tu désires répondre à mes lettres, tu peux le faire ici ou chez mes parents. Je ne veux cependant pas t’obliger.

À bientôt, j’espère, Yo

P.-S. Tu dois trouver que je parle plus sur papier qu’en personne. Je suis ainsi.

Donc, nous nous sommes rencontrés sporadiquement pendant toute cette année scolaire 62-63. Tu m’as même invitée à ton bal de finissants. Les fréquentations en ce temps-là ne ressemblaient guère à celles d’aujourd’hui. Je me languissais. J’aurais souhaité te voir plus souvent. Tu vivais maintenant à Montréal… Mais, je crois qu’après ces années d’internat, tu n’avais pas envie de t’embrigader dans un autre carcan. Un jour tu m’as dit : — occupe-toi. Comme une bonne petite soldate, j’ai obéi. Cinq ans plus tard, en décembre, tu t’es souvenu de moi. En juin, nous nous mariions. (Déjà la vie avait bien changé)

Et depuis quarante-deux ans, jour après jour, nous inventons notre vie.

Je me souviens de nos jours heureux,

Ta p’tite vieille Yo.




01 septembre 2010

Sur la route de Madison Robert-James Waller

Quatrième de couverture:

Francesca Johnson, fermière de l'Iowa, était seule cette semaine-là, son mari et ses enfants s'étaient rendus en ville pour la foire agricole.
Sa rencontre avec Robert Kincaid, écrivain-reporter qui photographiait les ponts du comté de Madison, eut lieu au cours de l'été 1965. Dès leur premier regard, ils surent qu'ils étaient faits l'un pour l'autre de toute éternité. Ils ne disposaient que de quelques jours pour se connaître, s'aimer et vivre une vie entière de passion silencieuse, avide et sans espoir.

Une novella comme disent les américains.La différence entre une novella et un roman: le nombre de pages. Donc, pour nous, une nouvelle de 184 pages qui se lit d'une traite. Cette novella m'a été suggérée par ma belle-soeur Monic quand je lui ai montré le livre que je lisais à ce moment là, soit 33, chemin de la Baleine. Le lien? Les lettres et l'amour contrarié mais différemment.

Non, je n'ai pas vu le film. Mais je le verrai.

D'une certaine façon, je trouve dommage que le film,
même s'il est bien fait, l'emporte maintenant sur l'auteur du livre. Même, la photo de la page couverture du livre format pocket que j'ai lu, nous montre Clint Eastwood et Meryl Streep.

Voici la photo d'origine:
1992

Le livre est très bien traduit par Anne Michel.

Le livre est construit de telle sorte qu'il nous semble prendre racine dans la réalité. Tout au long de ma lecture, je me suis demandé: est-ce que Robert Kincaid et Francesca Johnson ont vraiment existé ?
J'ai fait des recherches sur le web, d'autres ce sont posés ces questions à ce sujet, j'ai même lu en anglais, moi la paresseuse, et j'ai cru comprendre que tout était de la fiction. Pourtant M. Waller est aussi écrivain, musicien et photographe.

Chapeau monsieur Waller
!

Très beau roman d'amour.