27 novembre 2011

Les têtes rousses




Résumé
Victime de la grande famine, Bridget Bushell est chassée de l’Irlande en 1847. À dix-neuf ans, sans avoir le temps de faire le deuil de sa mère, elle traverse l’Atlantique dans le fond d’une cale d’un bateau-cercueil. Avant d’arriver à Saint-Henri-des-Tanneries, elle rencontre l’amour, mais la maladie et la mort rôdent.

Sur le même voilier, un autre Irlandais, Denis Lynch, fuit son pays, avec pour tout bagage, son enfance blessée. À force de présence attentionnée, réussira-t-il à se faire aimer de sa compatriote?

En traversant la vie laborieuse de Bridget Bushell, c’est tout un pan de l'émigration irlandaise au Québec, au dix-neuvième siècle, que l’auteur évoque avec ferveur et authenticité.
 (extrait des éditions Vent D'ouest)



Mon avis: Dès les premières pages, j'ai su que j'aimerais ce roman. Claude Lamarche écrit bien. Elle aligne ses mots selon mon goût.
On se laisse rapidement  envahir par le personnage de Bridget.
Claude Lamarche mène bien la narration et sait capter notre attention jusqu'au bout.

Ce livre m'a donné le goût d'en savoir plus sur l'arrivée des Irlandais en cette terre d'Amérique. Nous avons à Québec une communauté importante d'Irlandais. Leur empreinte est évidente dans le Vieux Québec.

 Je suis toujours étonnée d'entendre ces Irlandais (les plus vieux) de Shannon, dans la banlieue de Québec, qui parle à peine notre langue. Je me demande: Comment cela se peut ?
 Je ne crois pas qu'ils parlent le gaélique, ils parlent anglais.

" Le Canada-Uni : terre d'acceuil et d'adoption, pays aussi vert que l'Irlande et où coule un fleuve aussi beau que la Shannon. Les immigrants venaient d'abord en Amérique. Les villes de New-York, de Boston ou de Montréal représentaient la même richesse, le même espoir de travail et de nourriture. L'esprit tout à leur familles, le coeur encore dans l'abandon de leur Irlande, les Irlandais savaient-ils qu'ils arrivaient au Canada, savaient-ils que c'était là une colonie britannique avec des lois et des politiques venues de cette Angleterre qui les avait chassés de leur pays ? " p. 86-87

J'avais aussi oublié comment Dieu était important dans la vie en temps-là.

16 novembre 2011

La solde


La solde par Eric McComber
4 étoiles
La solde
Critiques et infos sur Babelio.com
Quatrième de couverture :

Émile Duncan, ex-bluesman en déroute, accepte un travail minable dans une usine d’agendas scolaires. En secret, pendant ses heures de besogne, il écrit ce qui deviendra un roman. La parution inopinée du bouquin provoque

une série de rencontres improbables qui mettront la vie d’Émile cul par-dessus tête.
Une chronique noire mais fissurée par la lumière qui afflue. Un antihéros qui envisage de l’œil gauche la bêtise et du droit, la solitude. En connivence avec Bukowski et Céline, une dérive tragicomique et peuplée, portée par une voix sans pareille.

Mon avis:

La saga d'un presque livre.



J'ai lu le presque livre La solde écrit par Éric McComber à l'intérieur de "la masse critique" de Babelio section Québec.
J'étais supposée recevoir un livre de la maison d'édition La Mèche. J'ai reçu un embryon de livre. Des feuilles non rassemblées. Furie. L'exercice de lecture commençait mal. Des préjugées en veux-tu en v'là. Pas si simple de lire un livre sur des feuilles 8.5 par 11, imprimées recto verso. Il faut absolument
s'asseoir à une table. Adieu le côté détente du livre... l'exercice relève du pensum plutôt que du plaisir de lire.


Jusqu'à la page 37, je n'ai rien lu. Entendons-nous, j'ai lu des mots sans les comprendre. J'aimais le style dépouillé, efficace d'Éric McComber mais je ne voyais pas où il voulait en venir. Ma tête était aveugle, sourde et muette. J'avais une brume tenace dans mes lunettes.
Ma tête était obnibulée par la matière livre qui n'en est pas un. Je ne voyais vraiment rien. Je me demandais si c'était un livre pour ado à cause des petits dessins. Je trouvais cependant le contenu un peu osé, je dirais même plus, très osé pour un ado.


Alors, j'ai décidé d'aller sur le site de cette jeune maison d'édition pour en savoir plus. J'ai vu qu'il y avait une quatrième de couverture,(reproduite plus haut) invisible dans mon cas. Et j'ai à peu près compris.
J'ai continué à lire jusqu'à la page 47 tout en me demandant pourquoi diable les chapitres étaient divisés en mois et les mois en jours.


Assez, c'est assez. J'ai donc repris ma lecture à partir du début.


J'ai finalement lu ce document en deux jours.


Comme je l'ai dit plus haut, le style d'Éric McComber me plaît beaucoup.


Le contenu me rend triste. Toutes ces questions existentielles sur fond de sexe. Je trouve que le sexe occupe beaucoup de place dans nos vies et c'est normal . On dit souvent le sexe mène le monde mais est-ce toujours de façons aussi intensive et j'oserais dire compulsive et scatologique?

Pour ceux qui l'aurait pensé: je ne suis pas une matante malgré mes cheveux blancs.



Citation: pleine de poésie et de sonorité (s).

"Il y a des douceurs...
Les arbres, toujours, l'après-midi, avant de venir. Le chant chuchotant des chênes qui chaloupent au couchant, l'été. Le vent rauque qui craque dans les branches défroquées, l'hiver.


Les conifères qui tanguent à minuit, endimanchés de glaçons miroitants. Les petites haies, blotties les unes contre les autres, figées, roides, vitrifiées.


La nuit. Le grain de la nuit. Les cris de la neige dure sous les bottes, la nuit.


Le soleil...par la fenêtre...Puissant, sur la peau du pied, sur le tapis du salon, au sortir de la douche." p.30