25 avril 2010

Et après... Guillaume Musso


J'ai succombé à la tentation...
J'avais regardé cette émission un dimanche matin.


http://the-ou-cafe.france2.fr/index-fr.php?page=emission2&id_article=2351


Je trouvais cet écrivain fort sympathique. Je ne le connaissais pas.
J'étais presque la seule à ne pas le connaître même au Québec.
J'ai réservé La fille de papier son nouveau livre à la bibliothèque et je suis au rang 95.
Je ne suis pas pressée. J'ai beaucoup d'autres livres à lire.

J'entends des frémissements outre-mer.

Parce que c'est un écrivain populaire :

selon le dico: 1. qui appartient au peuple; issu du peuple

                   2.  qui s'adresse au peuple, au public le plus nombreux; qui est jugé conforme aux goûts de la population la moins cultivée (roman populaire)

Je l'ai lu au complet : 357 pages.


Quatrième de couverture:

A huit ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la "mort imminente". Plongeant dans un lac pour aider une fillette, l’enfant s’est noyé. Arrêt cardiaque, mort clinique.

Et puis, de nouveau, la vie.
Vingt ans après, Nathan est devenu l’un des plus brillants avocats de New York. Il a tout oublié de l’épisode. Il a même fini par épouser la petite fille du lac, Mallory, sa femme tant aimée. Mallory qui l’a quitté, mais qui lui manque comme au premier jour...
Mais Nathan ignore que ceux qui reviennent de l’autre côté, ne sont plus tout à fait les mêmes. Aujourd’hui qu’il connaît la réussite et la notoriété et la prospérité, il va découvrir pourquoi il est revenu. Est-il encore un homme comme les autres ?
Une histoire d’amour et de suspense, une course vers l’inconnu qui s’écoute avec la gorge nouée mais l’envie irrésistible de connaître la suite.


Il a été traduit dans 17 langues.


Mon avis: Ce livre se lit très bien. J'avais envie d'en connaître la suite. Il y a plein  de rebondissements. L'auteur sait garder le suspense.
Quelques petites longueurs...
Je l'ai laissé un petit bout de temps, 2 ou 3 jours, car il y a un côté extra-terrestre qui m'effrayait. Il parle de messagers qui peuvent prédir la mort de quelqu'un semble-t-il. D'expérience de mort imminente.  Et mon côté superstitieux.
Il y a des bouts où on se dit: ça se peut pas mais bon on laisse faire : par exemple, je trouve que le héros qui doit s'occuper de sa fille ne s'inquiète pas trop de savoir où est sa fille quand elle serait supposée être dans les parages.
Ce doit être mon côté mère-poule.


J'ai aussi pensé que ce roman était peut-être l'envers du roman Harlequin en ce sens que c'est l'homme qui vient d'un milieu pauvre et non la femme.
En tout cas, en général, ils sont beaux et riches. Et le tout se passe aux alentours de New-York.


Un film a été tourné:

 http://www.dailymotion.com/video/x7qjmn_guillaume-musso-et-apres-le-film-ba








19 avril 2010

Michel Onfray

J'aime bien ce philosophe. Vous connaissez ?

La philosophie m'a toujours intéressée.

Jen'ai que deux yeux et 24 heures dans une journée.

http://www.dailymotion.com/video/xcwznm_michel-onfray-vs-freud-1-3-l-affabu_webcam

16 avril 2010

Ra! Ra!

Vilaine!
Il ne faut pas boire un café quand on lit un livre.
J'en ai renversé dans le livre de M. Prenovau. Depuis que je lis, c'est la première fois que cet accident m'arrive. Alors les feuilles gondolent, elles sont jaunies et elles sentent le café  .
En honnête femme, j'ai signalé le fait à la bibliothèque.
La préposée jouissait presque et m'a dit: - je m'en serais aperçue. Avec une sorte de trémolo sarcastique dans la voix. -Il y aura certainement des frais, dit-elle.
Des frais salés: le coût du livre soit 24.95 et 5 $ pour le traitement de la chose. Je pourrai récupérer le livre. Dommage, j'aurais dû mieux choisir mon livre pour faire des dégâts.

Je suis en colère. En même temps je me dis qu'ils ont raison d'être sévères.
J'espère seulement que tout le monde est traité de la même façon. Pas vu, pas puni.
Je me permets d'en douter.

14 avril 2010

Dérives Biz

Moins d'une journée pour lire un livre. Bien sûr il avait moins de cent pages.

Je ne savais même pas qu'il existait. Je l'ai vu à la bibliothèque, sur l'étagère des livres en location. Je le trouvais bien petit pour se trouver là. D'habitude ce sont des briques pour lesquelles on paie. Je l'ai regardé. J'ai lu quelques mots et hop! Je l'ai loué.
Et je ne regrette rien. Je l'achèterai peut-être.
Je recommande à tout le monde.

http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201002/22/01-953951-biz-les-derives-dun-pere-indigne.php


http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/nathalie-petrowski/201002/24/01-954691-papa-est-en-depression.php?
http://ruefrontenac.com/spectacles/livres/18300-biz-derives




http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=6&section=10&article=69546

http://7jours.canoe.ca/livres/entrevues/2010/02/19/12950541-7j.html












http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-      canada.ca/Medianet/2010/CBF/VousMenLirezTant201002281405_2.asx

Autopsie d'un tireur fou Serge Prenoveau.

Quatrième de couverture
Le titre de ce livre est un mensonge. Il manque à ce roman le constat d’un coroner et surtout, un halluciné qui tue à la volée…
Mais c’est connu, les auteurs prennent toutes les libertés et, souvent, au lieu de raconter ce qu’ils annoncent, ils passent derrière et nous livrent le récit d’une vie qui aurait pu y mener.
C’est la méthode de Serge Prenoveau qui nous révèle celle d’un personnage aux jours jonchés de grisaille, d’ambitions brisées, d’amours déçues, et de longues heures solitaires. Une vie de frustrations qui développe, en crescendo, des idées noires délirantes. Un monde sans éclat, mais oh! combien dense, où il nous plonge sans retenue avec des coups de plume à la fois si sensibles et si incisifs, que les yeux nous piquent. D’émotion.
On le lit à la course car son écriture nous emporte et, à la fin, le temps de reprendre son souffle, on revient au titre. Et on a compris.

Serge Prenoveau est cytologiste de son état. Avec ce premier roman, il aborde l’écriture avec humilité, vérité et talent.

Mon avis:

Pour être bien écrit, c'est bien écrit. Mais cela suffit-il pour faire un bon roman?
Le titre est racoleur. D'ailleurs, l'éditeur le dit en quatrième de couverture. Mais... nous verrons, pensais-je. Peut-être, est-ce seulement pour piquer notre curiosité.
En fait, nous entendons parler du tireur fou dans le prologue.Simon, le principal personnage de ce livre, se demande ce qui peut faire perdre les pédales à quelqu'un. Et il nous raconte sa vie pour nous montrer, j'imagine, qu'il aurait bien pu devenir ce tireur fou.
Le premier chapitre commence ainsi:
Lorsque j'avais un an et demi, j'ai eu la poliomyélite. Alors on m'a mis sur un lit à l'hôpital, on m'y a attaché et j'y suis demeuré six mois. Et c'est pendant cette période précise du tout début de ma vie que je suis mort, que l'on m'a assassiné.

Quand j'ai lu ce premier paragraphe, je me suis dit, ce livre promet.

Pendant les 6 mois, il attendra que sa mère vienne le voir. Elle y est allée deux ou trois fois. Elle avait d'autres chats à fouetter. Il s'est senti abandonné. Et quand il est retourné à la maison il a retrouvé sa mère mais

elle n'était plus réellement là, elle n'était pas là comme les mois d'attente interminable me l'avaient fait espérer. Elle aussi était morte le jour où l'on m'avait déraciné d'elle. Inconsciemment, par instinct de survie peut-être, mon cerveau et les circonstances l'avaient transformée en fantasme, un paradis perdu que je chercherais aveuglément jusqu'à ma mort dans une quête religieusement utopique.

Et tout le livre nous raconte ce mal de vivre de l'enfance jusqu'à 52 ans, ce manque de la mère.
Il m'arrivait parfois de passer en mode attaque, comme ça, pour rien, par méchanceté; mon coeur aveuglément criait vengeance, aveuglément je tirais dans le tas. Je devais ma survie psychologique à la haine qui m'animait depuis tout jeune, même si j'ignorais l'origine et l'objet de cette haine. j'en voulais au monde entier et ma rage, ma révolte, n,avait fait que croître au fur et à mesure que je grandissais. Elle avait longtemps macéré, s'était condensée, acidifiée. Oui, j'avais survécu, mais seul. Je réalise aujourd'hui seulement que mon refuge de solitude haineuse et blindée m'isolait davantage, m'étouffait à petit feu, à chaque jour que je croyais vivre. Le recul des ans m'a amené à conclure que la haine, c'est de l'amour non exprimé.

Il sera le seul de sa famille à s'occuper de sa mère vieilissante, de cette mère à qui il n'arrivera jamais à exprimer un soupçon d'amour.

Un livre triste. Vers la fin j'en ai passé des bouts. J'aurais eu envie de lumière.

Un livre c'est aussi un plaisir.


12 avril 2010

Les prédateurs de l'ombre Denis Côté

Description.

1h20, la nuit. Stéphanie se réveille en sursaut. Son cœur cogne dans sa poitrine. Affolée, elle se lève.

Au rez-de-chaussée, les lampes s’éteignent brusquement, plongeant la maison dans l’obscurité. L’adolescente se fige d’effroi. Autour d’elle, le silence se fait sournois. Comme si une présence redoutable l’habitait. Elle perçoit alors une odeur nauséabonde. Puis un bruit de pas. Furtifs et retenus…


Les prédateurs de l’ombre, un cauchemar au cœur des ténèbres.


Mon avis:

Cette nuit, j'ai lu Les prédateurs de l'ombre écrit par Denis Côté. Un roman+, un roman pour ado. J'ai lu les 3/4 du livre de 151 pages. Il fallait bien que je retourne me coucher. Je l'ai fini ce matin.
Un vrai roman, avec une intrigue. Un livre qui nous tient en haleine. Un tantinet de science fiction je l'accorde. Mais bon, c'est ce qu'il aime écrire et j'ai beaucoup aimé.
Ce livre a été publié à l'origine en 1997. La photo jointe ici est de 2008 date de la réédition du livre.
Pourquoi je lis ces livres jeunesse ou pour ado ? Parce que j'ai l'intention d'en écrire un. J'ai cette idée depuis longtemps. Pour en écrire, il faut en avoir lu. J'en ai lu mais je récidive sérieusement.


Cette nuit, j'ai abandonné le roman pour adulte que je lisais. Je vais probablement essayer de me rendre jusqu'au bout. J'ai lu quelques critiques et on dit que c'est un livre qu'on lit à la course.
Je n'y arrive pas. Suis-je normale?
Il s'agit de Autopsie d'un tireur fou écrit par Serge Prenoveau. J'y reviendrai dans un prochain billet.

10 avril 2010

Salon internationnal du livre de Québec

Ouf!
Hier, en soirée, je suis allée faire un petit tour au salon du livre.
Je n'y étais pas allée depuis un petit bout de temps. Je me promettais même de ne plus y aller étant donné que je sais où me procurer des livres si j'en veux. Mais je voulais rencontrer certaines personnes qu'on ne peut rencontrer autrement.
Comme toujours, il y avait foule.
Je ne sais pas comment tout cela s'organise, si c'est voulu pour que les gens fassent le tour mais il est très difficile de trouver les personnes qu'on veut rencontrer. J'avais le numéro des stands (comme on dit) et je connaissais les maisons d'édition, les heures. Mais là, j'en ai marché un coup avant de me décider d'aller m'informer. J'ai enfin réussi à parler à deux personnes sur trois.
Si je veux rencontrer d'autres écrivains, il faudrait que je me tape plusieurs jours de ce régime. Non, pas pour moi. N'aime pas trop ce genre de bain de foule.
La deuxième personne que j'ai rencontrée a dû me trouver un brin sauvage car je ne lui ai pas parlé lontemps. J'avais les pieds et le bas du dos en compote à piétiner sur le béton.

07 avril 2010

Olivier, ou l'inconsolable chagrin, Nicole Fontaine

Présentation de l'éditeur


Olivier, vingt-six ans, provoque son propre accident de la route… Or, sa tentative de suicide échoue. Maintenant qu'il souffre d'aphasie temporaire, le tétraplégique, branché sur respirateur, est toujours conscient mais ne peut communiquer avec ses proches. Défait, il refuse de se battre pour survivre.

Il y a de cela cinq ans, Olivier, amoureux de Clara et jeune étudiant en médecine, se rendait au Sri Lanka pour un premier séjour afin de participer à l'aménagement d'un dispensaire. C'est en vivant parmi ce peuple insulaire de l'Océan indien qu'il fait la rencontre d'une famille de Rakwane, l'hébergeant chez elle. Le jeune et charismatique Arun, alors âgé de onze ans, retient particulièrement son attention et une relation intime se développera peu à peu entre eux. Olivier devient alors le grand frère amant d'un enfant, accepté et chéri par la famille qui l'accueille. S'en suit, dans les années à venir, une succession d'allers et retours entre le Québec et le Sri Lanka, où Olivier entretient à la fois le profond amour qu'il éprouve pour Clara et son attrait pour Arun, lourd secret. Heureux de partir pour l'étranger et malheureux de revenir, le comportement d'Olivier éveillera les soupçons chez sa bien-aimée. La honte et la culpabilité qu'entraine sa double vie le plongeront dans le plus grand désespoir, le menant à vouloir mettre un terme à son existence…

Olivier dévoilera-t-il finalement son amour caché à Clara? Retrouvera-t-il goût à la vie?
Un roman émouvant qui abat les préjugés entretenus envers les pédophiles.

*************

Roman que j'ai lu en un temps record.
Plusieurs narrateurs racontent ce drame, même une mère décédée qui est la narratrice omniprésente.
Ce livre, nous rend presque sympathiques les pédophiles car il fait références aux moeurs différentes du Sri Lanka où la pédophilie est acceptée.

Au début, j'étais un peu agacée car je trouvais le style trop soeur, soeur. L'écriture est quand même belle et j'ai passé par dessus ce qui me déplaisait.

La fin est déroutante et nous laisse plein de points d'interrogation.

Les trois modes de conservation de la viande.




Quatrième de couverture :
Maxime-Olivier Moutier ausculte le rôle du père dans ce récit explosé, véritable antibiotique pour une génération issue de la famille décomposée qui a dû apprendre comment devenir parent dans les livres. Les trois modes de conservation des viandes est un remède contre la désillusion et le cafard moderne. Au centre de cette quiétude fragile enfin trouvée, il y a une femme sublime décrite avec des mots qui la transforment presque en statue de pierre. L'écriture vorace et contagieuse de ce traité hyperréaliste de la vie domestique est gorgée de lumière et laisse transparaître, enfin, la possibilité du bonheur. Les trois modes de conservation des viandes est un diagnostic lucide et cru.


Drôle de livre. Par son titre d'abord.
On dit que c'est un roman.
Des réflexions, je dirais. La vie d'un homme qui vit en famille, avec sa famille.
Il dit: "Cent fois par jour, je fais ce qu'il faut." p. 11
Des réflexions qui ne se suivent pas nécessairement.

On dit que c'est un roman gorgé de lumière, moi je le trouve triste.
Il vit son quotidien, il l'accepte mais il est aussi amère. Il aurait envie de vivre sa vie autrement mais il a décidé de fonder une famille et de vivre tout ce qui vient avec.
Et j'aurais envie de dire comme beaucoup de femmes ont fait et font encore. Vivre le quotidien, la routine. Avant les hommes avaient plus leurs aises mais depuis que les femmes acceptent moins cette situation, depuis qu'elles ne dépendent plus nécessairement des hommes, il en va autrement. L'homme doit participer. Grand désarroi dit-on.
Il ne veut pas revivre ce qu'il a vécu dans sa jeunesse : famille éclatée, les enfants ont besoin de stabilité pour grandir.
Je pourrais citer des pages entières de désespérance. Je suis trop paresseuse.

Elle est incroyable, la vie véritable. Pour tout dire, j'explose de bonheur. Je suis tellement heureux que j'ai envie d'engraisser et de perdre mes cheveux. p. 18
Tout ce chapitre (p.17 à 19) je le trouve sarcastique.

Je pense que Maxime-Olivier Moutier doit bien se bidonner à lire tous les commentaires.