21 décembre 2007

Lorsque j'étais une oeuvre d'art.

des mots que j'aime: à chaque fois je pense à M. Pontbriand. Nous n'étions pas souvent d'accord.

Le vide m'attirait comme deux bras ouverts. Tapie en dessous de moi, la mer léchait ses babines d'écume en m'attendant.


Il s'approcha et entrebâilla, sous sa moustache, sa vitrine de pierres précieuses.

Les voix piquaient dans l'aigu, disparaissaient dans le grave, s'égrenaient en rires perlés, fusaient, sautaient, se chevauchaient, s'ébrouaient au-dessus des plats comme des saumons essayant de franchir un torrent.

... un froid hostile.

...Mes yeux dégringolèrent dans le piège du décolleté sans que j'arrive en m'en extraire. Son visage me semblait plus haut que la lune.

La femme ramassa une poignée de sable, l'homme l'introduisit dans une vessie de tissu, il souffla par une paille et pulvérisa les cristaux de quartz sur la toile.

Elle tourna vers moi un visage qui m'éblouit, d'un blanc miraculeux, d'un blanc arraché au danger du rose et du beige, d'un blanc fragile et insoutenable, d'un blanc qui n'était pas seulement une couleur mais une consistance, douce , souple, aérienne, poudrée. Elle avait un sourcil qui s'arrondissait plus haut que l'autre, comme si l'un s'interrogeait tandis que l'autre riait.

La joie nous encombrait...

...les yeux presque fermés par l'ourlet gras de ses paupières.


Adam est devenu une sculpture parce qu'il n'avait plus envie de vivre. (Je n'en dis pas plus)
Un jour, il va sur la plage et rencontre Hannibal et Fiona, sa fille. Hannibal peint le temps présent.

Adam dit: Je passai l'après-midi derrière Hannibal et sa fille. À chaque initiative du peintre, je craignais qu'il n'abimât ce qu'il avait déjà réussi; à l'issue de chaque geste, je comprenais ce qu'il venait d'accomplir. J'avais l'impression d'apprendre quelque chose de fondamental et d'énorme. Mais quoi? ....
Il ne peignait pourtant rien de ce qui est visible. Il peignait l'air. Un air précis, celui du matin même, entre la mer illimitée et le ciel illimité. Si je quittais son cadre, je ne voyais plus qu'avec mes yeux, j'inventoriais des éléments connus, répertoriés, l'ordinaire d'un bord de mer, la plage à marée basse, les rochers endormis, les oiseaux profitant du retrait des eaux pour chasser à même le sol... Mais, dans son cadre, l'invisible surgissait. J'y voyais ce qui avait été et n'était déjà plus, un moment du temps, ...
Je ressentais une émotion longue, bouleversante, violente, entre la stupeur et l'émerveillement: j'éprouvais le bonheur d'exister. La joie simple d'être au milieu d'un monde si beau. N'être pas grand chose et beaucoup à la fois: une fenêtre ouverte sur l'univers qui me dépasse, le cadre dans lequel l'espace devient un tableau, une goutte dans un océan, une goutte lucide qui se rend compte qu'elle existe et que, par elle, l'océan existe. Minuscule et grande. Intense et misérable.

02 décembre 2007

Ma vie avec Mozart

Éric-Emmanuel Schmitt dit en parlant de Mozart:
Tu as été mon secret, puis mon bonheur; j'espère que tu deviendras mon rendez-vous.
Je voudrais te rejoindre dans l'idéal d'un art simple, accessible, qui charme d'abord, bouleverse ensuite. Comme toi, je crois que la science, le métier, l'érudition, la virtuosité technique doivent disparaître sous l'apparence d'un naturel aimable.Il nous faut plaire avant tout, mais plaire sans complaire, en fuyant les recettes éprouvées. en refusant de flatter les émotions convenues, en élevant, pas en abaissant. Plaire, c'est-à-dire intéresser, intriguer, soutenir l'attention, donner du plaisir, procurer des émotions, du rire aux larmes en passant par les frissons, emmener loin, ailleurs...
De tout temps, la production artistique s'est divisée entre art noble et art populaire, que ce soit en littérature, en peinture, en musique. De tout temps Mozart donne la solution. Au XVIIIe siècle, sévissait une querelle entre musique savante et musique galante: la musique savante appartenait au passé avec son écriture horizontale, contrapuntique, où chaque voix gardait son indépendance et parcourait son chemin en s'entrelaçant aux autres, une science que Bach avait portée à son plus haut degré de perfection dans ses fugues;en réaction, la musique galante offrait une musique mélodique, aisée, plaisante, où l'orchestre accompagnait le chant et marquait la rythmique pour la danse. Tu as perçu les dangers qu'il y avait dans les deux camps: l'ennui. On s'ennuie d'une oeuvre seulement savante. Entre ces deux monde séparés, tu tendis le pont de ta musique, galante en apparence, savante en profondeur; par un mélange de travail et de spontanéité, tu as permis aux contraires de se rejoindre.
Ton exemple dément les idées niaises, les doctrines manichéennes qui voudraient qu'on adopte un parti à l'exclusion de l'autre. Tant pis pour les fabricants d'incompatibilités, te voilà populaire et élitiste à la fois. Ta liberté vient du plaisir, ton seul maître...

16 novembre 2007

Personnages selon Élisabeth George

L'essentiel d'un roman: le personnage.

- personne n'est parfait
Nous sommes tous des chantiers en travaux sur la planète Terre, et nul n'est l'incarnation de la perfection physique, émotionnelle, spirituelle et/ou psychologique.

- il lui arrive de faire des bêtises
- il évolue.

La règle d'or pour créer des personnages devrait donc être de leur donner des défauts, de les faire douter d'eux-mêmes, pour une raison ou une autre, de leur permettre d'évoluer, de changer, de les placer dans des situations de conflit.
Personnellement quand j'écris j'y vais au pif mais peut-être serait-ce une bonne idée de connaître plus le personnage avant. Il m'arrive souvent de rester bloqué, de ne plus pouvoir écrire car je ne veux pas dire des conneries, je veux que mon personnage soit crédible.
Alors É. G. procède ainsi: elle donne un nom à son personnage
elle analyse son caractère


10 novembre 2007

Je crois

...que bientôt, je serai prête à écrire.

Je recommence à penser écriture pendant la nuit.

J'avais une idée
pour amener sur ma page blanche un personnage qui me traine dans la tête. Je l'ai perdue ce matin.

Je me suis dit je devrais l'écrire et j'en ai rien fait car je me suis dit que je m'en souviendrais. Je devrais bien savoir.

Comme un retour en arrière...

09 novembre 2007

Éric-Emmanuel Schmitt

Je ne peux pas dire que j'aimais particulièrement l'homme à ses débuts. Je le trouvais arrogant, peut-être était-il seulement sur ses gardes. Maintenant, je trouve que ses yeux sourient et ils communiquent mieux avec les journalistes.
J'ai lu Oscar et la dame rose et Odette tout le monde : j'ai beaucoup apprécié son style concis, un peu ma façon d'écrire.
Je viens de lire un entretien de François Busnel avec É.-E.S. dans la revue Lire.
De plus en plus,je trouve que nous avons des atomes crochus.

L'amour est la fréquentation assidue d'un mystère.

Phrase qui donne à penser.

Il dit aussi:
«Il est si douloureux, ce crâne, cette enceinte de paroles non prononcées, ce sanctuaire sombre encadré par mes tempes! Je ne pourrais prononcer certains mots sans m'écrouler»


Et il me fait réfléchir sur la fiction. Je dirais le passage vers la fiction. La différence.


Je cache mes douleurs. Je n'en livre que le résultat, c'est-à-dire la confiance et l'optimisme qui, aujourd'hui, m'habitent. Je n'éprouve aucun besoin d'exposer mes douleurs et mes souffrances. D'abord parce que je n'aime pas la posture de victime, l'apologie du pathos, le culte que notre époque voue au négatif. Ensuite parce que je trouve plus intéressant de parler de ce qui sort d'une épreuve que l'on a traversée plutôt que revenir sans cesse sur le choc qui l'a provoquée. Au fond, je n'arrive à parler de ce qui me constitue vraiment qu'à travers des fictions. Chacun a ses secrets, ses déséquilibres. Moi, j'ai atteint ce point de secrets et de déséquilibres qui rend fécond.


Il faut donc qu'il y ait un secret pour devenir écrivain?

E.-E.S. Oui, il faut que les choses ne puissent pas se formuler littéralement et qu'elles aient besoin de se formuler littérairement, fictionnellement, dramatiquement. Si je mettais platement ma vie à plat, même pour moi-même, peut-être certains points de souffrance disparaîtraient-ils mais je ne pourrais plus rejoindre les autres, c'est-à-dire les gens, les lecteurs. ...
On parle beaucoup plus de soi en s'abritant derrière le masque des personnages que l'on invente. Peut-être parce que l'on se sent protégé. Du coup, on en dit davantage sur soi. Mais on le dit de façon métaphorique, c'est-à-dire à travers des images, des symboles, des histoires, des récits mythologiques. C'est ainsi que l'on rejoint les autres. Par ce détour. Notre époque vit la tyrannie de la sincérité: on vous explique que la valeur d'un livre vient de ce qu'il est «authentique», «sincère», «qu'il saigne», etc. Mais c'est à mourir de rire! Il n'y a rien de plus faux que l'autofiction, rien de plus contrôlé et protégé. Alors que rien ne nous échappe plus que l'imagination. L'imagination, c'est un texte écrit par vos pulsions, par vos désirs, par vos fantasmes: rien n'est donc plus révélateur que l'imagination.


Ici, il répond un peu à ma question de l'autre jour:


Comment gérez-vous votre succès?

E.-E.S. Qu'est-ce que c'est, le succès? Pour moi, ce fut de découvrir que j'étais de mon époque alors que je pensais, par ma formation (lettres classiques, latin, grec, Normale Sup', philosophie), y échapper. Je suis de mon siècle puisque mon siècle me fait la fête. Le succès m'a réconcilié avec moi-même.

Vous étiez donc fâché avec vous-même?

E.-E.S. Disons que je me sentais isolé. Je n'en souffrais pas mais j'étais isolé. On ne décide pas de réussir et l'on n'est pour rien dans son succès: je suis l'auteur de mes livres, mais c'est le public qui est l'auteur de mon succès. C'est en cela que le succès est une réconciliation avec l'époque dans laquelle on vit et à laquelle on croit, un peu sottement, pouvoir échapper. Avec le succès, on découvre que les attaques vous blessent moins qu'avant, on a la force de hausser les épaules lorsque l'on sent que l'attaque est fausse.

Les critiques négatives - qui sont souvent de principe chez certains journalistes qui ne vous lisent pas ou mal - vous blessent-elles?

E.-E.S. Non, plus maintenant. Le paradoxe est que j'ai été découvert et encensé par la critique puis démoli par elle. Quand je tirais à 400 exemplaires, j'étais génial; à 40 000 exemplaires, je n'avais plus de talent; à 400 000 exemplaires, je suis nul! Du moins, aux yeux de certains...



...je dois avouer que j'ai un problème avec le roman...

Ah bon?

E.-E.S. D'une manière générale, je trouve que la plupart des romans que je lis, c'est du pâté d'alouettes...

C'est-à-dire?

E.-E.S. 95% de porc, 5% d'alouettes! (Rires) Des nouvelles allongées, remplies de dialogues inutiles, de descriptions inutiles, d'indications inutiles, de péripéties inutiles... Quand Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran a été publié aux Etats-Unis, mon éditeur américain m'a demandé si je ne pouvais pas rallonger le livre pour passer de cent pages à trois cents! En France, nous avons plus de respect pour les contes de Voltaire, les aphorismes, la lettre, les écritures brèves. La littérature du XVIIe siècle français, notamment, est une écriture dont le format n'est pas préétabli. La rêveuse d'Ostende est une nouvelle de 120 pages que j'ai réécrite plusieurs fois, jusqu'à ce que j'arrive à condenser le récit en si peu de pages tout en conservant la complexité narrative: j'enlevais le gras au fur et à mesure, jusqu'à ce qu'il ne reste que ce qui devait rester. Les textes courts me demandent toujours beaucoup plus de travail que les longs romans.

Je lis présentement (entre autres) L'art de la joie de Goliarda Sapienza. Je n'ai pas l'habitude de lire d'aussi gros roman (en terme de nombre de pages: 621). J'enlèverais une très grosse partie des dialogues qui me semblent inutiles. D'ailleurs, je ne me gênerai pas pour dire que je fais de la lecture rapide, j'effleure les mots et je passe à un autre chapitre sans perdre le fil.


Concrètement, comment écrivez-vous?

E.-E.S. Avec le temps, j'ai beaucoup changé. Avant, c'était un premier jet. J'étais dans une espèce d'urgence vitale: il me fallait écrire, vite, tout ce que j'avais à écrire, et publier.

Comment expliquez-vous cette urgence vitale?

E.-E.S. J'ai vu tellement de gens qui voulaient écrire mourir avant d'avoir terminé le moindre livre... Ils avaient un vrai talent et, peut-être, une grande carrière devant eux. Ils étaient pleins du même rêve que moi et n'ont pas pu le vivre. C'est cela qui m'a donné ce sentiment d'urgence: si je vis, alors il faut que je mérite cette vie. Vivre crée un impératif moral. Et une grosse contrainte mentale: on n'a pas le droit de perdre son temps car tout peut s'arrêter très vite. Voilà pourquoi j'écrivais vite, d'un jet, avec force et violence, sans prendre beaucoup de temps pour me relire. Parce qu'il fallait vite passer à l'oeuvre suivante. Avant qu'il ne soit trop tard. Aujourd'hui, j'ai sans doute mûri: je déteste me relire trop longuement car j'ai l'impression de l'écrivain qui se regarde le nombril, mais je prends vraiment le temps de retravailler, d'épurer, d'épurer, puis encore d'épurer. Cela dit, alors que je publie beaucoup, je n'écris quasiment jamais.

Comment cela?

E.-E.S. Je compose tout le temps. J'imagine des histoires partout où je me trouve. J'ai rendez-vous avec des tas de livres qui mûrissent dans ma tête mais je n'écris que quelques semaines par an, uniquement l'après-midi. Je ne connais pas la page blanche puisque je n'écris pas! Quand je me mets à écrire, je noircis aussitôt ma page. C'est Racine qui disait: «Ma tragédie est faite, je n'ai plus qu'à l'écrire...» Quand je commence à écrire, j'ai toujours la première phrase et la dernière. Entre les deux, je compose. Ça me donne l'impression d'être un funambule, un type qui accroche son fil sur un piton: je mets le piton de la première phrase sur un roc puis je fais le voyage en essayant de me faire peur, de me surprendre, de donner au lecteur l'impression que je vais me casser la figure... Les premières et les dernières phrases de mes romans et de mes pièces sont les matrices. Entre les deux, je tends un fil.



E.-E.S. Dans la nouvelle intitulée Les mauvaises lectures, j'imagine un prof qui ne lit jamais de fiction, jamais de roman, qui a tué toute vie imaginative en lui. Mais ce genre de personnages existe. C'est un monsieur sérieux qui pense que le roman est le règne de l'arbitraire. J'avoue avoir pensé cela, à un moment de ma vie. Lorsque j'enseignais à l'Université. Où est la source qui fait que la parole est juste? Qu'est-ce qui fait qu'on ne dit pas n'importe quoi? Je me suis longtemps posé la question. Le roman m'apparaissait alors comme quelque chose de factice. Mon personnage est l'exemple type du lecteur positiviste, très intelligent mais incapable de lire un roman ou une pièce parce que lire un roman ou du théâtre exige plus que de l'intelligence: de l'imagination. Cette nouvelle montre que lorsque l'on se coupe de la vie imaginaire, de l'imagination, on s'expose à de graves dangers... Bergson parlait de la fonction fabulatrice, c'est-à-dire du besoin que nous avons tous de nous raconter des histoires pour remettre de l'ordre dans notre expérience, dans notre vécu, dans nos souvenirs et dans notre imagination. La nouvelle est un genre qui convient bien aux dramaturges: Pirandello et Tchekhov sont les rois de la nouvelle. La nouvelle redonne le pouvoir aux écrivains.


http://www.lire.fr/entretien.asp/idC=51770/idTC=4/idR=201/idG=3


05 novembre 2007

La petite pièce hexagonale.

J'ai lu des critiques au sujet de ce livre.
Des personnes associent la petite pièce hexagonale à un confessionnal.
Comme lieu physique, d'accord, mais les deux se comparent difficilement.
Dans un confessionnal, il y a une autre personne qui écoute et juge tandis que dans la petite pièce hexagonal tu es seule. Tu ne te mets pas à genoux comme au confessionnal et tu n'as pas à te repentir.Et tu dis tout haut ce que tu penses tout bas.
Est-ce que cela apporte une solution? Je crois qu'il faudrait essayer pour le savoir. A-t-on besoin que quelqu'un nous écoute?

Elle se décide à parler et dit:
Le hasard et la destinée sont-ils des mots contradictoires?...On entend souvent parler d'histoires ou une simple coïncidence a provoqué un grand changement dans la destinée.
J'ai lu ce passage au moment où s'est passé cet évènement:
Un quartier résidentiel comme bien d'autres au Québec. Une gardienne installe, devant son bungalow, des décorations de l'Halloween. Une petite fille joue sur le gazon à ses côtés. Dans la rue, deux ados déconnent au volant de leur voiture respective. Puis, l'inimaginable. Un des conducteurs perd la maîtrise de son véhicule qui finit sa course dans la cour et tue l'enfant. C'est la consternation. Ce drame aurait-il pu être évité ?

Et elle continue:
Je pense que lorsqu'on réfléchit à la destinée, le plus facile à comprendre est la durée de vie, alors est-ce que la durée de la vie humaine est déterminée à la naissance? Le jour et l'heure de la mort sont-ils inscrits dans les gènes?


Bonne question. Insoluble à mon avis.








04 novembre 2007

La fin des nuages

J'ai fini de lire Bobin.
Un livre minuscule qui me déçoit.
Bobin ne se renouvelle pas. Toujours les mêmes comparaisons, les mêmes métaphores.
J'aurais aimé être surprise.
Où est l'homme à qui j'ai écrit une lettre?

03 novembre 2007

Bobin

Dans: Une bibliothèque de nuages. Lettres vives

Je touche le réel avec des mains de bébé qui tapotent tout ce qui passe à leur portée. Mes phrases, ce sont ces mains.

Tout m'est lecture. La plus grande partie de ma bibliothèque est dans le ciel, avec ses volumes dépareillés de nuages, jamais à la même place.

d'ou le titre.

Dans ce livre Bobin parle surtout de la mort avec la voix de Bobin.


01 novembre 2007

Bon signe

Je lisais mais avec parcimonie moi la boulimique de mots.
Rien ne m'intéressait plus. Mais...soudainement je sors de ma léthargie.
Comme il m'arrive souvent je lis deux livres en même temps:

L'art de la joie de Goliarda Sapienza (le livre qu'Hélène lisait). Toute une brique. Une brique qui m'accroche, une phrase a retenu mon attention depuis mon réveil récent, du bof! qui sommeille en moi:

Je n'étais pas habituée à marcher sans un mur qui marque les frontières avec le monde extérieur.

Et je lis en même temps: La petite pièce hexagonale de Yoko Ogawa. Livre prêté par Véronique. Maintenant je sais ce qu'est la petite pièce hexagonale: une petite pièce à raconter. Je trouve l'idée géniale. Je crois bien que je m'en servirai un jour.

31 octobre 2007

Comme je disais...

Probablement que j'ai interprété le sujet trop à la lettre et toc:
Le pire: on ne sait jamais pourquoi l'un a été choisi et pas l'autre.


RÉSULTATS DU CONCOURS 2007

Le jury du 22e concours annuel Lurelu s'est réuni le 29 octobre.

Dans la catégorie des textes destinés aux 10 ans et plus, le jury a accordé le premier prix à Mme Nathalie Latour, de Baie St-Paul, pour «Programme double» dont ils ont apprécié la structure narrative en miroir, ou en casse-tête, une recherche formelle qui n’empêche pas l’émotion. Ils ont relevé la qualité de la langue, l’intégration particulièrement réussie du thème proposé («Cinéma, cinéma!»), le fait que le texte file sans temps mort vers une chute réussie.

Dans la même catégorie, où dix-huit textes avaient été soumis, le jury a désigné un finaliste, M. Frédéric Hardel, de Montréal, pour la nouvelle «Alex et moi» qu’ils ont trouvé très touchante, avec un équilibre réussi entre humour et tendresse. Le texte aborde un sujet délicat, avec une belle écriture.

Dans la catégorie des contes destinés aux enfants de 5 à 9 ans (42 textes éligibles), le jury a préféré «Bob le baobab», un texte impeccable, original, imagé, un récit bien mené qui se lit d’une traite et convient parfaitement au public-cible. Le thème imposé était «Quand j’étais petit», et le texte gagnant a été écrit par M. Vincent Grégoire, de Montréal.

Les lauréats dans chaque catégorie ont reçu trois-cents dollars, tandis que la deuxième place mérite 150 $ à l’auteur. Les textes seront publiés dans Lurelu au cours de l’année 2008.

Le jury 2007 était constitué de l’auteure de fantastique Julie Martel, du critique et chroniqueur théâtre à Lurelu, Raymond Bertin, ainsi que de Mme Johanne Petel, responsable de la bibliothèque Hochelaga à Montréal.

Soixante textes avaient été soumis au jury en 2007, dont 51 écrits par des femmes et neuf par des hommes. Sans établir de record, cette participation est très élevée, la moyenne étant de 46 textes éligibles. (On avait reçu 76 textes la première année du concours, en 1986, et aussi peu que dix-neuf en 1997.)

Écrire

Des fois, je n'ai plus envie de me battre.
Écrire pour soi. Tant pis si je ne suis pas lue.
Laisser ma marque, une petite trace de moi. Je ne sais plus.
Pourquoi faut-il toujours se battre? Pas pour le pain...il va s'en dire pour, pour ...la notoriété.
Futilité à mon âge, rester dans l'ombre.

De toutes façon, il semblerait que je ne suis pas douée pour les concours.
Pas de nouvelles de Lurelu.
Pas tellement bon pour l'ego.
Il faut être fait fort pour devenir ou rester écrivain.

30 octobre 2007

On dirait....

qu'il ne se passe plus grand chose ici.

Peut-être que oui, peut-être que non.

À la sauvette...

03 octobre 2007

Lecture







Se sent-il heureux d'être là?

24 septembre 2007

Fairfax






On ne l'avait presque pas vu depuis 4 jours et voilà que ce matin il reprend ses habitudes.

Curieuse mémoire des chats.

23 septembre 2007

Une sieste





très relaxe.

Bien méritée après un avant-midi où elle avait envie de ne rien faire.










Des marottes (sorte de marionnettes): Sophie et Macaroni.
Confectionnées par Mam'zelle Sophie aidée de grand-maman il va s'en dire. L'une un jour et puis l'autre.

Les dames







aux chapeaux.

22 septembre 2007

L'eau


Un petit lavage de vaisselle.

Sophie aime bien.

Comme la vie change nos goûts.

Nous verrons quand elle sera plus grande.

Une petite heure








au verger.





Sophie grimpe à l'échelle avec son grand-papa.

















Sophie aime beaucoup cueillir des pommes. Contrairement aux autres vergers que nous avons visités celui-ci a ses pommiers tout mêlés. On ne sait pas au juste à quelle pomme on goutte. La dame nous a dit: Vous goutez et si vous aimez vous cueillez. Nous avons trois variétés de pommes. Sophie s'est régalée.

21 septembre 2007

Au parc



Galope, galope mon petit cheval.














Notre grimpeuse.

Sera-t-elle une monteuse de ligne?



























Et voilà grand-papa qui encourage.
















Et plus vite que l'éclair la voilà qui glisse.

Un peu plus et grand-maman n'avait pas le temps de prendre une photo.

20 août 2007

Une rencontre familiale chez les La Salle

Nos hôtesses Monique et Michèle en compagnie de Amélie, Jérémie et Mélissa. Les trois jeunes qui étaient là.














Francine















et Jean










Les cinq frères par ordre de grandeur.














Marc fait le beau.












Yves









Fernande.
























et Monique






Toutes ces photos pour renouveler la mémoire.

14 août 2007

Visite à l'aquarium


Hier Julie, Sophie et moi sommes allées à l'aquarium.


Paq la mascotte du parc aquatique de Québec.

Sophie s'est tenue loin.

















Nous avons assisté au repas des morses.


Sophie observe le tout sur le dos de maman. Disons que nous n'étions pas seules.









Nous n'avons pas manqué de voir la craque de pompière.












Un morse qui s'étale au soleil. Il a mis du temps à trouver une position confortable. Peut-être que nous le dérangions.








La collation de l'ours polaire. Ils sont en couple. Ici le mâle. Nous ne verrons pas la femelle.








Nous le voyons derrière une vitrine de verre solide.
Comme disent les guides animaliers ce sont des bêtes sauvages.







L'ours fait le beau pour obtenir
une récompense.
Ils ne sont pas dressés de façon systématique c'est-à-dire
que l'animal ne sera pas privé s'il ne fait pas ce que l'humain lui demande.
On aurait envie de passer une main sur bidoune.
Ce ne serait pas une bonne idée.










L'heure du dîner.











Julie parle à Sophie.









Sophie parle avec un ami de passage.






Après dîner nous sommes allées voir les autres hôtes de l'aquarium.

Sophie n'aimait pas tellement les gros poissons.




Par la suite, tout en dégustant une crème glacée, nous nous dirigeons vers l'estrade où il y aura un spectacle mettant en vedettes des phoques.

Photo d'un jeune participant qui reçoit un baiser d'un phoque.












Et le pont de Québec que j'aime toujours photographier.

10 août 2007

De la visite, de la visite


Nous n'attendions personne.

Même on pensait bien qu'on n'aurait pas de visite cet été.

Pourtant nous savions que plusieurs personnes passaient pas loin de chez-nous.

Et v'la t'y pas que ça sonne à la porte.

Denis et Claudette,,,

Ils avaient trois jours et avaient décidé d'aller visiter ami et parenté dans le bout de Québec.

Ils ne sont pas restés longtemps mais ils nous ont fait plaisir.

Après nous, ils allaient voir Richard et demain un ami.




Les voici à moto.





08 août 2007

La saga Sophie



Nous avons eu un bel avant-midi. Nous avons appris plein de choses sur les dragons. Le tout n'est pas terminé. Il faudra briefer Sophie pour sa prochaine sortie. Nous savons maintenant de quoi il s'agit. Les dragons ne sont pas si simple. Sophie nous a parlé de Shrek. Il doit bien y avoir un dragon là-dedans. Je ne suis pas dragonologue, j'avoue mon ignorance mais je vais me renseigner. Tout cela pour dire que Sophie était très intéressée.

Après dîner et même après la sieste de grand-papa, Sophie n'avait plus envie de rien. Elle aurait eu envie que sa maman soit là pour faire une sieste. Elle ne se décidait pas à venir dans les bras de grand-maman.






Ce sont de vrais larmes pas des larmes de dragons. Finalement elle m'a demandé d'aller faire des jeux avec elle à l'ordinateur. Julie m'a dit par la suite que c'était une façon pour elle de se reposer. Mais voilà, elle s'est endormie dans les bras de grand-maman qui en a profité pour câliner sa petite fille pendant qu'elle dormait car elle ne veut pas toujours des bisous de grand-maman.





Elle a déjà ses allures et de beaux petits pieds. Tata Véronique pourra s'amuser.

05 août 2007

Sophie fait dodo


Vendredi nous gardions Sophie pendant que Julie allait faire son condi.
Quand elle est arrivée, elle dormait déjà.
Julie l'a déposée la tête sur mes genoux et elle a continué à dormir.
La bouche ouverte, oui la bouche ouverte.
Elle dormait dur car j'ai essayé de la réveiller maintes fois sans succès.
Je voulais qu'elle soit de bonne humeur à son réveil.
Long réveil... maman est arrivée entretemps et Sophie s'est blottie dans les bras de celle-ci. Elle était de bonne humeur.

01 août 2007

Réédition

samedi 28 juillet 2007

La pêche

Nous étions partis depuis deux nuits et presque deux jours aux Portes de l'Enfer.
Le soleil brillait et il faisait chaud. Moins chaud qu'à Québec donc plus agréable. Toujours un petit vent pour nous rafraichir.
Nous avons pêché sur le lac Du Rue (je suis curieuse de savoir d'où viennent les noms des lacs). Il ventait beaucoup au milieu du lac.


Sur cette photo nous sommes à la fin de notre avant-midi de pêche, découragés un peu car nous n'avions pris que 2 poissons.

En attendant que Roger arrange sa canne à pêche, j'ai pris ces photos rares que je trouve très belles.









Vous avez deviné ce que c'est?

Toujours est-il, qu'après avoir pris ces photos, je décide de lancer ma ligne à l'eau, moi aussi, à partir de la chaloupe. Et voilà que je prends un poisson. Nous en avons pêché 18 en tout à cet endroit . Ce qui est inhabituel pour cette période de l'année car les truites préfèrent les eaux froides. Roger a une théorie: il pense que les petites truites se trouvaient là et non dans le plus creux pour ne pas se faire bouffer par les autres plus grosses qui se tiennent dans des fosses.
Les fosses ne sont pas faciles à trouver car le lendemain nous sommes allés sur le lac Demaux (lac sur lequel nous étions déjà allés au printemps 2005 et dans lequel nous avions pris 32 truites) et nous n'avons pris aucune truite. Nous avions des réflex de pêche printanière.

C'était notre histoire de pêche.
Voici maintenant quelques photos qui ont retenues mon attention.






Le paysage à notre retour. Des montagnes à perte de vue. Remarquez la route caillouteuse.







Une scène bucolique le soir avant d'aller souper.





Drôle de voir les canards qui piquent de la tête pour aller chercher leur nourriture.



Et le lever du jour dans les brumes matinales.



À l'heure du souper. Nous avions près de nous de gais lurons. Nous avons bien ri. Le ton était haut car la plupart boive de la bière durant la journée et du bon vin à l'heure des repas.