28 octobre 2009

mais écrire n'est pas facile.
Ce matin une phrase.

23 octobre 2009

Le matin

En fait, les idées me viennent le matin.
Le temps que je passe éveillée dans le lit avant de me lever.
Les jours où je ne combats pas pour dormir à tout pris.

Ce matin, je pensais à Michel Tremblay. J'ai entrevu une émission à la télé, canal vox, Le confident, animée par Louise Deschâtelets où il se dévoilait. Je n'ai pas vu l'émission au complet, je suis un peu frustrée car j'ai essayé de voir si je pouvais revoir cette émission par le biais d'archives et sur mon ordinateur. Et non ! Ma seule chance sera dimanche 18 h. Espérons que j'y penserai.

Je me trouve des atomes crochus avec lui. Allez savoir pourquoi. J'ai peut-être lu 10 lignes de ses romans, pas de farce. Je n'accroche pas. J'ai vu Les belles soeurs à ses premières présentations. J'étais jeunette et probablement un peu snob. J'étais gênée, je n'avais pas aimé. Il parlait en joual. Tout ce qui était honni à l'époque. Les français nous parlaient de notre dialecte. J'avais honte. Peuple sans histoire et sans langue...Il fallait apprendre à parler.

Et 50 ans après tout est encore à faire. Moi, qui croyais que nous avions progressé.

http://www.ledevoir.com/2009/10/24/273121.html



J'ai ajouté un lien pour illustrer mes dires. Le lien se trouve à droite de ma page. Un lien montre un jeune Michel Tremblay et un aussi jeune Jacques Boulanger et leur langue pointue qui semble un peu ridicule aujourd'hui.


Quand j'écoute parler Michel Tremblay, il m'intéresse. Il dit, par exemple, qu'il a dans la tête des personnages avant de savoir ce qu'ils vont faire. C'est mon cas. Si je regarde mes textes, ce sont des personnages que je n'ai pas encore su loger dans une histoire. Et lui aussi écrit le matin.

Je l'ai vu une fois au salon du livre. J'aurais pu lui parler mais je ne l'ai pas fait.
Il m'intimide. Qu'aurais-je pu lui dire? Peut-être que je lui écrirai un jour.




22 octobre 2009

De retour...

Cette nuit, j'ai rêvé d'une aventure qui se passait à Venise. J'aurais envie de dire : Venise, la magique.
Et me voici à 5 heures du matin qui écris sur la table du coin cuisine comme au bon vieux temps.
Je n'ai pas grand mérite me direz-vous...Le décalage horaire me turlupine. Je trouve que ce phénomène me dérange plus au retour. De toutes façons, mes nuits sont complètes après 5 heures de sommeil.
Mais je sens que je vais me mettre à réécrire .Il me faudra cependant un peu de discipline .
Julie me disait:« J'espère que tu as pris beaucoup de photos.» Et bien non! Je suis loin du compte habituel. J'ai voyagé autrement. J'ai beaucoup appris sur les vieilles pierres des vieux pays (et j'ai encore beaucoup de lectures à faire) mais j'ai surtout observé:
- d'abord le groupe parmi lequel nous voyagions
- les touristes en général. Il y en avait beaucoup. Quelques fois j'arrivais mal à les départir des autochtones. Les guides nous ont dit que beaucoup d'Européens ont voyagé en Europe cette année à cause de la crise économique. Véritable tour de Babel...
- et les gens des pays visités, leur façon de vivre à première vue, leur façon et leur insistance à attraper le touriste.

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Quelqu'un du groupe m'a dit à Venise : «Vous êtes de toutes les femmes présentes ici celle qui a le moins parlé.»
J'étais un peu surprise et un peu mal à l'aise qu'on me dise ça. Pourtant, j'ai vécu en groupe. J'ai aussi parlé aux gens. Les vieux complexes de culpabilité et d'infériorité (tant de gens, nous donne l'impression de tout savoir et de tout connaître et toi tu mesures ton ignorance) qui refont surface.
Ma tête s'est mise à penser vite (ne pas se laisser impressionner) et je lui ai répondu que j'observais
que j'avais beaucoup parlé dans ma vie à cause de mon travail
et que d'autres personnes parlaient pour moi,
pourquoi répéter ce qui s'était dit.

Dans un groupe, il y a des personnes qui parlent d'autres qui écoutent.
Je suis étonnée de voir comment certaines personnes ont beaucoup de choses à dire tout le temps.
De vrais moulins à paroles. Des fois, j'aurais envie de mettre mes mains sur mes oreilles...

Ne vous inquiètez surtout pas : J'ai fait un très beau voyage.