26 décembre 2005

Un cadeau?



Comme on peut le voir, ce n'est pas vraiment un cadeau. Pourtant il a l'air très sérieux. Peut-être hésite-t-il sur sa vocation:
clown ou cadeau Jeff?
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Tutu

Tutu: nom pour trempette. Mamzelle Sophie aime bien faire trempette. Posted by Picasa

Noel

Voici un chandail tricoté par Julie. L'année précédente elle avait tricoté la tuque pour notre voyage en Argentine. Hier, nous avons regardé des diapositives de notre jeune temps. Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Nous savons que nous vieillissons mais... Posted by Picasa

22 décembre 2005

froid

Vers le sud


un bruit lancinant naît de la forêt boréale
des roues grincent sur les rails
un nuage froid précède le train
qui file à vive allure
secoue les herbes oubliées par le vent


les oies surprises perdent le sud.

Décembre



Seulement s'entend
le bruit de mes pas
dans la neige craquante



L'air sec assaille mes narines
je hume le froid
je frissonne

Dodo

Sophie fait dodo dans les bras de grand maman. Posted by Picasa

Au travail!


Julie finit un travail important pour le grand garçon de la famille.

20 décembre 2005

Piquatout

Il a peut-être l'air moins triste maintenant. Posted by Picasa

Ce qui attendait

Et voici des tartes aux pommes. Ce fut une avant-midi productive. Posted by Picasa

Et Coco

Et Coco qui ne se doute de rien. Posted by Picasa

Arbre de Noel

Pauvre petit Pique à tout, vous ne trouvez pas qu'il a l'air triste. Il s'ennuie.
Il se demande ce qu'il fait là au-dessus de l'escalier. Les gens ont l'air sympathique mais, mais...
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16 décembre 2005

Repos2

En tout cas, il y a une des deux qui y arrive presque. Posted by Picasa

Repos

Elles auraient bien voulu se reposer mais... Posted by Picasa

13 décembre 2005

C'est sérieux

Quelque chose de sérieux se passe ici. Quel problème Sophie est-elle en train de résoudre? Posted by Picasa

Sophie chez ses grands-parents

Sophie était à la maison hier. Sophie joue avec les blocs. Son grand-père la stimule. Elle fait beaucoup de relations pour une petite fille de 17 mois. S'occuper de Sophie c'est un travail à temps plein. Sa maman en sait quelque chose. Pour nous c'est plus facile car elle vient à la maison une fois de temps en temps.

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11 décembre 2005

Pâtés à la viande

Vendredi, j'ai fait du ragoût de boulettes. Je n'avais pas fait de ragoût de boulettes depuis longtemps. Je ne voulais pas perdre la main. Je suis très heureuse car je n'ai pas perdu la main. Je le sais car nous en avons mangé hier soir. Bien sûr, je congèle le reste au cas où nous en aurions besoin au temps des fêtes. Le moment venu j'ajouterai du poulet dedans car les enfants préfèrent le ragoût avec du poulet. Elles n'aiment pas tellement les boulettes.
Aujourd'hui, j'ai fait des pâtés à la viande. J'avais déjà commencé le tout cette semaine. La viande était déjà cuite. Aujourd'hui il fallait que je mette le tout en pâte. C'est quand même assez long. J'en ai eu pour 2 heures. J'ai fait des mini pâtés et c'est cela qui est long et trois autres plus grands. Je suis bien heureuse car je n'ai pas eu besoin de mon goûteur mais il semble qu'ils sont bien réussis. J'avais perdu un peu confiance car lorsque j'ai montré à ma fille comment faire le pâté n'était pas tout à fait à point. Il faut dire que je n'étais pas chez moi, peut-être que cela peut faire une différence. Mais je ne vois pas pourquoi car l'expérience devrait pouvoir se transposer n'importe où.
J'ai aussi mis mes fruits à macérer pour faire mes gâteaux aux fruits qui ont aussi une belle réputation.

09 décembre 2005

Vieillir

Vieillir n'est vraiment pas facile. Voir le corps abandonner la tête. Je crois que c'est cela le corps abandonne la tête. Quelques fois les deux vieillissent en même temps.
Pourquoi ces réflexions? J'ai vu cette semaine l'émission Enjeux à Radio-Canada. Je ne regarde presque jamais la télévision mais cette semaine j'y étais. Nous avons vu Claude Léveillée et Gilles Carle tous les deux gravement malades (deux hémorragies cérébrales pour Claude Léveillée et maladie de Parkinson pour Gilles Carle) et soignés à la maison. L'émission était sur les coûts de ces soins. Énormes il va s'en dire.
Mais moi ce qui m'a surtout frappé c'est qu'on tienne à vivre quand même quand on est rendu à ce point. Un grand auteur-compositeur, un grand cinéaste qui ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. Oui, je sais, la vie c'est précieux mais quand on ne peut plus rien faire sans les autres...L'histoire ne dit pas si C. L. et G. C. ont d'autres activités que d'essayer de vivre. Il faudrait peut-être se poser la question: Qu'est-ce que vivre? Est-ce l'espoir de guérir qui les fait vivre?

07 décembre 2005

être grand-mère

Quelqu'un me demandait: "Qu'est-ce qu'être grand-mère? Est-ce comme être mère?"
C'est évident que j'ai répondu non. D'abord la responsabilité est différente. Et puis nous ne sommes pas avec l'enfant toute la journée.
Je dirais qu'être grand-mère, c'est prendre le temps de regarder vivre l'enfant, voir son évolution. Une maman le fait aussi mais différemment. Elle vit avec l'enfant au quotidien. Moi, je ne me souviens plus trop comment étaient les enfants. J'en garde une vague idée. À voir ma petite fille, je sais bien que mes filles sont passées par le même chemin comme tous les enfants du monde ou presque. Elles ont appris la vie au jour le jour. Je trouve bien que ma fille garde des souvenirs écrits et des photos de sa fille pour pouvoir répondre aux questions qu'elle posera quand elle sera plus grande. Pour les souvenirs. http://mapitchounette.blogspot.com/

06 décembre 2005

homosexualité(suite)

Il y a 20 ans les homosexuels étaient considérés comme des personnes malades par les psychiatres et eux-mêmes se pensaient malades car il n'acceptaient pas leur homosexualité. Ils ont été traités avec ou sans leur consentement.
Comment? Par le conditionnement aversif i.e. que l'on provoquait leur désir en leur montrant des hommes nus et on leur appliquait des électrochocs dans le but de changer leur comportement dit anormal. Il y a eu aussi la castration, l'hystérectomie, la lobotomie et diverses drogues.
De nombreux travaux ont démontré que l'homosexualité n'était pas une maladie. Mais cela ne veut pas dire que la personne homosexuelle accepte son homosexualité. À l'adolescence le jeune assume mal sa différence surtout si la société dans laquelle il vit condamne cette différence. D'où certains problèmes psychologiques qui peuvent mener au suicide et à l'alcoolisme.

03 décembre 2005

Une histoire de la lecture, Alberto Manguel Actes Sud Leméac

Voici les quelques mots que j'ai retenus de cette lecture.

p. 18

Il y avait là du plaisir, mais un plaisir qui s'usait. Il n'y avait pas de surprise.

p. 20

Et pourtant, dans chaque cas, c'est le lecteur qui lit le sens; c'est le lecteur qui accorde ou reconnaît à un objet, un lieu ou un événement une certaine lisibilité; il revient au lecteur d'attribuer une signification à un système de signes et puis de le déchiffrer. tous, nous nous lisons nous-mêmes et lisons le monde qui nous entoure afin d'apercevoir ce que nous sommes et où nous nous trouvons. Nous lisons pour comprendre, ou pour commencer à comprendre. Nous ne pouvons que lire. Lire, presque autant que respirer, est notre fonction essentielle.

p.27

Je crois que je lisais de deux façons au moins. La première consistait à suivre, en apnée, le événements et les personnages, sans m'arrêter aux détails, à un train dont l'accélération emportait parfois le récit au-delà de la dernière page… La seconde était une exploration attentive, un examen minutieux du texte afin d'en démêler le sens, en prenant plaisir non seulement à la sonorité des mots ou aux indices que les mots ne désiraient pas révéler, mais à ce que je soupçonnais d'être caché tout au fond de l'histoire, trop terrible ou trop merveilleux pour être regardé.

p.220,221,222

Un écrivain peut construire un texte de bien des façons, en choisissant dans le stock commun les mots qui lui paraissent le mieux exprimer son message. Mais le lecteur qui reçoit ce texte n'est pas confiné à une seule interprétation. …Tout écrit est lisible même si l'instant de sa création est perdu à jamais et même si l'on ignore ce que son auteur voulait dire au moment où il l'écrivait, qui est aussi celui où il l'abandonnait à sa dérive essentielle. C'est la raison pour laquelle l'auteur (l'écrivain, le scribe) qui souhaite sauvegarder et imposer un sens doit être aussi le lecteur.

Dans un texte célèbre Roland Barthes suggérait qu'on distingue l'écrivain de l'écrivant: le premier accomplit une fonction, le second une activité; pour l'écrivain, écrire est un verbe intransitif; pour l'écrivant, le verbe mène toujours à un objectif ,- endoctrinement, témoignage, explication, enseignement "Écrivains et écrivants" in Essais critiques (Paris, Seuil,1971)

01 décembre 2005

lettre inutile à Christian Bobin.

Cettre lettre a été publiée dans le numéro 100 de la revue Moebius.

Lettre inutile à Monsieur Christian Bobin.

Peu de livres changent une vie.

Quand ils la changent, c’est pour toujours.

La plus que vive.

Monsieur Bobin,

Ce matin, j’ai couru après mes mots que je ne trouvais plus. Harcelée, j’étais harcelée de mots. Je les ai cherchés partout. Feuillette et feuillette, ici, là, constante, fébrile, à la folie.

Enfin, ils sont là, dans votre livre « Autoportrait au radiateur » que je relis. À même vos pages, à l’orée de vos mots j’écris : De minuscules feuilles de chêne frissonnent. Il me semble les voir pour la première fois. Des chênettes brillantes, diaphanes, fripées, veinées comme la peau d’un nouveau-né.

Des soupirs me viennent comme si l’enfant avait trop longtemps pleuré.

J’écris n’importe où, n’importe quand, au moment le plus inattendu.

Imaginez des mots qui me pressent, qu’il faut absolument que j’écrive. Ils me viennent parfois au volant de ma voiture. Que faire lorsque je conduis sur l’autoroute? J’ai des petits calepins que je traîne avec moi. Ils sont là, à portée de mains, dans ma sacoche. Mes mains sont sur le volant et je dois conduire. Mon désir, comme un désir amoureux, est plus grand que la prudence. Après tout, nous avons deux mains. Je regarde devant et ma main radar tâtonne vers le sac que j’empoigne et que je ramène sur mes genoux. Un œil à la route, l’autre au sac, je cherche un crayon et le calepin que je glisse dans ma main gauche. J’écris d’une écriture cahoteuse, comme mise à l’index. Je ne peux évidemment pas me permettre beaucoup de mots. Cette journée-là, je voulais vous écrire une lettre pour vous dire comment vos mots avaient influencé ma vie.

J’ai griffonné ces mots sur mon calepin : pour vous écrire, je m’imprègne de la lecture de vous. Je butine vos mots.

Souvent quand j’écris, je pense à vous. À vos mots qui viennent à ma rencontre. Ces mots que vous avez écrits, vous ne connaissiez pas leur portée. Vous ne saviez pas comment le lecteur les prendrait.

…les vrais écrivains sont des sourciers. Des guérisseurs.

La main magnétique de celui qui écrit se pose sur le cœur à nu du lecteur,

résorbe la fièvre…

Votre manière de parler des jeunes mères dans « La part manquante » m’a beaucoup touchée. Comment un homme peut-il deviner la solitude des jeunes mères ? Comment un homme peut-il écrire :

Elles s’offrent en pâture à l’enfant, à ses blanches dents de lait, coupantes, brillantes. Quand l’enfant part, il ne laisse rien d’elles. Elles le savent si bien que les mauvaises mères essayent de différer la perte, d’allonger les heures, mais c’est plus fort qu’elles… Les mères se laissent quitter par leurs enfants et l’absence vient, qui les dévore. On dirait une loi, une fatalité, un orage que personne ne saurait prévenir. L’ingratitude est le signe d’une éducation menée à son terme, achevée, parfaite en sa démence.

Comment un homme peut-il deviner la solitude des « mères qui se laissent quitter »? Je me suis sentie moins seule dans ma solitude. Vous avez capté mon attention et je suis devenue curieuse de vous. Je vous ai même écouté. J’ai trouvé votre voix sur une cassette, votre voix qui lit « La part manquante », votre voix qui s’insinue, votre voix chaude, votre voix d’homme. J’ai entendu votre voix manger les mots, hésiter sur les mots, soupirer sur les mots. Se relire à haute voix…Quand tous ces mots ne nous appartiennent plus.

C’est une lettre inutile, je sais, mais je me suis dit que s’il y avait « Un livre inutile », il pouvait bien y avoir une lettre inutile.

Alors, j’essaie de lire entre vos lignes. C’est vous qui dites lorsqu’on vous interroge : « Il n’y a pas plus sûre biographie que les éléments qui se trouvent ici ou là, transmués par l’écriture et chahutés par le vent dans le plein air des livres. » Mais vous dites aussi ces paroles qui me désarçonnent : « L’homme dont on parle quand on parle de mes livres n’existe pas. »

Vous savez vos mots ont longtemps dormi sur ma table. Je crois qu’un titre ne m’allait pas : « Autoportrait au radiateur ». Mais, maintenant, je comprends; du moins, je pense comprendre. Je comprends selon moi.

Je vous relis donc.

Vous êtes avare de mots lorsqu’il s’agit de parler de vous, des événements qui ont marqué votre vie. Quelques lignes frustrantes au début de vos livres, un ajout plus important qui tente de passer inaperçu dans « L’Enchantement simple ».

Vous dites ne pas avoir de souvenirs d’enfance : beaucoup de choses ont passé sans laisser de traces. « C’est à croire que je n’ai jamais été là. » À l’école, vous étiez celui qui regarde plutôt que celui qui participe. Pas de rupture, ni de crise, sauf à l’âge de trois ans, l’âge de l’école en France : « L’âge où les mères abandonnent leurs enfants ». Vous vous demandez comment vous avez pu écrire des livres avec si peu de souvenirs?

Et moi, je ne suis pas certaine d’avoir vécu. Parfois, je pense que ma vie ne vaut pas la peine que je m’y attarde. Peut-être l’ai-je traversée comme un serpent se faufile dans le désert et qui fuit plus vite que l’éclair à l’approche du danger. Peut-être que je suis comme le grain de sable et que je me laisse porter par le vent, indifférente à ce qui m’arrive. Peut-être que je suis comme la spectatrice qui regarde sa vie se dérouler à l'écran, étrangère. Sinon, comment expliquer que je me sente comme une table rase? Que j'aie l'impression d'avoir tout oublié? Que mon existence est comme une autoroute linéaire et sans fin? Que je pourrais facilement bailler et m'endormir tellement le paysage est uniforme et morne? Et je me demande comment puis-je écrire des livres avec si peu de souvenirs ?

Comble de malheur, la misère, connais pas. J’ai bien vu de loin des quêteux qui frappaient à la porte, des gens qui n'en menaient pas large, il n’y avait vraiment pas de quoi fouetter un chat. Quelques fois, je me dis que j'aurais dû naître garçon. Certainement que ma vie aurait été plus palpitante, j'aurais pu aller voir ailleurs si j'y étais. Une fois, j'ai essayé de sortir de la maison, de faire comme eux, mine de rien, mais la corde qui m'attachait à la table n'était pas assez longue. J’ai pris mon trou et suis retournée au ménage et à la vaisselle. C'est peut-être à ce moment que j'ai commencé à perdre le sens parmi les moutons sous le lit ou dans les bulles savonneuses.

Faut-il être torturé pour réussir à écrire? Beaucoup de livres l’insinuent. À vous lire, j’ai compris…à ma manière.

Tout peut provoquer le surgissement de l’écriture – une perte, une joie, les ombres chinoises de la mémoire, une baleine blanche, la guerre de Troie, une odeur de lilas, mais le sujet réel des livres, leur sujet unique, c’est le lecteur à l’instant où il lit et le bouleversement qui lui vient de cette lecture, comme des retrouvailles de soi avec soi.

Je vous lis avec mes cordes sensibles. J’interprète avec mon cœur, l’invisible, l’indicible. Vous dites que la vie est belle, que l’on n’a qu’une vie, qu’il faut la vivre pour le meilleur et pour le pire, qu’il suffit de la regarder et de s’émerveiller, de se laisser bercer. Alors, je vous offre ces mots qui viennent de ma mémoire, celle du cœur, des mots que vous auriez pu écrire : j’ai vu à l’automne les bourgeons prêts pour le printemps. C’est un travail de longue haleine. Comme pour l’écriture. Préparer le terrain, laisser la terre au repos un certain temps, un repos de léthargie, un repos vivant et un jour, éclater comme bourgeons au printemps.

Hier, je me suis étendue à côté de vous. Je lisais entre vos lignes.

Vous êtes venu me visiter ou je suis allée vous visiter au Creusot. Je ne sais pas. Avez-vous senti ma présence? Vous marchiez dans la forêt. Je n’ai pas voulu déranger votre solitude. Il y avait une maison blanche vermoulue aux volets clos. C’était inscrit sur la porte : Gîte , ouvert. À l’arrière de la maison, on y vendait, paraît-il, de la crème glacée. J’avais un goût de fraîcheur et de vanille sur la langue. J’essaie d’ouvrir. La porte s’obstine à rester fermée. Elle s’écaille et des herbes la protègent. J’essaie l’autre porte qui cède. Une bouffée de chaleur me frappe de plein fouet. À l’intérieur, j’éternue le feu de bois et l’air vieillot. Une porte à gauche, l’autre à droite. J’opte pour celle de gauche qui grince comme pour signaler ma présence. L’autre porte s’ouvre. Un homme, un fanal à la main, aux traits anguleux, à la chevelure Riopelle, me parle : « Vous pouvez passer ici le temps qu’il faut. Quand vous partirez, fermez les portes. » Un lit et une chaise comblent la première chambre. Les volets clos strient la lumière. Les draps frais m’invitent. J’hésite. Je regarde l’autre porte ouverte : sur la table du vin, du pain, du fromage, des crayons et du papier. Quelques miettes retiennent mes yeux. Une ombre s’éclipse.

Je vous écris de ces lieux.

Ginette Chicoine.

Homosexualité (suite)

Aujourd’hui les homosexuels sortent du placard, c’est-à-dire qu’ils s’affichent de plus en plus en tant que tels. Le mouvement pour la libération homosexuelle a débuté dans les années 60 aux Etats-Unis « et sur le fond des manifestations contre la guerre au Vietnam. Le catalyseur a été une confrontation d’homosexuels avec la police…dans Greenwich Village à New-York, en juin 1969. » De là vient le terme « gay » qui veut éliminer le côté médical de l’homosexualité et veut plutôt valoriser l’orgueil de la différence. Le mot « gay » signifie « joyeux » en anglais.

L’identité homosexuelle est un phénomène relativement récent, avant le XIXe siècle il y avait des actes homosexuels et non une identité homosexuelle.

Coucou!

Sophie aime beaucoup ce petit mot, jouer avec ce mot. Il déclenche des rires sans fin ou presque.
Il paraît que c'est la première histoire qu'un enfant comprend. Tu es là, tu n'es plus là. Et le tout se passe dans un cours laps de temps.
Un enfant a des émotions tout comme l'adulte. Il a besoin dans une journée de se libérer de ses émotions:excellent moyen.

28 novembre 2005

Comprendre l'homosexualité: Marina Castaneda

Pourquoi lire sur l'homosexualité?
Homosexualité, homosexuel, lesbienne, fierté gay, mots que l'on entend, que l'on voit, que l'on lit tous les jours,
mots omniprésents.
De plus, j'ai un frère homosexuel. Il me parle quelques fois et j'essaie de lire entre les lignes. Je me questionne.
En lisant ce livre, j'apprends que
l'homosexuel n'est pas toujours homosexuel. Il ne se déplace pas dans le monde avec une identité constante. Ses attitudes, ses gestes, sa façon d'entrer en relation avec autrui changent selon les circonstances. Il peut paraître hétérosexuel au bureau, asexué dans sa famille, et exprimer son orientation sexuelle seulement en présence de quelques amis. Ou bien, pendant de longues périodes de sa vie, il peut nier complètement son homosexualité et paraître exactement le contraire...De plus, l'hétérosexuel a été éduqué pour l'être; depuis sa plus tendre enfance il a été formé pour un rôle, et une place, dans le monde hétérosexuel. Cela n'est pas le cas pour l'homosexuel, qui très souvent ne prend conscience de son orientation qu'au cours de l'adolescence ou de l'âge adulte. Donc, il n'a pas grandi dans son rôle; il n'a pas été éduqué pour être homosexuel. Il lui manque toutes sortes d'habiletés et de codes sociaux dont il aura besoin dans le monde homosexuel qui sera le sien. Quand il découvre enfin son orientation sexuelle, il doit réapprendre toutes les règles de l'amour, de l'amitié et de la convivialité. p. 15-16

Autoportrait au radiateur: Christian Bobin

Une situation ordinaire: je veux écrire et n'écris pas. C'est qu'une main de plomb s'est posée sur ma main droite, l'immobilisant pour la journée entière.

p.74

23 novembre 2005

Une journée de Sophie.



Aujourd'hui, Sophie passait la journée chez grand-papa et grand-maman. C'était la première fois qu'elle partait pour la journée sans sa maman Julie. Elle n'a pas fait d'activités tellement différentes de chez-elle c'est seulement le lieu qui changeait. Ses grands-parents ont bien aimé l'expérience. Ils espèrent avoir été à la hauteur, ils pensent avoir été à la hauteur. Ils espèrent que leur fille Julie a pu un peu se reposer. Une journée ce n'est pas beaucoup dans la vie d'une maman. Julie sait qu'elle peut récidiver. Posted by Picasa

22 novembre 2005

Sophie ma petite fille


petites mains, petits pieds
pour aller danser
mam’selle Sophie




un sourire
yeux dans les yeux
fait sourire



cris pleurs
vocalises
maman





Neige de novembre


Haikus

novembre

les humains s’encabanent

tissent leur cocon



les chrysanthèmes jaunes

résistent j’attends

leur flétrissure