20 mars 2010

Maleficium , Martine Desjardins.

Je crois que depuis quelques temps, je lis les livres différemment.
Je ne lis plus pour lire.
Je lis pour apprendre. Pour connaître ou pour arriver à développer une autre façon d'écrire. Pour être créative et pour surprendre.

Maleficium est ce genre de livre : il sort de l'ordinaire.
En quatrième de couverture, on dit que c'est une " fresque baroque en huit tableaux." On pourrait dire aussi que le tout s'apparente à la nouvelle.
Huit nouvelles reliées entre elles par le confessionnal, " sept hommes victimes d'étranges maléfices " sept hommes trop curieux et victimes de leur curiosité, à la recherche d'une oreille attentive.

http://fr.video.canoe.tv/archive/category/art-et-culture/lauteure-martine-desjardins/52876057001

Le tout se déroule au 19ième siècle.
Sept chapitres sont bâtis de la même manière : sept confessions d'hommes dont on ne connaît pas le nom partis à la recherche d'un objet précieux mais qui ont été envoutés et qui sont punis à cause de leur trop grande convoitise. Tous reviennent infirmes.
http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/200911/27/01-925686-maleficium-de-martine-desjardins-parfum-de-soufre.php
Tous ces hommes croisent une femme assez jolie mais qui avait une difformité à la lèvre, décrite différemment tout au long des chapitres. Cette difformité s'apparente au bec-de-lièvre. Quelques-uns diront que cette femme représente le démon avec sa langue fourchue. À chaque chapitre cette femme a une autre particularité...
Martine Desjardins a dû faire beaucoup de recherches . Tellement, qu'on se demande parfois si tout est vrai et nous pousse à vérifier. J'avoue que vers le cinquième chapitre je commençais à me lasser. J'aime apprendre mais j'avais l'impression d'une ritournelle, d'une recette qu'on suit. Pour chacun des chapitres plus ou moins vingt pages.

Cette nuit, j'ai lu les deux chapitres qu'il me restait à lire.

Je ne connais pas bien Harry Potter mais avec le chapitre final j'ai pensé : un Harry Potter pour adultes. Ou mieux pour le situer à la même époque, soit au 19ième siècle, un Alice au pays des merveilles.  La femme au "bec-de-lièvre" se retrouve au confessionnal et on apprend le nom des sept hommes et le pourquoi.
Étant donné le côté fantastique, je dirais maintenant que ce livre renferme des contes pour adulte et peut-être pas...pour adulte.

http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2009/CBF/SamediEtRienDautrePourquoiPasDimanche200911080911_2.asx

2 commentaires:

Véronique a dit...

Intéressant. Tu réussis à m'intriguer.

Venise a dit...

Oui, pour un livre original, c'en est un ! Et bien fouillé. Au vocabulaire riche, précis. Parfois, je lis certains romans et je sens l'effort de faire original et celui-ci, non, son originalité s'impose.

Pour la "ritournelle", il m'a fait le même effet, mais pas assez pour l'abandonner.