01 février 2012

La chorale du diable Martin Michaud.

 Dans ce qui a tout l’air d’être un drame familial, une femme et ses trois enfants sont sauvagement tués à coups de hache. L’auteur présumé du carnage, le mari, s’est suicidé après s’être tranché la langue. Mais est-ce bien ce qui s’est passé ?

Deux jours après, une alerte AMBER est déclenchée à l’échelle de la province de Québec : une jeune fille dévoilant ses charmes sur Internet a été kidnappée. Par qui ? Pourquoi ?

Deux énigmes que vont s’attacher à résoudre en parallèle deux policiers au style rentre-dedans : Victor Lessard qui, sans compter les cadavres laissés derrière lui, en voit d’autres surgir de son passé, enlaidis par le temps ; et Jacinthe Taillon, son ancienne coéquipière à la Section des crimes majeurs, qui lui voue une haine infernale.

Naviguant à travers le fanatisme religieux et la perversité de démons ordinaires, ils vont s’engager dans une valse à quatre temps diabolique entre Montréal, Sherbrooke, Val-d’Or et… le Vatican.

                                            Jusqu’à découvrir le secret terrifiant a chorale du diable.
(Cet extrait est la description qu'on peut lire du livre sur le site des éditions Goélette)

Comme d'habitude, je ne lis presque jamais la quatrième de couverture.
Peut-être que j'aurais dû. En effet, je me suis demandé pendant un petit bout de temps ce que venait faire Jacinthe Taillon là-dedans. Je n'avais pas compris qu'il y avait deux enquêtes qui se déroulaient en parallèle.


Je me rends compte que je pourrais commenter ce livre en utilisant les mêmes mots que dans mon commentaire de Il ne faut pas parler dans l'ascenseur.

J'avoue que pendant les premières 173 pages, j'étais pas mal mêlée. J'ai même écrit à Martin Michaud pour le lui dire. J'avais l'impression de lire une série télévisée mais sans les images. Les images aident à se démêler quand on est mêlé : les personnages se laissent apprivoiser plus facilement. J'ai persévéré et je n'ai pas été déçue.

Contrairement à Lucie du blog Clavier bien tempéré, j'espère que tous les livres que je lirai seront bien écrits, même les romans policiers. Je trouve que Martin Michaud écrit bien. Il ne nous prend pas pour des ignares. Il m'a fait souvent sourire avec ses comparaisons qui sortent de l'ordinaire :
" Ils sont trempés comme des vers sur un hameçon valsant dans les profondeurs d'un lac. " p. 23
" Et cette douleur qui mord son bras le rend fou, comme si quelqu'un le forçait à écouter à l'infini la même note de piano." p. 463

Et j'en passe.

J'ai un peu moins aimé les sacres. Mais, là c'est mon problème. Ils font partie de notre réalité . Pourquoi le cacher ? J'ai longtemps combattu cette mauvaise habitude mais j'ai baissé pavillon. Même que des fois...

Pour ceux qui n'auraient pas lu le livre, les dates ne sont pas à négliger.

J'ai beaucoup aimé que l'action se passe surtout à Montréal. J'aime reconnaître les lieux de mes lectures. J'ai eu le goût d'entrer chez Schwartz’s . Je ne sais si ce restaurant a  beaucoup changé depuis le temps.

Je ne sais pas si quelqu'un a remarqué qu'il n'y a pas un chapitre 39 mais un chapitre 666 ?

Je ne crois pas que ce soit dévoilé le punch final que de l'écrire.

En tout cas personne n'en a parlé. Moi, ma curiosité a été piquée. J'ai fait ma petite recherche. Il y a matière à en savoir plus. Et peut-être que je suis la seule à ne pas connaître sa signification.

À la fin du livre, tout n'est pas dit. Il faut presque revenir au début pour boucler la boucle. Et là, tout s'éclaire...

Mon conjoint me parle souvent de Harry Bosch ou de Kurt Wallender, je pourrai maintenant lui parler de Victor Lessard.

1 commentaire:

Venise a dit...

Eh bien, Ginette, nous lisions ce roman en même temps. Je ne l'ai pas terminé cependant. Vous êtes une des rares personnes que je lis même si je n'ai pas terminé Vous êtes tellement respectueuse de l'intrigue.

Présentement, il me fait rêver des choses que je ne rêve pas d'habitude, c'est tout ce que je peux en dire.