17 novembre 2008

Pfutt...

... partie l'euphorie pour l'écriture.

10 commentaires:

Hélène a dit...

Ça part et ça revient...

Véro a dit...

Faut s'asseoir.

Hélène a dit...

En ce qui me concerne, l'euphorie est assez rare... Je me mets là, très souvent sans en avoir envie, avec plein de doutes dans la tête, puis je laisse l'histoire m'avaler. C'est de cette façon que mes doutes s'envolent (en fait ils sont toujours là, mais comme suspendus le temps que dure le travail - exactement comme un autre boulot en fait - désolée si je me répète). J'imagine que quand on enseigne par exemple, ou peu importe, on doit bien se demander des fois si on est doués, ou si tout ça peut avoir un sens. Mais pendant qu'on le fait, on n'a pas le temps d'y penser, et ce n'est pas le temps d'y penser. On se met là parce qu'on n'a pas le choix, plutôt : on ne se donne plus le choix, alors zoup, les défis sont relevés à notre insu.

Ginette a dit...

Tu fais bien de te répéter. L'autre jour, j'avais aquiescé mais je n'avais pas vraiment compris. Je crois que maintenant oui, pour le moment.
Moi, je peux te dire que j'ai déjà été euphorique, quand je vivais seule c'est-à-dire quand mon mari travaillait à Montréal.J'en oubliais même de manger.J'écrivais alors de la poésie.Des fois, j'essaie de retrouver cet état mais ce n'est plus possible. Il faut que je prenne d'autres habitudes. Que je sois plus disciplinée, car je vois bien qu'il est question de discipline.
Comme lorsque l'on va travailler et ton parallèle avec l'enseignement est très bon: je me suis souvent posé ces questions.
Et je me rends compte que je vois, que je voyais l'écrivain d'une façon un peu romantique.Des êtres hors normes...un peu distants. Tu vois?

Hélène a dit...

Je vois, c'est bien intéressant. Je pense, en fait, que la discipline nous met à l'abri des pannes de romantisme, ou des pannes d'euphorie. Je me souviens aussi d'avoir écrit quand j'habitais seule dans une espèce d'ambiance magique... Malheureusement cette ambiance n'est pas toujours possible, pour ne pas dire "rarement" possible, dans la réalité concrète de la vie à deux, du bruit de la ville, de je ne sais quoi encore, alors si l'écriture ne dépend que d'elle, elle est bien fragile. La discipline permet, je crois, d'être plus fort, de rendre l'écriture plus indépendante du quotidien, et même de certains états d'âme pas toujours propices à la poésie... Qu'en penses-tu?

Ginette a dit...

Il faut que je commence par ouvrir Word...pour me donner des idées par où commencer.
J'avais des projets qui ont été abandonnés souvent à cause d'un découragement. Ou bien je me dis, est-ce que cela en vaut vraiment la peine?
Pourtant lorsque ma lettre à Bobin a été publiée dans Moebius l'écrivain en charge de cette publication était très surpris que je n'aie pas encore publié de livres. Mais rien n'est facile dans le monde de l'édition.

Hélène a dit...

Il ne faut pas se décourager... Je me demande aussi parfois si ça vaut la peine, si ce que je fais peut vraiment intéresser quelqu'un, mais quand je m'arrête un peu à ce qui se publie en bouquinant dans une librairie, par exemple, je me dis qu'il n'y a pas de raison que ça ne puisse pas marcher. Et puis si je me trompe de voie ou de "mission", il faut bien que je le sache un jour, et comment savoir sans être allé jusqu'au bout d'un projet...? Qu'a-t-on à perdre? Au pire, on aura découvert des choses sur soi qu'on n'aurait pas pu apprivoiser autrement. (Je parle mais aujourd'hui ça ne marche pas du tout, hihi! Je n'arrive à rien. Mais demain ça sera mieux !)

Ginette a dit...

Je te distrais. Chut! Je me tais.

Hélène a dit...

Accroche-toi à cette lettre publiée lorsque tu doutes! Peut-être qu'il faut trouver un autre projet, profiter de ce nouveau lieu de vie pour repartir à zéro sur une nouvelle idée?
Je ne sais pas : un recueil de poèmes inspirés de tableaux d'un peintre que tu aimes... un recueil de lettres à des écrivains que tu aurais aimé connaître... Je m'amuse à te lancer des idées ! Mais je suis sûre qu'elles ne manquent pas.

Hélène a dit...

C'est plutôt que je me laisse distraire... Quand ça arrive c'est parfois que j'en ai besoin pour mieux repartir.
Bonne journée à toi!