24 mars 2011

La petite et le vieux


Ce livre me laisse perplexe.
Je le trouve très bien écrit, mais est-ce suffisant?

Est-ce un conte ou un roman?

Je n'arrive pas à croire qu'une enfant de 8 ans puisse avoir des pensées d'adulte.
Je n'arrive pas à croire qu'elle puisse sortir de chez elle aussi facilement.
Peut-être, suis-je naïve.
Je le lis, je me fais un devoir de la lire jusqu'à la fin. D'autres, l'on très apprécié.

J'ai même souri au début quand Hélène dit: « J'étais parvenue à me convaincre que j'étais un garçon et je tenais à ce qu'on m'appelle Joe. » Je me trouvais des atomes crochus, car j'aurais bien voulu étant plus jeune être un garçon pas pour les mêmes raisons, surtout pour les privilèges accordés aux garçons.
« J'aurais aimé Oscar... » J'avais un Oscar dans ma classe quand j'enseignais. Il s'appelait Oscar, belles dents. Le fameux dentier qui me servait à montrer comment on se brossait les dents.

Donc, je me dis que je devrais le relire, peut-être qu'une subtilité m'a échappée.

Il y a une substitution de narrateur comme dans cette phrase : « Il est passé devant la maison presque tous les jours pendant des années. Même quand Margot n'y était plus. » p. 192

Et ici,

« Elle ne me l'a jamais dit, mais j'ai compris ce jour-là qu'elle avait pour le prêt. Comment imaginer qu'ils n'en aient jamais parlé, d'ailleurs, mon père et elle? J'ai donc gardé la voiture et je l'ai forcé à vivre encore huit ans. » p. 211, 212.

Finalement, quand j'oublie que c'est une enfant de 8 et plus tard 10 qui raconte, j'aime bien ce livre pour l'écriture et ses pensées d'adulte.

1 commentaire:

Venise a dit...

Ginette Je me suis répondu par une astuce. Vous savez les conteurs, ils commencent par être une voix narrative et puis, ils se mettent un moment donné dans la peau de leur personnage. C'est ainsi que j'ai vu, et lu ! - la Petite et le Vieux. L'auteure raconte sa jeunesse, dirait-on, et la petite est si près d'elle qu'elle finit par endosser la voix. Mais bien entendu que c'est un adulte qui parle.