12 novembre 2010

Des fois...


... je n'ai pas besoin d'histoires pour lire. Je lis pour lire. Je lis pour entendre la musique des mots et pour m'émerveiller de ce que l'humain a de plus merveilleux, la vie, bien sûr, et le pouvoir des mots.
De la poussière d'étoiles intelligente.

Je lis depuis que je sais lire... Une sorte de boulimie des mots. Les mots entrent par une oreille et sorte par l'autre. Pourquoi par une oreille? Je lis pourtant avec mes yeux. Pour dire, lus et oubliés. Oubliés? Peut-être que non, sûrement non. Il ne reste que l'essentiel.

J'avais été un peu déçue par Mon enfant de Berlin parce que je recherchais certains renseignements sur l'Allemagne que je n'avais pas trouvés. J'avais quand même aimé l'écriture fluide comme une musique. C'est pourquoi, j'ai voulu lire un autre livre d'Anne Wiazemsky. Un livre qu'on lit sans tracas. Un livre tranquille, c'est-à-dire qui se lit bien.
Trois récits: elle parle de son Prince russe de père, de Madeleine, une de ses gouvernantes et de Maud, une maîtresse de son père. Trois hymnes à l'amour. Et le fantôme de François Mauriac.

Quatrième de couverture

Pourquoi le père d'Anne a-t-il demandé, dans son testament qu'on donne à une certaine dame résidant à Genève le disque bien connu d'Edith Piaf Hymne à l'amour ? Pourquoi la même chanson a-t-elle une si grande importance pour sa mère, comme si elle avait été l'hymne national d'une passion défunte ? Plus tard, bien plus tard, Anne partira pour Genève, à la recherche de la mystérieuse dame qu'avait aimée son père. Ce beau livre, écrit avec tendresse, recèle bien d'autres histoires. Par exemple celle de Madeleine, qui avait illuminé les jeunes années de l'auteur. Il était si doux, pour les enfants, de se blottir contre ses jolis seins. Malgré la déchéance finale de Madeleine, elle aussi inspire un hymne à l'amour. De temps en temps, l'illustre grand-père, François Mauriac, apparaît au moment le plus insolite. Va-t-il se fâcher ? Le temps qui a passé permet d'en rire. On oublie pour un instant tous ces coeurs blessés, qu'Anne Wiazemsky sait faire renaître avec l'ambiguïté du souvenir.


On a même fait un film de ce livre Toutes ces belles promesses.

Bien sûr, si j'avais écrit un livre dans lequel j'aurais parlé de mon père mort à 54 ans d'un cancer généralisé, je ne sais pas si une maison d'édition aurait publié mon livre. Mon père n'avait pas nom François Mauriac.
Et comme je suis curieuse de connaître, un peu mieux, même par le biais, la vie des écrivains célèbres, je lis...
car j'ai beaucoup lu François Mauriac et dans le temps nous n'avions pas accès à l'immense base de données qu'est internet.

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