22 juillet 2015

Étude sur le tu.

P'tite tête. Tu es une p'tite tête. Tu essaies de tout mener. On peut dire que tu réussis bien.
Pas la peine de protester.
Cette nuit, souviens-toi de cette nuit.
Tout-à-coup, tu dormais à moitié. Tu avais les mains croisées sur ta poitrine. Tu avais la bouche sèche, il fallait que tu boives.
Tu pensais qu'il devait faire moins froid à l'extérieur que dans la chambre. L'air climatisé qui fonctionne, est-ce nécessaire ?
Tu avais envie et tu n'avais pas envie de te lever. D'aller boire, d'arrêter la machine à rafraîchir qui enlevait toute humidité.
Et puis, tu as senti ton cœur battre, tu as senti les vibrations de ton cœur. Tu as senti qu'il s'affolait. Que toi, tite tête tu l'énervais.

Et là enfin, tu as persuadé le reste de ton corps de se lever, de tout fermer et d'ouvrir les fenêtres.

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Merci , vient de voir, c'est bien le texte, le coeur qui s'affole en pleine nuit, c'est pas rassurant

Ginette a dit...

C'est parce que Roger m'avait dit que quand il fait plus frais dehors qu'en dedans l'air devient plus sec. Et j'avais la bouche sèche. J'ai paniqué. C'est ni plus, ni moins qu'une crise de panique.