12 août 2010

33, chemin de la Baleine




Quatrième de couverture:

«Voici un roman d'amour, un grand roman d'amour contrarié qui se déroule sur deux époques : les années cinquante et maintenant.
Une vieille dame charmante, qui n'a plus tout à fait sa tête, reçoit la visite d'un jeune homme porteur d'un paquet de lettres anciennes dont il lui fera la lecture. Or ces lettres d'amour et d'abandon, écrites par une jeune femme à son mari écrivain, comportent d'étranges ressemblances avec le passé confus de la vieille dame.
La jeune femme sera trahie, mais la qualité de son amour, sa candeur, sa force nous pousse à prendre parti pour elle, et à souhaiter de tout coeur un dénouement heureux.
Dénouement heureux il y aura, mais pas exactement là ou le lecteur l'attendait...»


Mon avis:

Un roman épistolaire très triste. Au début, je le trouvais même ennuyant, car les lettres de cette jeune femme relataient son quotidien dans l'attente et l'espoir. Et je me suis souvenue de la vie des femmes dans les années 50 et de Ringuet et ses 30 arpents

http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/biographies/936.html

Et je me suis souvenue qu'en ce temps-là, les femmes vivaient dans l'ombre de leurs maris et qu'elles n'avaient pas grand-chose à dire. Mais je n'ai pas compris comment on pouvait attendre aussi longtemps. Je me disais, pourquoi ne va-t-elle pas à l'île aux Coudres pour en avoir le coeur net?

Peut-être que dans le fond, elle ne voulait pas savoir.

Et je me suis dit, peut-être, que j'aurais fait pareil...en ce temps-là.

Peut-être, est-ce cela qui me dérange?

Quelques citations:

« J'ai encore désobéi à mon devoir de t'attendre ici du soir au matin. »

« Si moi je ne marche presque plus, toi tu continues de piétiner ma douleur à longueur de journée. »

« En t'espérant,je fais des voeux : si ma mère fait brûler les oeufs, tu arriveras avant midi. S'il fait soleil, tu rentreras lundi.... »

1 commentaire:

Venise a dit...

Cette attente passive est devenue insupportable, pour ne pas dire, infernale ! Le fictif a traversé les frontières du réel et est venu me déranger. C'est un roman réussi quand ce phénomène se produit chez moi. Du grand art !