04 août 2010

178 secondes Katia Canciani

Katia Canciani

Je qualifierais ce roman, de roman facile.
Est-ce qu'on s'en souviendra longtemps après l'avoir lu? Je n'en jurerais pas. Seul mon goût du Grand Nord a refait surface quand elle parle de Yellowknife. Pas pour les moustiques, mais pour le soleil de minuit, les aurores boréales, l'immensité.
Je lis et je pense.
Des pensées coupables.
Des fois, je pense que je pense plus que je lis.
Je dois être un peu jalouse.

Toujours est-il que ce livre raconte la traversée du continent, du Québec vers l'ouest, d'un jeune québécois de 18 ans, et puis, comme il n'avait pas mis le pied dans les provinces de l'atlantique, il le fera à la fin de son voyage. Pourquoi les jeunes vont-ils dans l'ouest? La plupart du temps pour apprendre les rudiments de l'anglais. Nicola, lui, recherche son moi, un sens à sa vie. Il a été trop couvé, il veut maintenant prendre ses propres décisions. Il n'a jamais connu sa mère et personne ne veut lui parler de sa mère.
"...je n'avais pas eu de mère, sauf pour me mettre au monde. J'avais eu un père présent, mais imparfait, une famille aimante, mais asphyxiante, une enfance et une jeunesse en demi-vérités....Ce n'était pas l'apprentissage de l'anglais qui me poussait vers là où le soleil se couchait..., mais bien la découverte de moi-même. »

« Il n'y a que toi pour donner un sens à ta vie. »

Redonnons à César ce qui appartient à César: Katia Cancini a un sens de l'humour qui fait sourire.
Par exemple, elle fera dire à son héros: « Je haussai les épaules
 avec le même enthousiasme qu'on ressent devant une enveloppe contenant une facture. »
ou
"... Ma fougue avait rétréci comme peau de chagrin. »
« Je bus une gorgée de bière, fier comme un jeune castor devant son premier barrage. »

Les éditions David qualifient ce livre de roman, moi, j'ajouterais pour adolescents (12 à 17 ans)

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