20 avril 2009

l'écriture encore et souvent

un jour, j’ai pris la parole.

Je ne sais plus quel âge j’avais

Mais je sais que j’ai participé au concours de poésie de Radio-Canada. Il faudrait voir en quelle année ces concours ont commencé.

(je suis allée voir sur Radio-Canada mais je n’ai rien pas trouvé grand chose. Ils parlent d’il y a 30 ans. Mais je devais avoir dans les environs de 17 ans, je crois...)

J’étais pleine d’espoir et pleine d’illusions.

J’avais envoyé des poèmes. Je crois bien qu’ils étaient rimés. C’était ce qui se faisait à l’époque, du moins je pense.

J’ai essayé en vain pendant plusieurs années de retrouver ces poèmes. Ils étaient sur papier seulement. Dans un minuscule cahier à anneaux duquel j’ai délogé les feuilles pour le donner à une de mes filles. Des feuilles en liberté se perdent des fois. Et peut-être que j’ai dit bof ! Je me soupçonne de les avoir détruites.

Est-ce que j’aurais manqué de ténacité ? Ou bien la vie en a décidé autrement. Et je pense à Nancy Huston qui dit dans L’espèce fabulatrice que nous, les humains, nous trouvons facilement des raisons pour nous déculpabiliser.

Peut-être avais-je perdu un peu confiance en moi ?

Déjà.

Rien n’est facile avec l’écriture.

3 commentaires:

Hélène a dit...

C'est une belle histoire. Pourquoi ne pas écrire là-dessus, justement?

Hélène a dit...

Le manque de confiance... fait bien des ravages... on dirait qu'il faut apprendre à vivre avec, on dirait que ça ne peut pas disparaître, même en arrivant à publier... Comme tu dis, rien n'est facile. (En ce qui me concerne j'appelle ça souvent le doute. Et je constate que sans le doute je ne pourrais pas écrire. Je n'aurais pas la sensibilité qu'il faut. Paradoxal, non? Comme quoi tout peut servir de matière.)

Ginette a dit...

J'ai déjà des fragments qui sont écrits sur ce sujet.