19 avril 2009

La machine

On dirait que la machine à lecture est repartie.

Pour écrire, il faut lire.

J'ai beaucoup lu mais depuis un certain temps j'avais des problèmes. Je n'arrivais pas à trouver les livres. J'allais dire chaussure à mon pied mais je ne lis pas avec mes pieds que je sache!

En deux jours, j'ai lu Les carnets de Douglas de Christine Eddie.

Je ne ferai pas un long commentaire sur ce livre parce que ce serait répéter ce que d'autres ont déjà dit. (Voir mes liens.)
Je ne peux m'empêcher cependant de faire un certain parallèle avec L'élégance du hérisson.

Nous suivons, dans ces deux romans, deux personnages qui ne sont pas très heureux.
Je veux dire que chaque personnage participe à l'élaboration du livre. Je sens que je m'exprime mal. Un chapitre est consacré à un personnage et l'autre chapitre à l'autre personnage.
Dans L'élégance du hérisson chaque personne se raconte ou raconte ses pensées profondes tandis que dans Les carnets de Douglas nous avons un narrateur extérieur qui les regarde vivre.


Là s'arrête la comparaison car
l'auteur de L'élégance du hérisson a une écriture un peu plus songé, voire philosophique et qui pourrait être rébarbative à la longue. J'avoue avoir eu envie de sauter quelques longueurs.
L'écriture de
Les carnets de Douglas est beaucoup plus simple. Les chapitres sont courts, racontent en peu de mots et quelques fois, ils sont poétiques.

Pour Douglas, Éléna choisit le corps qui lui allait le mieux. Elle demanda à l'humidité de lui boucler encore plus les cheveux et au soleil de lui colorer les joues. L'eau de la rivière lui adoucissait la peau et la lumière égayait ses yeux. Elle enfila ses jambes du dimanche et se vêtit de ses plus beaux seins. Elle s'accrocha à la bonne humeur et son rire se mit à retentir en écho dans la forêt. Aimer Douglas la rendit heureuse.
Un petit bémol : je trouve que les chapitres sont courts et j'aime bien. Le style aussi : c'est-à-dire que Christine Eddie raconte en peu de mots et j'aime bien aussi mais je trouve qu'elle manque un peu de fluidité ce qui me rend un peu mal à l'aise.

Mais c'est un livre à lire.







3 commentaires:

Véro a dit...

C'est intéressant ce que tu racontes.

Ginette a dit...

Mais je ne trouve pas que j'ai toujours les mots pour dire...

Hélène a dit...

C'est délicat de communiquer des pensées subtiles, où tout n'est pas soit noir soit blanc, sur des sujets subtiles aussi.