Je reviens à mon blogue. Je remarque que je fais ça depuis plusieurs années et je ne donne pas suite. Pourquoi cette envie d'écrire en début d'année ?

En tout cas, ce matin, l'expression Les oreilles me silent est à l'honneur. Je fais une recherche pour savoir d'où vient cette expression et nulle part je ne retrouve le sens que je lui donne. Acouphène, principale définition, bruit qu'on entend dans les oreilles. Même l'expression québécoise consignée dans le dictionnaire Larousse ne convient pas : «éprouver une sensation de sifflement, en l'absence de tout son extérieur.»

Pour moi cette phrase signifie que quelqu'un s'intéresse à moi, que je suis le sujet de conversations. En bien ou en mal. Mais je ne suis pas là. Aucun son dans mes oreilles. Mieux vaut l'écrire pour chasser les démons.

En même temps, je pense à Hélène Frédérick et son livre Lézardes. Qu'est-ce qu'elle penserait de ma ponctuation, de mes phrases farfelues sans verbe ? Je pense qu'elle serait indulgente, ne parle-t-elle pas de l'esprit créatif qu'il faut sauvegarder. Et Ducharme. Je ne me prends pas pour lui loin de là, mais j'aime la fantaisie dans l'écriture, le mystère.

Tout se bouscule dans ma tête, comme une envie de parler incommensurable. Parler dans la vie est un exercice difficile. Il faut peser ses mots. Il faut trouver la bonne personne avec qui on peut échanger. Parler d'autre chose, non seulement du beau temps et des pinottes. Trouver quelqu'un qui t'écoute comme tu l'écoutes sans porter de jugements.

Écrire, c'est aussi un acte de liberté. Malgré.

Je sens que quand j'écris le monde s'agite.


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