16 novembre 2011

La solde


La solde par Eric McComber
4 étoiles
La solde
Critiques et infos sur Babelio.com
Quatrième de couverture :

Émile Duncan, ex-bluesman en déroute, accepte un travail minable dans une usine d’agendas scolaires. En secret, pendant ses heures de besogne, il écrit ce qui deviendra un roman. La parution inopinée du bouquin provoque

une série de rencontres improbables qui mettront la vie d’Émile cul par-dessus tête.
Une chronique noire mais fissurée par la lumière qui afflue. Un antihéros qui envisage de l’œil gauche la bêtise et du droit, la solitude. En connivence avec Bukowski et Céline, une dérive tragicomique et peuplée, portée par une voix sans pareille.

Mon avis:

La saga d'un presque livre.



J'ai lu le presque livre La solde écrit par Éric McComber à l'intérieur de "la masse critique" de Babelio section Québec.
J'étais supposée recevoir un livre de la maison d'édition La Mèche. J'ai reçu un embryon de livre. Des feuilles non rassemblées. Furie. L'exercice de lecture commençait mal. Des préjugées en veux-tu en v'là. Pas si simple de lire un livre sur des feuilles 8.5 par 11, imprimées recto verso. Il faut absolument
s'asseoir à une table. Adieu le côté détente du livre... l'exercice relève du pensum plutôt que du plaisir de lire.


Jusqu'à la page 37, je n'ai rien lu. Entendons-nous, j'ai lu des mots sans les comprendre. J'aimais le style dépouillé, efficace d'Éric McComber mais je ne voyais pas où il voulait en venir. Ma tête était aveugle, sourde et muette. J'avais une brume tenace dans mes lunettes.
Ma tête était obnibulée par la matière livre qui n'en est pas un. Je ne voyais vraiment rien. Je me demandais si c'était un livre pour ado à cause des petits dessins. Je trouvais cependant le contenu un peu osé, je dirais même plus, très osé pour un ado.


Alors, j'ai décidé d'aller sur le site de cette jeune maison d'édition pour en savoir plus. J'ai vu qu'il y avait une quatrième de couverture,(reproduite plus haut) invisible dans mon cas. Et j'ai à peu près compris.
J'ai continué à lire jusqu'à la page 47 tout en me demandant pourquoi diable les chapitres étaient divisés en mois et les mois en jours.


Assez, c'est assez. J'ai donc repris ma lecture à partir du début.


J'ai finalement lu ce document en deux jours.


Comme je l'ai dit plus haut, le style d'Éric McComber me plaît beaucoup.


Le contenu me rend triste. Toutes ces questions existentielles sur fond de sexe. Je trouve que le sexe occupe beaucoup de place dans nos vies et c'est normal . On dit souvent le sexe mène le monde mais est-ce toujours de façons aussi intensive et j'oserais dire compulsive et scatologique?

Pour ceux qui l'aurait pensé: je ne suis pas une matante malgré mes cheveux blancs.



Citation: pleine de poésie et de sonorité (s).

"Il y a des douceurs...
Les arbres, toujours, l'après-midi, avant de venir. Le chant chuchotant des chênes qui chaloupent au couchant, l'été. Le vent rauque qui craque dans les branches défroquées, l'hiver.


Les conifères qui tanguent à minuit, endimanchés de glaçons miroitants. Les petites haies, blotties les unes contre les autres, figées, roides, vitrifiées.


La nuit. Le grain de la nuit. Les cris de la neige dure sous les bottes, la nuit.


Le soleil...par la fenêtre...Puissant, sur la peau du pied, sur le tapis du salon, au sortir de la douche." p.30

6 commentaires:

Venise a dit...

J'ai cliqué sur Babelio mais je ne la trouve pas rapidement.

Tu ne pourrais pas faire un copier-coller pour ici afin que nous puissions profiter de ta critique ?

:-)

Venise

Ginette a dit...

J'aurais bien aimé voir un livre comme celui Yvan le Terrible http://ivanleterrible.blogspot.com/
pour le mettre dans ma bibliothèque.

ClaudeL a dit...

Tiens, contente de te lire à nouveau! Lire sur des feuilles, c'est ce que font les éditeurs avec nos manuscrits, hihi!

Venise a dit...

Avant tout, je trouve curieux que vous ayez reçu un "manuscrit" au lieu du livre sous sa forme finale. En même temps, pour ma part, j'y aurais vu un privilège de lire, avant tous, cette forme préliminaire. Question de point de vue.

Finalement, vous avez aimé le fond une fois dépassé la forme. Et j'appuie, vous n'est pas une "matante" du tout dans votre état d'esprit ouvert. Si je comprends bien, ce roman et ses personnages fictifs ont soulevé des questions qui ont trait à la place du sexe dans notre société. L'univers du roman vous a fait réagir, c'est quand même positif, tout sauf l'indifférence !

À lire les extraits, je comprends que vous ayez été charmé par son style.

Merci de la critique, j'ai encore plus hâte de le lire.

Geneviève Thibault a dit...

Bonjour,

Au moment où nous devions vous envoyer le livre dans le cadre de l'opération Masse Critique, le livre n'était pas encore imprimé. Il nous fera plaisir de vous en envoyer un exemplaire.

L'équipe de La mèche

Ginette a dit...

Merci Madame Thinault.

S'il y avait eu une note explicative c'aurait été plus facile à avaler. Nada!