08 février 2009

Ce que j'apprends dans mes ateliers...

J'apprends que pour atteindre l'universalité dans l'écriture, il faut en quelque sorte s'oublier.
Il faut écrire en laissant revenir à la surface les mots qui nous ont faits. C'était peut-être de cela dont nous parlait Monsieur Pontbriand quand il nous parlait d'origine.
Je cite ici une auteure que je ne connais pas mais il y a des bouts de son discours qui me font réfléchir.
http://www.danielriot.com/archive/2004/11/26/viviane_forester_l_horreur_eur.html

Viviane Forrester nous dit: Je ne sais rien, rien d'avance quand j'écris...écrire c'est chercher, ce n'est pas dire ce qu'on sait, mais chercher ce qu'on ne sait pas.
...l'écriture n'est pas un moyen de trouver le salut, mais la possibilité de vivre au présent, tout en sachant que c'est fugace, constamment en état de perte. La jouissance c'est d'être au présent.

La difficulté, quand on écrit, c'est à la fois de tenir compte de l'existence qu'on a, banale, et avec cette banalité, ce discours banal, de dilater un peu la pensée.

Non pas espérer: vivre au présent. Même dans le désespoir. Jouir.

... on ne connaît jamais l'autre, on voit des parois de peau qui renferment des secrets. Chaque personne est très mystérieuse pour elle-même, et, pour l'autre, un monument ambulant de mensonge, d'inconnu; c'est pour cela qu'on a peur les uns des autres, qu'on se méfie.

En tant qu'écrivain, je suis ce que j'écris, une femme, un homme, un caillou, du vent sur la peau, la peau sous le vent,.. une virgule! Je pense qu'il n'y a pas d'écriture féminine et d'écriture masculine.

Être n'est jamais gagné, c'est constamment à réanimer.


1 commentaire:

Véro a dit...

Je n'ai pas tout lu, mais je reviendrai quand je pourrai sans presse.