Messages

Anniversaire

Oui, c'est l'anniversaire de mon époux aujourd'hui. 83 ans, il faut le faire. Comme il dit, il m'en reste moins que j'en ai vécu. Vrai, on ne peut plus dire je t'en souhaite autant. Est-ce qu'on en veut autant ? Là, je parle pour moi. Je dirais pas vraiment. Revoir l'humanité refaire les mêmes bêtises, est-ce que j'y tiens. Voir mon corps décrépir, est-ce que j'y tiens ? Nous sommes nés pendant le temps de la guerre. Finirons-nous nos jours durant la guerre ?

Clavier et araignée.

  Arrrrraigggggée , fantaisie de mon cllllllavier. Mon clavier s'amuse. J'essaie de trouver la solution. Impossible de la trouver pour le moment. La seule solution, enlever la pile et la remettre. Petit inconvénient, ce n'est pas la guerre en Ukraine. Et aujourd'hui le soleil brille. Je me demande si l'écureuil dort toujours dans son nid, celui que je vois de ma fenêtre. Je crois que oui, même qu'il doit dormir sous la neige, bercé par le vent. Peut-être qu'il glisse une patte à l'extérieur à certains moments et le bout de son nez pour tester la température. Je fais la  Beigbeder aujourd'hui. Quel nom impossible à retenir ! Et je suis branchée sur mon cerveau. J'écris ce qui me passe par la tête. J'allais parler d'une araignée que j'ai vue ce matin. Araignée du matin chagrin. Je combats la superstition. Je vois les araignées le matin surtout. Je les regarde vivre. Elle ne me font pas peur. Et les fils d'araignée, on s'en fout....

Message

Je vois que des gens viennent voir mon blog. J'aimerais bien connaître ce que pense ces gens, seulement des mots positifs, des petits encouragements. Quand on écrit, on aime être lu. On tout cas, moi j'aime ça. Tout peut se faire par courriel. Il y a une petite enveloppe en bas de chaque article ou insérer directement un commentaire dans l'espace prévu en bas de chaque fragment.

Beigbeder en bleu de mer

 Comme le dit Beigbeder en parlant de son nouveau livre un barrage contre l'Atlantique : Jean-Christophe Laurence de la Pesse l'interroge: « Parlant de phrases : celles du livre sont très courtes et très espacées, passant parfois sans logique apparente d’une idée à une autre. Pourquoi avoir opté pour cette forme ? J’avais une impuissance à écrire, donc j’avais décidé d’écrire seulement une phrase par jour. J’ai fait ça un temps, puis c’est devenu deux phrases, puis un flot continu. Cette forme a permis de débloquer… J’ai toujours bien aimé les formules et là, je trouvais ça marrant de les exposer davantage dans un récit qui s’organise avec des phrases où chaque idée en entraîne une autre. Exactement comme ça se passe dans le cerveau humain. On a des pensées qui se bousculent en permanence dans notre tête. C’est amusant de créer cet effet de foutoir qui est organisé à notre insu. » Piste à suivre : une phrase par jour et on verra où tout cela nous mène. Si je pouvais voir ...

Mon nom est personne

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  J'ai lu l'article de Josée Blanchette : Mon nom est personne, confession d'une chômeuse, et je me suis sentie visée. Pourtant, chômeuse, je ne suis pas. Je suis seulement retraitée. « J’erre dans les limbes d’un monde zombie, sans carte d’affaires, sans destination précise après mes deux cafés du matin, sans identité non plus. Si tu ne peux pas répondre à la question “ Vous faites quoi dans la vie ? ”, tu n’es plus grand-chose, tu deviens invisible aux yeux des affairés, des marathoniens.» ****** Aujourd'hui, je peux ajouter cet article: Car il paraît qu'on étudiera la question. Nous rendre moins invisible serait déjà bien. J'ai lu un autre article qui disait qu'on devait diminuer notre consommation de viande rouge. Et oui, vous pouvez allonger votre vie en vous pliant à cette consigne. Et moi de penser à quoi pourrait me servir de vivre 5 ou 10 ans de plus quand mon nom est personne. ****** Vieillir mieux   Pour des états généraux sur la vieillesse...

Mon nom était écrit sur l'eau

Je lisais des mots qui m'ennuyaient, des mots qui brassaient des idées. Je n'ai rien contre le brassage d'idées mais, il faut que les mots me plaisent, me captent.  Change de livre puisque tu n'arrives pas à te concentrer sur ces mots. Il y a tellement d'auteurs et de livres. Et au hasard, j'ai choisis de lire « Mon nom était écrit sur l'eau » d'Olivier Bleys. Je ne vois plus le temps passer. Il me parle des « taloches du vent », « des vantaux récalcitrants » : il décrit l'orage. « Le pétillement de l'eau sur les tuiles ». Et soudain, je réalise que je suis amoureuse des mots. Être amoureux des mots, est-ce que ça se peut.

La peur -poème de Khalil Gibran

  On dit qu’avant d’entrer dans la mer, une rivière tremble de peur. Elle regarde en arrière le chemin qu’elle a parcouru, depuis les sommets, les montagnes, la longue route sinueuse qui traverse des forêts et des villages, et voit devant elle un océan si vaste qu’y pénétrer ne parait rien d’autre que devoir disparaître à jamais. Mais il n’y a pas d’autre moyen. La rivière ne peut pas revenir en arrière. Personne ne peut revenir en arrière. Revenir en arrière est impossible dans l’existence. La rivière a besoin de prendre le risque et d’entrer dans l’océan. Ce n’est qu’en entrant dans l’océan que la peur disparaîtra, parce que c’est alors seulement que la rivière saura qu’il ne s’agit pas de disparaître dans l’océan, mais de devenir océan. à méditer …

Toutes les vies possibles : Carnets minimalistes

Dans ma douche, ce soir, je me suis demandé pourquoi je pensais avoir des atomes crochus avec Patrice Godin et son carnet : Toutes les vies possibles: carnets minimalistes. (je ne sais pas pourquoi les s mais bon …)  Écrire au sujet d'un livre qu'on a lu, c'est un peu révéler comment on se sent en lisant ce livre. Comment le livre résonne en nous. J'essaie d'écrire moi aussi un carnet d'écrivain. J'en ai même deux versions. J'ai même pris un cours d'initiation aux carnets avec Robert Lalonde qui définit le carnet comme un moment de repos de l'écriture de fiction. Il dit à Gérald Gaudet dans Écrire, Aimer, Penser: « J'entreprends habituellement un carnet au moment où le roman que je suis en train de faire ne veut rien entendre de ce que je veux lui faire, faire, il me résiste. » Patrice Godin écrit : « Puis , ça me frappe. Ce n'est pas un roman que j'écris. D'autres idées interfèrent, viennent court-circuiter le flot de mon histoir...

La loi du silence

Ce matin, à 2h.7 exactement, je me suis réveillée en sursaut. L'ombre de mon frère décédé planait au-dessus de moi. J'ai compris bien des choses. Naïve que je suis. Le seul mot que je retiens : Omertà : la loi du silence.

Mon père, l'enfant réparé Grégoire Delacourt

Livre sur les abus sexuels   par des prêtres. Mots inspirants « J'attends, assis sur une grosse pierre, et j'écoute la mélopée du vent dans les branches des platanes chauves. » p. 18 « … le démon avait fait son nid dans le ventre de mon père… » p. 34 « Il faut parler, il faut crier, car qui ne parle pas, qui ne crie pas laisse triompher le monstre et devient son propre assassin. » p. 50 « … un essaim de silences. » p. 99 « Je prie parce que j'ai peur. Je prie parce que je suis seul. Je prie parce que je suis impuissant. C'est quand on ne maîtrise plus sa vie qu'on la remet entre les mains d'un autre. Que notre lâcheté l'emporte. » p. 166 L'enfant réparé « J'en étais sorti écrasé du talent des autres. Il m'avait semblé qu'ils possédaient tous cette folie qui fait les œuvres et les tumultes. Moi je ne possédais rien de tel … » p. 17 « Les choses n'arrivent jamais. Il faut les ravir. » 

Mots que je pourrais utiliser.

  «Mon récit sera fidèle à la réalité ou, du moins, au souvenir que je garde de cette réalité, ce qui revient au même.»    Borgès Ulrica  ( Le livre de sable , trad. Françoise Rosset, Paris, Gallimard, 1978, p. 20 Nouvelles : El libro de arena. De même, dans  Une chambre à soi , Virginia Woolf prévient son lecteur:  «Il y a des chances pour qu’ici la fiction contienne plus de vérité que la simple réalité. »  ( Une chambre à soi , trad. Clara Malraux, Paris, Denoël, coll. 10/18, 1992, p. 9).  «Il me transporte dans un monde irréel. C’est le monde du rêve. C’est le monde le plus réel qui soit.»  ( Les fruits d’or , Paris, Gallimard, 1963, p. 88). Nathalie Sarraute Pour Schütz, il n’y a pas de réalité objective mais des  «réalités multiples» , thème qui lui est cher et qu’il développe notamment dans son interprétation du roman de Cervantès. Selon lui, l’objectivation de la réalité n’est qu’une construction sociale:  «L’origine et la so...

Poèmes du moment

la course   folle des nuages  affole mon regard traîne avec eux le lever du soleil m'effraie un instant, j'ai pensé au feu La terre me surprend le vent   toujours le vent. ******* Tentation de m'enfermer dans un cocon ne plus bouger attendre le printemps à l'abri.

Mon garde-robe

  Je ne connaissais pas cette collection de poésie des éditions de La Courte Échelle jusqu’à ce que je veuille participer à Masse Critique de Babelio : recevez un livre, publiez une critique. De la poésie pour les jeunes, quelle idée géniale ! Dans mon garde-robe , écrit par Aimé Verret, s’adresse aux enfants de 11 ans et plus. J’ai lu ce recueil de poésie avec le regard d’une grand-maman qui a vu sa petite fille grandir, de l’extérieur. Aimé Verret a très bien décrit cette évolution, les hésitations, les oui, les non, les peut-être, déroutants quelques fois pour les adultes. C’est-tu bizarre de vouloir exister mais aussi être invisible ?    p. 32   L’auteure raconte aussi la difficulté de se faire des amis lorsqu’on arrive au secondaire. Comment a-t-elle pu toutes les conquérir et m’oublier si vite ? p. 25 Et la solitude qui en résulte. Maintenant que je suis seule dans les corridors à la récré à la café le matin l’après-midi ...

Martin Winckler : Atelier d'écriture 2

  Atelier2 : Martin Winckler   Mes vacances dans…   Ce matin, je sens un élan. Ce matin, il faut que j’écrive le trou de l’autruche. Mes vacances comme l’autruche. Dans son trou. Comme on dit faire l’autruche, ou mettre sa tête dans le sable comme l’autruche. Là, j’apprends que l’autruche ne met pas sa tête dans un trou quand elle a peur. C’est une légende. Pline l’Ancien parlait un peu au travers son chapeau. Mais l’oiseau pond ses œufs dans le sable. Papa creuse un trou jusqu’à 30 cm de profondeur. Maman pond ses œufs dans le trou. Papa couve les œufs, maman nettoie le nid et tourne les œufs. Maman a régulièrement la tête dans le trou. Un observateur éloigné pourrait croire qu’elle se met la tête dans le sable. Ben, il n’en n’est rien. Car, elle n’a pas besoin de se mettre la tête dans le trou quand elle est effrayée. Struthio s’enfuit à toutes jambes quand elle a peur. Elle peut atteindre jusqu’à 70km heure pour s’éloigner du danger et son coup de ...

Ateliers d'écriture Martin Winckler

 « Écrire, c'est empiler des idées, des fragments de phrase, des résumés, des synopsis; sur le papier et dans la mémoire. Ces empilements ne sont pas inertes: leur accumulation fait naître de nouvelles idées, suggère de nouvelles perspectives, et sert de terreau à des textes. Les fragments, les esquisses, les bribes sont les fondations des nouvelles et des romans à venir. » En écrivant, je me demande pourquoi je fais la collection des mots des autres. En principe, j'ai une grande collection de mots, éparpillés un peu partout, sans ordre. Quelques-fois, je feuillette mes carnets hétéroclites: calculs, notes de voyage, recettes. Certaines fois, j'oublie même de noter le nom de l'auteur. J'espère que ces mots font naître de nouvelles idées dans mon subconscient. 1er atelier: Une journée dans la vie d’un lave-vaisselle… Tu es là depuis peu. Nous t’avons installé sous le comptoir dans la cuisine à la place qui te revient, l’endroit conçu pour toi. Nous avions hâte. Les d...

Mes mots.

  Butiner J'aime particulièrement ce mot. À cause de sa résonnance, à cause de sa signification. On l'emploie en parlant du travail des abeilles. Mais on peut l'utiliser au figuré : butiner des livres, des mots, des idées, des données, des recettes... En anglais, il faut plusieurs mots pour exprimer cette idée. caméra à la main je butine comme le bourdon un bourdon - caméra à la main  je butine
  en différé le soleil entre en silence se fixe au mur Il était là, il n'est plus. Les nuages s'effilochent.  Maquiller son coeur, maquiller sa face. Trouver de la beauté. Vivre le temps présent, éphémère lui aussi.

Un livre inutile, Christian Bobin. Fata Morgana.

« Les livres sont des boites à musique remplies d'encre. » Un livre à effeuiller. Comme les premiers livres que j'ai lus. Avec un coupe-papier. Objet désuet. Baiser du tranchant   autour de l'hymen. Déchirure douce à l'oreille.  Livre oublié. Que je feuillette aujourd'hui. L'intellect est prêt à l'accueillir. Lire entre les lignes des mots. Bobin s'adresse à des amis très chers. De Paul Claudel, je ne comprends pas trop ce qu'il veut me dire. Il attise ma curiosité, me dit que je ne connais pas bien Claudel. Je retiens de lui son théâtre éthéré, désincarné de mes jeunes années. Relecture. La brume se dissipe. Les mots de Bobin deviennent les miens. Comme on goûte la vanille dans une glace ou le subtil goût de pomme dans le vin. Euréka !  Bobin s'émerveille des mots de Claudel qu'il avait un peu snobé et qu'il découvre « petit Paul c'est une âme d'enfant dans une chair d'homme. » Et il écrit aussi « Pour faire un petit Paul, po...
  Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Ciel gris et stratus. Les météorologues ont le don de nous donner des espoirs. Hier, on avait droit au soleil et peut-être à une température intéressante pour aujourd'hui. Mais ce matin nada! Rien. Je sais la météorologie n'est pas une science exacte, pardon la prévision météorologique n'est pas une science exacte malgré ses progrès immenses. En tout cas, c'aura été une occasion d'écrire des mots météo qui ne sont pas si facile que ça à écrire. J'ai tendance à gribouiller dans la région du r. Je lis aussi Lettre à Benjamin de Laurence Leduc-Primeau. Son partenaire s'est donné la mort. Elle lui écrit une lettre pour crever l'abcès, pour continuer à vivre même s'il n'est plus là. Pour vider sa tête de ce cirque qui roule dans sa tête, de ces pensées qui comme un motif de tissage ou d'imprimerie,  reviennent,  reviennent,  reviennent, toujours, toujours, toujours.  Aparté :     effacer   le...
  Le ciel est bleu réveille-toi. c'est un jour nouveau qui commence. Et   ce matin je me suis encore levée. Avec le soleil aujourd'hui naît l'espoir. Petit à petit, on se dit qu'on la vaincra cette pandémie, la reconstruction du paradis. Non du feu qui détruit tout, mais d'un virus qui détruit presque tout. Les humains soumis à l'invisible. Les personnes âgées ou non. La vie sociale. Même si on en a peu. Surtout la liberté de choisir si on veut ou si on ne veut pas. Car, il ne faut pas se le cacher, quand on prend sa retraite, quand on devient vieux nous sommes un peu confiné ou le confinement ça nous connaît. Ce genre d'écartement de la société. Ne sommes-nous pas discartés depuis le premier jour de la retraite? Oui, oui, je sais. Ce mot vient de l'anglais. Et pourquoi pas, il dit bien ce qu'il veut dire. Saurons-nous encore faire des câlins ? Je me sens un peu R.L. ce matin. Vous êtes humble ma chère. R.L.. dit : la chaîne des Adirondacks, longue  ...