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Mircea Eliade

Curieusement, j'ai choisi de lire, sans que je le sache, trois livres dont les narrateurs sont des adolescents. Le premier : «Si tu passes la rivière» de Geneviève Damas. Je crois l'avoir déjà lu mais cette fois-ci la lecture fut plus attentive. J'ai aimé l'histoire, l'intrigue et j'ai éprouvé  le besoin de me rendre jusqu'à la fin. La voix donnée au jeune narrateur me lassait par moment. Il n'y avait pas de réels chapitres, pour moi c'est un handicap. Le deuxième livre : «Laisser parler les pierres» de David Machado . David Machado est un jeune écrivain portugais , prometteur semble-t-il. Je me suis rendue à la page 48. J'aime la voix du narrateur, mais là vraiment il n'y a aucun chapitre. Comment s'arrêter ? Il passe du présent au passé sans crier gare. J'ai lu quelques critiques pour essayer de comprendre le cheminement de ce jeune auteur que j'ai un peu mieux compris mais définitivement ce n'est pas le genre d'écri...

Une pensée...

qui me fait réfléchir. « En ce moment, à l’endroit même où vous vous trouvez, il y a une maison qui porte votre nom. Vous en êtes l’unique propriétaire, mais, il y a très longtemps, vous en avez perdu les clefs. Ainsi vous restez dehors, ne connaissant que la façade. Vous ne l’habitez pas. Cette maison, abri de vos souvenirs les plus enfouis, refoulés, c’est votre corps. » (Thérèse Bertherat, avec la collaboration de Carol Bernstein, Le corps a ses raisons : auto-guérison et anti-gymnastique, Paris, Seuil, 1976, p. 9).

Le mur invisible de Marlen Haushofer

Je regrette de n'avoir pu écrire mes impressions à mesure que je lisais. J'aurais peut-être pu le faire à la main mais je ne l'ai pas fait. J'avais marqué des passages afin de les transcrire mais maintenant sortis du contexte de la lecture ils ne me disent plus rien. Je peux dire que j'ai beaucoup aimé ce livre même s'il raconte le quotidien d'une femme emmurée mais elle a une façon de nous dire sans tout nous dire qui nous incite à vouloir continuer jusqu'au bout. Je peux dire que je suis restée sur ma faim car j'aurais aimé savoir si elle avait survécu. J'en ai rêvé. Et j'ai compris que c'est un livre qui nous marque. Des murs invisibles, il y en a beaucoup qui furent et qui sont présents.

Bon signe

Je lisais mais avec parcimonie moi la boulimique de mots. Rien ne m'intéressait plus. Mais...soudainement je sors de ma léthargie. Comme il m'arrive souvent je lis deux livres en même temps: L'art de la joie de Goliarda Sapienza (le livre qu'Hélène lisait). Toute une brique. Une brique qui m'accroche, une phrase a retenu mon attention depuis mon réveil récent, du bof! qui sommeille en moi: Je n'étais pas habituée à marcher sans un mur qui marque les frontières avec le monde extérieur. Et je lis en même temps: La petite pièce hexagonale de Yoko Ogawa. Livre prêté par Véronique. Maintenant je sais ce qu'est la petite pièce hexagonale: une petite pièce à raconter. Je trouve l'idée géniale. Je crois bien que je m'en servirai un jour.