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Des fois...

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... je n'ai pas besoin d'histoires pour lire. Je lis pour lire. Je lis pour entendre la musique des mots et pour m'émerveiller de ce que l'humain a de plus merveilleux, la vie, bien sûr, et le pouvoir des mots. De la poussière d'étoiles intelligente. Je lis depuis que je sais lire... Une sorte de boulimie des mots. Les mots entrent par une oreille et sorte par l'autre. Pourquoi par une oreille? Je lis pourtant avec mes yeux. Pour dire, lus et oubliés. Oubliés? Peut-être que non, sûrement non. Il ne reste que l'essentiel. J'avais été un peu déçue par Mon enfant de Berlin parce que je recherchais certains renseignements sur l'Allemagne que je n'avais pas trouvés. J'avais quand même aimé l'écriture fluide comme une musique. C'est pourquoi, j'ai voulu lire un autre livre d'Anne Wiazemsky. Un livre qu'on lit sans tracas. Un livre tranquille, c'est-à-dire qui se lit bien. Trois récits: elle parle de son Prince russe de pèr...

Mon enfant de Berlin.

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J'ai commencé à lire ce livre avant mon voyage en Allemagne. Dans le bus, qui nous conduisait d'une ville à l'autre, j'ai poursuivi cette lecture. Je me posais souvent cette question : est-ce un roman ou un récit? Quelle est la part du réel? Il est classé « roman » par la maison d'édition. Peut-être à cause de l'histoire d'amour entre une ambulancière de la Croix-Rouge et son Prince charmant russe. J'avoue que j'attendais plus de ce livre. J'aurais voulu savoir comment se déroulait la vie d'une femme à Berlin après la guerre. Claire Mauriac écrit des lettres à ses parents, tient un journal, mais je trouve ses lettres anodines et lassantes et son journal nous renseigne peu sur sa vie et ses sentiments. En fait, je trouve que ce livre manque de profondeur, il effleure les sujets. Nous en apprenons quelques bribes à la page 231 quand Hilde raconte: « ...la chute de Berlin, l'occupation par les Soviétiques; la famine, la mort, les viols; sa c...