Messages

Rien ne va plus...

J’ai essayé de lire : FUGITIVES d’Alice Munro Ce sont des nouvelles. Elle est une auteur canadienne. Elle écrit en anglais mais je la lis en français. Je ne saurais lire en anglais. Du moins ce serait trop long. D’après mes recherches, elle est récipiendaire de plusieurs prix dont le prix du gouverneur général. Donc ses livres doivent être formidables à lire dans la langue d’origine mais en français... peut-être que je lis mal. Je ne lis pas seulement pour lire une histoire. Pour moi, les mots ont de l’importance, les mots et leur alignement. Exemples : p. 68 Elle parle qu’elle a eu un petit accident c’est-à-dire ses menstruations. Je n’ai rien à redire avec cela. Alors, elle s’en va aux toilettes pour changer sa garniture « Le visage en feu, prise de crampes, la tête lui tournant un peu, le coeur soulevé, elle se laissa tomber sur les toilettes, ôta sa garniture trempée, ... Quand elle se leva, elle fixa la nouvelle garniture... » Depuis quand appelle-t-on des serviettes sanitaires ...

l'écriture encore et souvent

un jour, j’ai pris la parole. Je ne sais plus quel âge j’avais Mais je sais que j’ai participé au concours de poésie de Radio-Canada. Il faudrait voir en quelle année ces concours ont commencé. (je suis allée voir sur Radio-Canada mais je n’ai rien pas trouvé grand chose. Ils parlent d’il y a 30 ans. Mais je devais avoir dans les environs de 17 ans, je crois...) J’étais pleine d’espoir et pleine d’illusions. J’avais envoyé des poèmes. Je crois bien qu’ils étaient rimés. C’était ce qui se faisait à l’époque, du moins je pense. J’ai essayé en vain pendant plusieurs années de retrouver ces poèmes. Ils étaient sur papier seulement. Dans un minuscule cahier à anneaux duquel j’ai délogé les feuilles pour le donner à une de mes filles. Des feuilles en liberté se perdent des fois. Et peut-être que j’ai dit bof ! Je me soupçonne de les avoir détruites. Est-ce que j’aurais manqué de ténacité ? Ou bien la vie en a décidé autrement. Et je pense à Nancy Huston qui dit dans L’espèce ...

La machine

On dirait que la machine à lecture est repartie. Pour écrire, il faut lire. J'ai beaucoup lu mais depuis un certain temps j'avais des problèmes. Je n'arrivais pas à trouver les livres. J'allais dire chaussure à mon pied mais je ne lis pas avec mes pieds que je sache! En deux jours, j'ai lu Les carnets de Douglas de Christine Eddie. Je ne ferai pas un long commentaire sur ce livre parce que ce serait répéter ce que d'autres ont déjà dit. (Voir mes liens.) Je ne peux m'empêcher cependant de faire un certain parallèle avec L'élégance du hérisson. Nous suivons, dans ces deux romans, deux personnages qui ne sont pas très heureux. Je veux dire que chaque personnage participe à l'élaboration du livre. Je sens que je m'exprime mal. Un chapitre est consacré à un personnage et l'autre chapitre à l'autre personnage. Dans L'élégance du hérisson chaque personne se raconte ou raconte ses pensées profondes tandis que dans Les carnets de Douglas nous...

Titre

Je me demande souvent que veulent dire les titres des livres. L'élégance du hérisson suscite aussi ma curiosité. J'y suis arrivée. Le personnage principal est une femme fort intelligente qui se cache derrière le rôle d'une concierge. L'auteur dit: Madame Michel, elle a l'élégance du hérisson : à l'extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse,mais j'ai l'intuition qu'à l'intérieur, elle est aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont des petites bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégants. Une pensée profonde à mon humble avis. Elle a parlé avant des maisons de retraite et elle dit que quand on y entre ça veut dire: Je suis fini(e), je ne suis plus rien, tout le monde y compris moi, n'attend plus qu'une chose : la mort, cette triste fin de l'ennui. Je dois avouer que je disais des maisons de retraite (car il y en a une pas loin de chez-nous), ce sont des mouroirs mais je n...

L'élégance du hérisson Muriel Barbery

La Civilisation, c'est la violence maîtrisée, la victoire toujours inachevée sur l'agressivité du primate. La faculté que nous avons de nous manipuler nous-mêmes pour que ne vacille point le socle de nos croyances est un phénomène fascinant.

L'espèce fabulatrice Nancy Huston

L'univers comme tel n'a pas de Sens. Il est silence. Personne n'a mis du Sens dans ce monde, personne d'autre que nous. Le Sens dépend de l'humain, et l'humain dépend du Sens. Parler, ce n'est pas seulement nommer, rendre compte du réel; c'est aussi, toujours, le façonner, l'interpréter et l'inventer. Le réel est sans nom. Le nom "juste" ou "naturel" d'un objet, acte ou sentiment n'existe pas. Sans hommes: pas de nom. Dieu qui nomme les premiers hommes, etc., c'est une fiction. Nous ne sommes pas Sa création, Il est la nôtre. Dieu ne peut pas être, ailleurs que dans nos histoires. Pour être Dieu il faut parler et pour parler il faut une langue et pour avoir une langue il faut déjà faire partie de l'histoire humaine.

Et puis...

Alberto Manguel dit: Lire, presque autant que respirer, est notre fonction essentielle.

écrire bis bis bis

Pour écrire, il faut lire paraît-il. Je n'arrête pas de lire depuis quelque temps. Des nouvelles et de la poésie. Chaque jour je me rends compte qu'il y a tellement d'auteurs à lire que je ne connais pas. C'est presque décourageant. Et, effet contraire, plus je lis, plus je me demande pourquoi je veux absolument écrire.

Un coeur rouge dans la glace Robert Lalonde Nouvelles

Écrire ce n'est pas raconter une histoire. C'est s'attaquer à l'indicible, c'est chercher la transparence.

L'écriture (Suzanne Jacob)

Suzanne Jacob dit: Il faudrait retrouver...la première fois où l'écriture est venue, plutôt que moi venue à elle. c'est la main qui écrit, qui fait apparaitre cet autre Je Ce n'est pas le dictionnaire qui met les mots au monde. C'est la vie. C'est la nécessité de nommer la vie pour la rendre lisible. Le roman est venu de la vie, pas du roman. Et c'est toujours à recommencer, de laisser la structure se déployer de l'intérieur, de la vie, non pas comme une commande à l'extérieur, mais comme une nécessité, une passion de l'intérieur.
Pourquoi dire? Belle phrase n'est-ce pas?

Je souffle...

Michel Pleau m'a demandé si j'avais eu peur. Il pose souvent des questions qu'on n'oserait pas poser. Je lui ai dit qu'en effet j'avais eu des craintes. Il m'a dit qu'il ne fallait pas. Il a trouvé mes haikus pas mal bons. Bien sûr, j'ai un peu de travail à faire, des haikus à changer, d'autres à trouver, mais il m'a dit que d'ici un mois je devrais envoyer tout cela dans une maison d'édition. Il paraît aussi que mon autre poésie est bonne.
Je ne sais plus je ne sais pas. J'avoue que je doute. J'ai prêté mes haïkus à Michel Pleau (prix du gouverneur général) pour qu'il les regarde. C'est parce que j'ai de petites ambitions. Je tremble un peu. Moi je les aime bien mais sont-ils publiables. Ce n'est pas lui l'éditeur mais vaut mieux connaitre l'avis de quelqu'un qui s'y connaît pour avoir publié plusieurs recueils de poésie dont 1 de haïkus . Il m'a parlé de publier à compte d'auteur. Peut-être ne voulait-il pas trop me donner d'espoir. Mais je ne crois pas que je publierai à compte d'auteur. Je crois plutôt que j'abandonnerai.

Ce que j'apprends dans mes ateliers...

J'apprends que pour atteindre l'universalité dans l'écriture, il faut en quelque sorte s'oublier. Il faut écrire en laissant revenir à la surface les mots qui nous ont faits. C'était peut-être de cela dont nous parlait Monsieur Pontbriand quand il nous parlait d'origine. Je cite ici une auteure que je ne connais pas mais il y a des bouts de son discours qui me font réfléchir. http://www.danielriot.com/archive/2004/11/26/viviane_forester_l_horreur_eur.html Viviane Forrester nous dit: Je ne sais rien, rien d'avance quand j'écris...écrire c'est chercher, ce n'est pas dire ce qu'on sait, mais chercher ce qu'on ne sait pas. ...l'écriture n'est pas un moyen de trouver le salut, mais la possibilité de vivre au présent, tout en sachant que c'est fugace, constamment en état de perte. La jouissance c'est d'être au présent. La difficulté, quand on écrit, c'est à la fois de tenir compte de l'existence qu'on a, banale, ...

L'imaginaire, de mots pour le dire.

C'est le titre de l'atelier du lundi. Prof.: Laurier Veilleux. J'aurais une photo mais je trouve que ce n'est pas vraiment lui. J'avais pris un livre de poésie (La peur des éclipses) dont il est l'auteur sans savoir que j'allais l'avoir comme prof. J'ai lu quelques pages et j'aime sa poésie, cette poésie qui ressemble à un récit mais... Pas hermétique du tout. Et il est d'accord avec toi Hélène: l'écriture... C'est comme un autre travail. Il faut juste s'y mettre, sans attendre d'avoir le goût, ou de se sentir prête, ou assez bonne, ou je ne sais quoi. l'inspiration, les muses il ne faut pas trop compter la-dessus.

Poésie

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Aujourd'hui commençait mon atelier de poésie avec Michel Pleau. J'y suis allée à pieds. C'est lui. Drôle. Des fois je retrouve Yvon Deschamps dans sa façon de parler. Il est l'heureux récipiendaire du prestigieux prix du gouverneur général pour son livre La lenteur du monde.

Tout...

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...est réuni: le lieu, la table, l'ordi,la chaise, la fenêtre vers laquelle je peux me tourner de temps en temps. Il faudra que j'ajuste la chaise. Un peu basse à mon avis. Ou question d'habitude. Il me manque le mot, la phrase qui déclenchera le tout.

Une pensée...

qui me fait réfléchir. « En ce moment, à l’endroit même où vous vous trouvez, il y a une maison qui porte votre nom. Vous en êtes l’unique propriétaire, mais, il y a très longtemps, vous en avez perdu les clefs. Ainsi vous restez dehors, ne connaissant que la façade. Vous ne l’habitez pas. Cette maison, abri de vos souvenirs les plus enfouis, refoulés, c’est votre corps. » (Thérèse Bertherat, avec la collaboration de Carol Bernstein, Le corps a ses raisons : auto-guérison et anti-gymnastique, Paris, Seuil, 1976, p. 9).

Pfutt...

... partie l'euphorie pour l'écriture.

Mon mari...

pense qu'il me connait depuis les 40 ans qu'on vit ensemble. Je ne crois pas. Par exemple, il dit que je suis une romantique. Oui, je suis, un peu, peut-être un peu plus, romantique. Pas comme il pense. Par exemple, il me parle encore du temps de notre voyage de noce. Il s'imagine que j'aurais voulu trouver la place romantique... pour déjeuner. Mais je lui ai dit et je lui redis encore que moi j'ai rarement faim en me levant et je n'avais pas plus faim en ce temps-là. Je mangerais vers 9.00- 9.30 et je passerais l'heure du diner ou je mangerais plus tard. Mais voilà pas lui. Je lui ai dit: je te ferai remarquer que j'ai déjeuné toute ma vie. Et j'ai fait trois repas par jour. Je crois que je me suis bien adaptée. Et je ne vois pas la pointe de romantisme là dedans. Mais je ne crois pas qu'il comprendra un jour. L'adaptation est-ce bon? Je n'en suis plus sure et depuis un bon bout de temps.