Messages

Sèna par Françoise de Luca.

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Tout un roman écrit au Tu. Comme si le personnage se regardait, ou  voulait se convaincre ou voulait tout dire sans trop s'impliquer comme on peut s'impliquer avec le Je. Le roman est bâti en trois parties :  - l'enfance de Thomas et la rencontre marquante avec Teresa.  - l'étudiant Thomas qui rencontre Sèna, autre rencontre marquante  - l'homme Thomas qui fait la paix avec lui-même Chacune de ces parties comptent plusieurs chapitres courts et fort bien écrits. J'avoue que, quand j'ai lu  les premiers chapitres, j'éprouvais une certaine gêne, je n'arrivais pas à me concentrer.  Disons-le, je trouvais cette lecture longue. Pourquoi l'auteur s'attardait-elle aussi longtemps sur la relation de Thomas et de Teresa ?  La suite saura nous le dire. C'est à ce moment là que je me suis rendue compte que le livre était bâti en trois parties. Des fois, je trouve malheureux qu'il n'y ait pas une table des matières pour nous guider...

Petite promenade en ville.

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Hier, De gros nuages s'enfuyaient dans le ciel. Pleuvra-t-il ou non ? Les prévisions ne sont guère encourageantes. On nous tient en haleine.  Nous décidons de risquer une sortie. Nous apportons nos parapluies au cas où. Bois-de-Coulonge, nous voici... Nous avions apporté nos caméras. Nous les négligeons. Peut-être, parce que nous avons l'impression de toujours photographier la même chose. J'ai vu : Ce papillon, d'une rare beauté. En fait, je le croyais rare mais en faisant des recherches, j'ai vu que c'était un papillon très commun au Québec. Morio (nymphalis antiopa,antiopa )

Étude sur le tu.

P'tite tête. Tu es une p'tite tête. Tu essaies de tout mener. On peut dire que tu réussis bien. Pas la peine de protester. Cette nuit, souviens-toi de cette nuit. Tout-à-coup, tu dormais à moitié. Tu avais les mains croisées sur ta poitrine. Tu avais la bouche sèche, il fallait que tu boives. Tu pensais qu'il devait faire moins froid à l'extérieur que dans la chambre. L'air climatisé qui fonctionne, est-ce n écessaire ? Tu avais envie et tu n'avais pas envie de te lever. D'aller boire, d'arrêter la machine à rafraîchir qui enlevait toute humidité. Et puis, tu as senti ton cœur battre, tu as senti les vibrations de ton cœur. Tu as senti qu'il s'affolait. Que toi, tite tête tu l'énervais. Et là enfin, tu as persuadé le reste de ton corps de se lever, de tout fermer et d'ouvrir les fenêtres.

Voilà....

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Comment j'occupe mon temps de retraitée. Je continue à apprendre et à imaginer. C'était l'anniversaire de ma petite fille. Pour la première fois, j'utilisais du fondant. Le résultat n'est pas si mal. J'en suis fière.       

Mircea Eliade

Curieusement, j'ai choisi de lire, sans que je le sache, trois livres dont les narrateurs sont des adolescents. Le premier : «Si tu passes la rivière» de Geneviève Damas. Je crois l'avoir déjà lu mais cette fois-ci la lecture fut plus attentive. J'ai aimé l'histoire, l'intrigue et j'ai éprouvé  le besoin de me rendre jusqu'à la fin. La voix donnée au jeune narrateur me lassait par moment. Il n'y avait pas de réels chapitres, pour moi c'est un handicap. Le deuxième livre : «Laisser parler les pierres» de David Machado . David Machado est un jeune écrivain portugais , prometteur semble-t-il. Je me suis rendue à la page 48. J'aime la voix du narrateur, mais là vraiment il n'y a aucun chapitre. Comment s'arrêter ? Il passe du présent au passé sans crier gare. J'ai lu quelques critiques pour essayer de comprendre le cheminement de ce jeune auteur que j'ai un peu mieux compris mais définitivement ce n'est pas le genre d'écri...

Pin de Norfolk

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Comment un pin de Norfolk (araucaria) peut-il me faire penser à un chat. Je dis un chat mais je veux parler de mon ti-Mec. Ti-mec était un chat noir, tout doux, avec une touffe de poil blanc sur le poitrail. Il avait été sauvé, par mes filles, des sabots des chevaux à l'écurie. Quand il est arrivé de l'écurie, il était tout noir et tout rond dans la bombe de Véronique. Seuls ses yeux brillaient de peur. Irrésistible ! Nous avions déjà deux chats. Il est toujours resté sauvage, sauf avec moi. Quand j'étais seul, quand il sentait que ça n'allait pas, il venait se frotter sur mes jambes. Il mendiait mes caresses. Pourquoi le pin de Norfolk me fait-il penser à lui ? Il ne miaule pas, il ne mendie pas mes caresses. Il est tout vert, vert forêt, au bout de ses branches, le vert est plus tendre. Ses aiguilles sont lustrées. Je crois que ce sont mes mains surtout qui éprouvent cette sensation de tendresse... Il est léger. J'aime le voir grandir. Il dépend un peu ...

Insomnie

Je me pensais insomniaque. À vrai dire, je ne le suis pas. Voici la définition d'insomnie : L’insomnie se caractérise par de la difficulté à dormir suffisamment , au point où cela entrave les activités de la vie courante (somnolence, moins bonne attention, irritabilité, etc.). Certaines personnes dorment naturellement peu d’heures par nuit sans répercussion néfaste  : elles ne sont donc pas insomniaques. Donc, pour moi dormir 5 heures est normal. Je ne me souviens pas avoir fait la grasse matinée. Même avant d'avoir des enfants. Quand mes enfants étaient petites, je ne dormais que d'une oreille. Aujourd'hui, il m'arrive souvent de ne dormir que 5 heures et d'être en pleine forme. Autrement dit, je dois me forcer pour dormir plus longtemps. Que faire lorsqu'il fait nuit ? Reproduire ce que l'on a fait toute la journée ? Et le faire sans bruit pour ne pas réveiller l'autre. Chiant que tout cela. C'est pourquoi, je me force à dormir.

Tutti frutti

La neige a fondu, enfin ! Je remarque que l'eau s'accumule dans les fondrières. Hier, j'ai vu deux canards qui profitaient de cet espace d'eau. Le mâle bien tranquille et la femelle qui lissait ses plumes. Je me suis demandé si c'était la saison des amours.

Tutti Frutti

Je crois avoir résolu un mystère. Un petit mystère. Certes pas le mystère de la Sainte-Trinité. Il s'agit d'un petit mystère d'appartement. Nous vivons dans un condominium. Nous rencontrons tous les jours nos voisins. Et principalement la dame d'en haut qui stationne près de nous. Une dame d'un âge certain, veuve, musicienne et toujours tirée à quatre épingles. Comment fait-elle pour être toujours coiffée de façon quasi parfaite, pas une boucle défraîchie, pas une racine blanche. Parfaite ! Parfaite je vous dis cette coiffure. Et cette façon de bouger la tête... Alors, vous voyez quels genres de soucis sont les miens. Et j'ai aussi observé qu'elle n'est pas souvent là à l'heure des repas. Je la soupçonne de manger plus souvent qu'à son tour à l'extérieur. Manger seule n'est pas toujours intéressant. Pour en revenir à sa chevelure, je crois qu'elle porte une perruque. Cette idée m'est venue cet hiver avec nos froids plus que ...

Robert Lalonde, Le seul instant.

Je viens de finir la lecture de ce livre. Pour moi, Robert Lalonde égale ressourcement. Je sens le cœur qui déborde. J'écris ici les mots qui me touchent. Quelques fois, ils viennent de lui et d'autres fois non. Je les consigne ici, car j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque électronique donc je ne peux souligner des pages et des pages. «Je cherche une clarté qui change tous les mots. La poésie est la langue naturelle de ce que nous sommes sans le savoir.» Joë Bousquet, Lettres à Poisson d'or. p. 36 du livre de R. L. Ici, ce sont les mots pour le dire de Robert Lalonde qui me plaisent : «Lune pleine, quasiment déjà la lune rousse de l'équinoxe. Il fait froid d'une perfidie hors saison. L'astre livide navigue laborieusement en brise-nuages. Le cœur se serre : serait-ce déjà la fin de l'été, de mon bonheur ici ? p. 114 LA TOURTERELLE TRAVERSE LE CIEL, lâchant son sifflement de moulinet qui se dévide. La lumière a changé : oblique, rasante, elle...

Vol 459 (1)

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Elle était si jolie J'ai eu envie tout de suite de lire ces livres sur le vol 459. Je dis ces livres car ils sont quatre auteurs à avoir écrit une fiction à propos de ce sujet. Je trouvais cette idée géniale et originale. J'avais envie de savoir comment ces quatre auteurs interprèteraient le sujet. http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/09/11/vol-459-quatre-romans-lies-par-un-meme-destin_n_5807158.html Les mots de: «Elle était si jolie»   sont encore tout chauds dans ma tête. Et la chanson d' Alain Barrière : https://www.youtube.com/watch?=qcetlGdPM2g&list=PLbJNZs9bo0P8n_VSCgfvyNSFKfI9xxsj8  aussi. Des mots qu'il ne faut pas lâcher quand on entreprend de les lire. Pourquoi ? Plusieurs personnages évoluent  dans des lieux différents et à des époques différentes. L'obligation de lire sans perdre trop de temps, tout en étant très attentif,  est peut-être voulue c'est-à-dire, tenir le lecteur en haleine.   J'aime beaucoup le style...

Journal d'un écrivain en pyjama (suite)

p. 23 « Tout ça pour que l'on comprenne qu'écrire n'est pas une opération qu'on peut entreprendre de manière désinvolte. Quand on a porté une histoire trop longtemps en soi, on sent monter la fièvre au moment d'écrire. On doit alors se tempérer afin de dégager un espace pour pouvoir travailler dans le calme. Si Garcia Marquez a pu écrire Cent ans de solitude, c'est parce que sa femme s'est occupée de tout ce qui concerne la vie quotidienne. Ainsi, il a pu s'installer, avec une machine à écrire portative et une rame de papier, dans la petite maison au fond de la cour.» J'ai tiqué. J'ai pensé : heureux hommes...

Journal d'un écrivain en pyjama Dany Laferrière

«Je lisais tout ce qui me tombait sous la main. Mais écrire est différent de lire. L'écrivain et le lecteur sont aux deux extrémités de la chaîne.»

À mon rythme...

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Une photo prise au Château Montebello le 16 juin 2013. Comme le dit ClaudeL, une façon de laisser sa trace...  

Vieillir

Très beau texte de Bernard Pivot Extrait de son livre paru en avril 2011 Les mots de ma vie ! ...   «Vieillir, c’est chiant. J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste. Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient p...

Cap Tourmente

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Aujourd'hui, nous sommes allés faire notre pèlerinage au Cap Tourmente. En fait, nous n'étions pas allés depuis belle lurette, nos étés se passant à jouer au golf. Cette année, nous ferons autrement.  La classique photo de champignons parasites.   Le printemps. Sur le fleuve...   Tout-à-coup, les oies se sont envolées.   Une quenouille. Comme les quenouilles.       Nous avons pensé à Riopelle Avant que l'arbre  ne soit plus là.

Defifoto

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Le thème de Defifoto ce mois-ci: cheval. J'ai un peu regretté de ne pas avoir montré celui-ci croqué sur El Paseo,  Palm Desert, Californie.      

Denis Thériault

J'ai lu de cet auteur La fille qui n'éxistait pas, que Venise a si bien commenté dans son Passe-Mot . Je partage entièrement ce qu'elle écrit dans son commentaire et j'ajoute que j'ai été charmée par l'écriture de Denis Thériault. Tellement charmée que je lis présentement L'iguane . J'adore ! Il me fait sourire. Vives nos auteurs québécois!

Révélation brutale

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Je viens de finir Révélation brutale de Louise Penny. Et je dis bravo Madame Louise ! Mon mari disait de moi que j'étais «addicted». Je ne suis pas bilingue mais je savais bien qu'il voulait dire droguée. Jusqu'au bout le suspense était présent. J'aime bien, pour un moment, croire en ces policiers idéaux, je suppose, qui sont cultivés, au courant de l'actualité et qui ne sacrent pas. J'ai hâte de vous lire à nouveau. 

Jusqu'au dernier mot...

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 «19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Fürher. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler!»   Il n'est qu'un embryon et il nous parle. Il nous parle de l'indicible. La page couverture de ce livre est très explicite. À sa naissance, on le mesurera de toutes les façons pour savoir si il rencontre les normes de l'enfant parfait aryen. Max est le premier enfant à naître du programme Lebensborn initié par Himmler. Des femmes allemandes blondes aux yeux bleus seront réquisitionnées, voire forcées  de s'accoupler à des militaires (...