Messages

Vieillir

Très beau texte de Bernard Pivot Extrait de son livre paru en avril 2011 Les mots de ma vie ! ...   «Vieillir, c’est chiant. J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste. Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient p...

Cap Tourmente

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Aujourd'hui, nous sommes allés faire notre pèlerinage au Cap Tourmente. En fait, nous n'étions pas allés depuis belle lurette, nos étés se passant à jouer au golf. Cette année, nous ferons autrement.  La classique photo de champignons parasites.   Le printemps. Sur le fleuve...   Tout-à-coup, les oies se sont envolées.   Une quenouille. Comme les quenouilles.       Nous avons pensé à Riopelle Avant que l'arbre  ne soit plus là.

Defifoto

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Le thème de Defifoto ce mois-ci: cheval. J'ai un peu regretté de ne pas avoir montré celui-ci croqué sur El Paseo,  Palm Desert, Californie.      

Denis Thériault

J'ai lu de cet auteur La fille qui n'éxistait pas, que Venise a si bien commenté dans son Passe-Mot . Je partage entièrement ce qu'elle écrit dans son commentaire et j'ajoute que j'ai été charmée par l'écriture de Denis Thériault. Tellement charmée que je lis présentement L'iguane . J'adore ! Il me fait sourire. Vives nos auteurs québécois!

Révélation brutale

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Je viens de finir Révélation brutale de Louise Penny. Et je dis bravo Madame Louise ! Mon mari disait de moi que j'étais «addicted». Je ne suis pas bilingue mais je savais bien qu'il voulait dire droguée. Jusqu'au bout le suspense était présent. J'aime bien, pour un moment, croire en ces policiers idéaux, je suppose, qui sont cultivés, au courant de l'actualité et qui ne sacrent pas. J'ai hâte de vous lire à nouveau. 

Jusqu'au dernier mot...

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 «19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Fürher. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler!»   Il n'est qu'un embryon et il nous parle. Il nous parle de l'indicible. La page couverture de ce livre est très explicite. À sa naissance, on le mesurera de toutes les façons pour savoir si il rencontre les normes de l'enfant parfait aryen. Max est le premier enfant à naître du programme Lebensborn initié par Himmler. Des femmes allemandes blondes aux yeux bleus seront réquisitionnées, voire forcées  de s'accoupler à des militaires (...

Venez-vous souper ce soir?

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Je cuisine de ce temps-là :    une petite quiche  et une tarte à la bise  j'ajouterais une petite salade verte et bien sûr un petit vin blanc pas piqué des vers.  On parlerait de livres. De celui que j'ai lu dernièrement. Hollywood de Marc Séguin Je ne sais plus quoi penser ni que dire. Au début, j'étais euphorique. J'ai même écrit au tout début du livre : Elle a vécu le pire dans son pays natal en Bosnie. Dans son pays d'adoption, elle jouit de la vie, jusqu'au jour où, en sortant de son logement, elle tombe raide morte. Un petit trou dans le front, une balle perdue à Jersey City. J'ai même écrit: un livre qui me parle. Je n'ai pas à me forcer. Ce livre, j'ai envie d'en parler. Ensuite, le narrateur et amoureux de Branka, raconte Branka. Quand j'ai voulu écrire ces lignes, je me suis demandé, pourquoi ce titre car les titres ont toujours, pour moi, beaucoup d' importance. Et j...

J'ai lu...

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325 pages sur 634 donc presque la moitié du livre et tout est à recommencer. Je m'en doutais bien. Mais Victor Lessard ne s'en doute pas encore. Moi qui commençais juste à me démêler dans les personnages. Et d'autres s'ajouteront, je le sens.

Je me rends compte...

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... en lisant Je me souviens écrit par Martin Michaud ,qu'en 1980, je n'étais pas tellement là au point de vue politique. Comment un roman policier peut-il ainsi m'ouvrir les yeux ? À la page 113 de cette brique de 633 pages, Martin Michaud nous parle de la nuit des longs couteaux . J'ai eu des tressaillements au ventre. J 'ai feuilleté un peu plus loin pour voir s'il y aurait d'autres ajouts semblables et j'ai constaté que oui. Je ne les ai cependant pas lus avant le temps.    Et j'ai compris le double usage du titre : Je me souviens.   Et j'ai aussi compris pourquoi et depuis quand on ne faisait presque plus partie du Canada. Depuis quand (surtout) le reste du Canada nous regardait avec indifférence. Je sais, on dirait que j'ai vécu sur une autre sphère, trop occupée au quotidien. Mais bon vaut mieux se réveiller avant de ne plus pouvoir. Bien humblement j'en parle.   Chapeau monsieur Michaud!   Peut-êtr...

Je viens de lire...

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    Danielle Laurin en a parlé dans Le Devoir.   J'aurai pu écrire ce livre. J'aurais dû écrire ce livre. Je pense cependant que pour réussir à faire publier ce genre de récit, il faut déjà être connu dans le monde de l'écriture. Le plus drôle, c'est que son petits-fils est né en août 2004 et que ma petite-fille en juillet 2004.   Moi, je n'ai fait qu'écrire de la poésie dont ceci :     Un tourbillon printanier   «  U ne poule sur un mur… »   N on grand-maman : « Ainsi font, font, font… »   T ourbillon de comptines. «  O n joue grand-maman? » U ne petite Sophie apprend des mots R ire de grand-maman, grand devin B albutiements I l faut de la patience L ongtemps sur le métier L es mots viendront, les mots viennent O n pourrait croire au miracle N on, l’enfant grandit   P etite souris trottine R ech...

Karen Thompson Walker présente son roman L'Âge des miracles

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L'âge des miracles est un roman d'anticipation. La terre qui ralentit, mais pas à peu près, et ses conséquences. Julia, qui est maintenant une jeune adulte, nous raconte ce changement et son évolution avec ses yeux de jeune adolescente de 11 et presque 12 ans, l'âge qu'elle avait lorsque le phénomène est apparu. Ce premier roman de Karen Thompson Walker est bien mené et se lit bien même si la traduction est agaçante des fois. Cette traduction est faite pour les français et  certains mots sont traduits avec des mots utilisés en France et non en Amérique. L'idéal serait de pouvoir le lire en anglais. « Dans la vie, on n'a qu'une seule obligation: mourir.... Tout le reste relève du choix. » p. 65 « La vie serait plus douce si elle suivait un cours inverse, si, après des décennies de déceptions,on atteignait finalement un âge où les sacrifices ne seraient plus de mise, où tout deviendrait possible. » p. 113 « Pensez à ce miracle inconcevable : un ...

Eureka!

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Quand je suis allée en Italie du sud, ici à Tropéa, je me suis demandé pourquoi il y avait des cadenas au garde-fous. J'ai trouvé la réponse en lisant 7 ans après... de Guillaume Musso.  p. 221 Et oui, je lis Guillaume Musso. Je connais certaines personnes qui me crucifieront mais bon...Je lis pour le plaisir de lire quand je lis Musso qui écrit bien et qui ne nous prend pas non plus pour des cons. Ses thrillers sont un peu pas mal irréalistes et frôles probablement les romans Harlequin mais ils me font sourire. Je ne suis pas dupe et probablement que personne n'est dupe. On se laisse quand même prendre par l'intrigue et les folles poursuites. Et il arrive qu'on apprend... Toujours est-il que ce sont des cadenas d'amour .    

Pour Marsi , Venise...et les autres.

Curieusement et non l'internet interfère sur nous, un peu partout. En visitant le musée McCord, j'ai pensé à Marsi parce qu'il est bédéiste et à Venise qui, je pense, aime bien rire. Pourtant Marsi je ne le connais pas vraiment. J'en sais ce que Venise nous en dit sur son blogue. Tant qu'à Venise, je l'ai rencontrée cinq minutes un jour au salon du livre de Québec et nous avons correspondu pendant une brève période. Si j'ai pensé à eux, c'est à cause d'une exposition vraiment hilarante au musée McCord. La fin du monde... En caricatures ! Je ne suis pas spécialiste mais j'ai quand même pu admirer le travail de ces artistes d'ici souvent méconnus et leur humour aussi. Une exposition à visiter. Il faut, cependant faire vite car le tout se termine en janvier. Le site web du musée McCord est très intéressant et plein de richesse. Nous avons vu cette exposition par hasard car nous étions là pour la photographie .

La grande bibliothèque...

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... vous connaissez ? Je me sens encore euphorique. Nous avons fait une petite virée à Montréal, histoire de briser la routine de la retraite. La grande bibliothèque  ouvre à 10 h. et nous étions là. En attendant de traverser la rue au feux de circulation, nous avons vu une file devant la porte comme un lendemain de Noël à la porte des grands magasins. On se demandait, est-ce qu'ils vont tous à la bibliothèque ? Et bien, croyez-le ou non, c'est oui. Nous avons suivi la foule, désemparés, les gens arrivaient d'ailleurs, aussi. Une vague, presque un tsunami de personnes et nous, là, au milieu. Roger de dire: En tout cas, ils savent où ils vont. Nous, on ne savait pas trop. Nous nous étions abonnés à la grande bibliothèque via internet. J'ai même lu un livre électronique. Toujours est-il que nous osons un pas à l'intérieur. Où aller dans ce vaste univers ? Une gentille dame (nous n'avons rencontré que des gens aimables à Montréal,...

Rivière Mékiskan

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Rivière Mékiskan est le premier roman de Lucie Lachapelle . Elle scénarise et réalise des documentaires dont La rencontre, produit à l'ONF. En cliquant sur le lien Lucie Lachapelle vous pouvez regardez ce documentaire très intéressant  sur les relations de couple entre Blancs et Autochtones.   Je qualifierais son roman d'auto-fiction car elle a vécu à Senneterre pendant plusieurs années, elle a été mariée à un Cri et elle a eu deux fils qui sont métis. Elle connaît bien le milieu qu'elle décrit, la culture et le peuple améridiens.   Dans ce roman plein de délicatesses, elle nous raconte les hauts et les bas de ces peuples autochtones. Ce livre simple émeut et donne le goût d'en connaître un peu plus sur ces peuples souvent oubliés et que souvent on veut oublier.

Les larmes de saint Laurent.

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Au moment d'écrire ce billet, je remarque que l'écriture du mot saint Laurent est différente de notre façon d'écrire habituelle: Saint-Laurent. Pourquoi?   Je sais que les mots  Les larmes de saint Laurent  ont un rapport avec les perséides. J'ai fait une autre recherche sur internet et je n'ai pas  trouvé de réponse, sinon que Yves Saint Laurent écrivait son nom sans trait d'union. J'ai courriellé M. Tanguay des éditions Alto pour savoir s'il y avait une autre explication, mais non. Petit tatillonnage qui n'enlève rien au livre.     J'ai lu ce roman sur la liseuse électronique Sony. J'avoue que ma lecture électronique n'est pas probante surtout, je pense, quand on grossit les caractères. Des veuves et des orphelins en veux-tu en v'là,  des pages presque blanches avec quelques mots et des pages complètement blanches. Tu ne sais plus où tu en aies avec ta lecture: as-tu fini un chapitre ou non etc.... Toujours est-...

Italie du sud, fin.

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Les trulli d'Alberobello dans la campagne à Alberobello à l'hôtel où nous logions à Martina Franca. une haie de romarin en fleur. À Québec, il y a beaucoup de chênes. J'étais surprise en voyant celui-ci à Martina Franca. Ses feuilles sont dentelées et épaisses. Le gland repose dans une cupule profonde à écailles. J'ai fait des recherches sur internet, son nom, chêne Valonia , appelé aussi chêne du Mont Thabor. Il faisait chaud et humide cette journée là et pendant l'entièreté de notre voyage (32°c. et plus), les ânes recherchent un peu d'ombre. Castel del Monte  Une beauté, ce château médiévale qui a résisté au temps.

Soleil, soleil

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  Pour chasser un peu cette journée grise.  

Sep.-0ct. suite

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Les Sassi, Matera Basilicate  Jusque dans les années 1950 des gens vivaient dans ces troglodytes . Ils ont été forcés de déménager pour question de salubrité. Église rupestre Matera, le soir. Les oliviers   Coeur dessiné dans le calcaire, sur le bord de la mer Adriatique. Toutes sortes de questions me venaient dans la tête : Comment a-t-on fait pour buriner ce coeur, combien de temps...? Nous sommes allés sur les bords des mers Thyrrhénienne, ionienne, adriatique. Univers lointains qui ont bercé notre jeunesse.

Septembre-Octobre

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Pour répondre à une amie blogeuse qui se nomme Claudel , et peut-être aussi, un peu, pour les copains de défifoto je publie ces photos de notre voyage en Italie du sud . Je les publierai sur plusieurs jours car j'aime bien ajouter du texte. L'Italie du sud, nous intriguait. Nous avons voyagé plusieurs fois en Italie mais nous ne nous sommes jamais rendus aussi loin. Nous avons visité, en vingt jours, la Calabre, la Basilicate et les Pouilles. Tout un programme et beaucoup de kilomètres. 1. Pianopoli, juste le nom de ce petit village, me réjouit. Nous logions sur une ferme. Et le soir, malgré la fraîcheur, nous avons mangé en regardant ce coucher du soleil. Les oliviers au loin, bien alignés, que nous verrons partout pendant notre voyage et cette amphore qui résume tout. Ces éoliennes au coucher du soleil. Ces pales quasi magiques qui transforment le vent. Je les trouvais belles. Et je trouvais qu'elles donnaient un cachet spécia...