Messages

Un goût de jeunesse

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Sporadiquement, je prépare ces tartines pour déjeuner. La première fois que j'en ai mangé, j'étais au couvent. On ne disait pas des tartines, on disait des toasts à la mélasse. Ce jour-là, il y en avait des montagnes, au centre des grandes tables, des pensionnaires que nous étions. Rien que d'y penser, je salive. Dégoulinantes de mélasse. Imprégnées de mélasse. Nos doigts tout collés. Elles me rappellent qu'un jour ce fut la fin. La fin de l'école élémentaire comme on disait en ce temps. Il fallait choisir, l'ordinaire ou l'extraordinaire. Fallait-il vraiment choisir ? Non, pas vraiment. Mais déjà, j'avais des goût différents. Déjà, je m'affirmais. Il fallait que je sorte de l'ordinaire. Comment cela m'est-il venu ? Mystère et boule de gomme. Mes parents n'étaient pas instruits. Ils auraient voulu l'être. Mon père en souffrait. Pour eux, s'instruire était primordial. Mon père nous répétait souvent qu'il n...

1Q84

Je lis présentement ce livre de Haruki Murakami. Il fait dire à Komatsu ( éditeur)  à la page 39 : «... on ne peut écrire un bon texte si on en a l'intention , mais pas la moindre idée de la façon de s'y prendre. Pour écrire, il faut soit en avoir reçu le talent à l'origine, soit dépenser une énergie démentielle pour s'améliorer, jusqu'en en crever. » Il faut aimer écrire pour devenir écrivains. « - Pourtant, ce n'est pas suffisant.    - Il faut aussi un «quelque chose de spécial ». À tout le moins, il faut qu'il y ait quelque chose qui m'empêche d'interrompre ma lecture. » p. 40 Ceci me fait réfléchir :   «Cette petite Fukaéri, elle a quelque chose de particulier. Quand on lit , La chrysalide de l'air , on le comprend. Ce n'est pas rien, cette puissance imaginative . Malheureusement, sur le plan formel, ça ne vaut rien. Un style d'une extrême pauvreté. Alors que toi, Tengo, tu sais écrire. Tu as ce don et, en même temp...

Belle publicité pour une semaine de lecture

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Il fait fret ce matin. Pourquoi ne par rêver ? à la Baie Georgienne

Don Quichotte de Qc

Je me sens une Don Quichotte... Ce soir, je suis allée à l'épicerie pour des achats de dernière minute. J'écoutais les caissières (une jeune et une moins jeune) parler comme des caissières. Elles parlaient de leurs heures de travail. - Moi, je close à 19:00 de dire la plus vieille. La plus jeune de rétorquer, moi je close à 21.00. Je n'ai pas pu faire autrement que de m'insérer dans leur conversation. J'étais seule à la caisse. Je dis : C'est une nouvelle mode que d'employer le mot anglais ? La plus vieille me dit, je sais : la fermeture. Mais depuis que je travaille comme caissière c'est le mot qu'on emploie. Je ne sais pas pourquoi. J'ai pensé en moi-même que je me doutais bien pourquoi : toutes ces chaînes appartiennent à des anglophones , probablement que la plupart des directives sont en anglais... Alors, j'ai dit : Il n'y a pas que les français qui deviennent anglophones. Et elle de dire : Chez les jeunes c'est ...

Haïku

tomates, oignons et vin blanc les moules frémissent envie de mer. 

Haïku

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Ce matin, j'avais un haïku qui me trainait dans la tête. Ils sont ainsi. Ils doivent trainer... Je n'ose pas trop dire qu'il s'agit vraiment d'un haïku car il y a des règles à respecter pour dire qu'un haïku est un haïku. Disons qu'il s'agit d'un pseudo haïku. L'important, à mon humble avis, c'est de saisir l'instant présent en peu de mot. la neige et le vent unis dans la tempête une dune froide Je ne crois pas qu'il ait dit son dernier mot. Si quelqu'un a des suggestions... Il me fera plaisir de les considérer. 

Elle est bien bonne...

J'ai réservé à la bibliothèque Charlotte before Christ, histoire de voir de quoi il en retourne avec ce livre, après avoir lu l'article de Nathalie Petrowski , porté à notre attention par Claudel . Je n'ai pas encore lu ce livre. Il m'attend à la bibliothèque. Ce qui me fait rigoler c'est qu'à côté du titre de ma réservation, la bibliothèque a cru bon d'ajouter : texte en français. Un brin cocasse, non ?

Givre...

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Mon amie blogueuse parle de givre ce matin. J'ai tout de suite pensé à Nelligan. À Claude Léveillée si vous cliquez sur Soir d'hiver . Soir d'hiver . Ah! comme la neige a neigé! Ma vitre est un jardin de givre. Ah! comme la neige a neigé! Qu'est-ce que le spasme de vivre À la douleur que j'ai, que j'ai! Tous les étangs gisent gelés, Mon âme est noire: Où vis-je? Où vais-je? Tous ses espoirs gisent gelés: Je suis la nouvelle Norvège D'où les blonds ciels s'en sont allés. Pleurez, oiseaux de février, Au sinistre frisson des choses, Pleurez, oiseaux de février, Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses, Aux branches du genévrier. Ah! comme la neige a neigé! Ma vitre est un jardin de givre. Ah! comme la neige a neigé! Qu'est-ce que le spasme de vivre À tout l'ennui que j'ai, que j'ai!...

La chorale du diable Martin Michaud.

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  Dans ce qui a tout l’air d’être un drame familial, une femme et ses trois enfants sont sauvagement tués à coups de hache. L’auteur présumé du carnage, le mari, s’est suicidé après s’être tranché la langue. Mais est-ce bien ce qui s’est passé ? Deux jours après, une alerte AMBER est déclenchée à l’échelle de la province de Québec : une jeune fille dévoilant ses charmes sur Internet a été kidnappée. Par qui ? Pourquoi ? Deux énigmes que vont s’attacher à résoudre en parallèle deux policiers au style rentre-dedans : Victor Lessard qui, sans compter les cadavres laissés derrière lui, en voit d’autres surgir de son passé, enlaidis par le temps ; et Jacinthe Taillon, son ancienne coéquipière à la Section des crimes majeurs, qui lui voue une haine infernale. Naviguant à travers le fanatisme religieux et la perversité de démons ordinaires, ils vont s’engager dans une valse à quatre temps diabolique entre Montréal, Sherbrooke, Val-d’Or et… le Vatican.   ...

Leonard Cohen - Darkness by leonardcohen

Leonard Cohen - Darkness by leonardcohen

Écrire ou ne pas écrire...

Je n'ai pas écrit depuis belle lurette. Écrire juste pour soi ou pour être lue ? Être lue la grande tentation. Mais n'est pas lu qui veut. Il faut plaire...

Petite pensée

"Le bonheur a besoin simplement qu'on y consente." Tirée du très beau livre de Jocelyne Saucier : Il pleuvait des oiseaux. Je lui aurais bien accordé le prix du Gouverneur général. Elle fut deux fois finaliste.

Prix du gouverneur général

J'essaie de savoir, j'ai beau fureter, je n'arrive pas à savoir quels sont les critères pour qu'un auteur obtienne le GG en littérature. Quelqu'un peut m'éclairer ?
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Quatrième de couverture:                                                                                         Durant les jours qui suivent la chute du mur de Berlin en 1989, Liv, jeune Québécoise venue étudier en Allemagne, est invitée chez une amie à Winterhüde, en banlieue de Hambourg. Des années plus tard, le 11 septembre 2001, sa fille Sabine contemple les tours enflammées de Manhattan depuis les quais de Jersey City. Entre ces deux dates, qu’est-il arrivé à la première, adolescente qui rêvait de changer le monde? Et quel sera l’avenir de Sab...

Youppi!!!!

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J'ai mon exemplaire. Je le hume, je le frôle, je le flatte. La peau de ce livre n'est pas lisse ne laisse pas indifférente. Allez, essayez... Je crois que je relirai...avec d'autres yeux. Merci Madame Thibault. J'ai reçu aujourd'hui, une belle surprise.

Les têtes rousses

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Résumé Victime de la grande famine, Bridget Bushell est chassée de l’Irlande en 1847. À dix-neuf ans, sans avoir le temps de faire le deuil de sa mère, elle traverse l’Atlantique dans le fond d’une cale d’un bateau-cercueil. Avant d’arriver à Saint-Henri-des-Tanneries, elle rencontre l’amour, mais la maladie et la mort rôdent. Sur le même voilier, un autre Irlandais, Denis Lynch, fuit son pays, avec pour tout bagage, son enfance blessée. À force de présence attentionnée, réussira-t-il à se faire aimer de sa compatriote? En traversant la vie laborieuse de Bridget Bushell, c’est tout un pan de l'émigration irlandaise au Québec, au dix-neuvième siècle, que l’auteur évoque avec ferveur et authenticité.  ( extrait des éditions Vent D'ouest) Mon avis: Dès les premières pages, j'ai su que j'aimerais ce roman. Claude Lamarche écrit bien. Elle aligne ses mots selon mon goût. On se laisse rapidement  envahir par le personnage de Bridget. Claude Lamarche ...

La solde

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4 étoiles La solde Eric McComber Critiques et infos sur Babelio.com Quatrième de couverture : Émile Duncan, ex-bluesman en déroute, accepte un travail minable dans une usine d’agendas scolaires. En secret, pendant ses heures de besogne, il écrit ce qui deviendra un roman. La parution inopinée du bouquin provoque une série de rencontres improbables qui mettront la vie d’Émile cul par-dessus tête. Une chronique noire mais fissurée par la lumière qui afflue. Un antihéros qui envisage de l’œil gauche la bêtise et du droit, la solitude. En connivence avec Bukowski et Céline, une dérive tragicomique et peuplée, portée par une voix sans pareille. Mon avis: La saga d'un presque livre. J'ai lu le presque livre La solde écrit par Éric McComber à l'intérieur de "la masse critique" de Babelio section Québec. J'étais supposée recevoir un livre de la maison d'édition La Mèche. J'ai reçu un embryon de livre. Des feuilles non rassemb...

Parapluies

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Il fa ut en parler aujourd'hui car la température s'y prête bien. J'ai lu ce livre en l'espace de trois jours. J'ai beaucoup aimé. Comme j'avais beaucoup aimé Les Carnets de Douglas. Pour lire la quatrième de couverture, cliquez ici Il y a six chapitres. Chacun des chapitres se présente comme une nouvelle, pensais-je. Au fur et à mesure, je me suis rendue compte que ces chapitres avaient un élément commun : le cher disparu et la pluie bien entendu. Tout ce beau monde se retrouvera à la fin. Très astucieux et belle idée. En lisant ce livre je me suis régalée et en prime j'ai appris. Je ne pourrais pas en dire autant en parlant de: Le ciel de Bay City de Catherine Mavrikakis. Dépressifs s'abstenir. J'ai trouvé ce livre long et redondant. Je suis toujours curieuse de connaître un peu plus les auteurs et j'ai trouvé ceci dans Le Devoir. Je me demande encore une fois : Qu'est-ce que la littérature? ...

Dans sa bulle

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Il fallait que je lise ce roman pour que j'aie envie d'écrire à nouveau sur ce blog. Non, je n'ai pas pris de notes. Cette photo, je l'ai prise là . Et le résumé de son livre ici Le goût de lire ce livre n'est pas venu du premier coup. Les premiers chapitres m'ont un peu désarçonnés. L'écriture sarcastique, caustique, en aparté, me dérangeait. Mais, au fil de ma lecture, j'ai l'impression que ce style s'est fait moins mordant, ou je me suis habituée. J'ai même eu des sourires en coin. Un moment donné, au trois-quart du livre, je me suis mise à penser que l'histoire était bien ficelée. Et j'avais hâte de lire les autres chapitres et en même temps je ne voulais pas lire trop vite car je ne sais pas ce qui m'attend avec les autres livres qui m'attendent.

Seule Venise, Claudie Gallay

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Quatrième de couverture: A quarante ans, quittée par son compagnon, elle vide son compte en banque et part à Venise, pour ne pas sombrer. C'est l'hiver, les touristes ont déserté la ville et seuls les locataires de la pension où elle loge l'arrachent à sa solitude. Il y a là un aristocrate russe en fauteuil roulant, une jeune danseuse et son amant. Il y a aussi, dans la ville, un libraire amoureux des mots et de sa cité qui, peu à peu, fera renaître en elle l'attente du désir et de l'autre. Dans une langue ajustée aux émotions et à la détresse de son personnage, Claudie Gallay dépeint la transformation intérieure d'une femme à à la recherche d'un nouveau souffle de vie. Et médite, dans le décor d'une Venise troublante et révélatrice, sur l'enjeu de la création et sur la force du sentiment amoureux. J'ai adoré ce livre. Tout est parfait. L'histoire est bien menée et bien écrite. Retourner à Venise par l'écriture m'a beaucoup p...