Messages

Ti-Mec

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Rien juste une pensée qui me traverse la tête.

Je crois que je pourrais facilement devenir vulgaire. Même à mon âge. La débandade quoi!!! Je me parle... c'est tout.

Propos sur le bonheur Alain

L'imagination est pire qu'un bourreau chinois; elle dose la peur; elle nous la fait goûter en gourmet.

Le cercle parfait: Pascale Quiviger.

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Le cercle parfait: Pascale Quiviger. Écrit par Clarabel Mercredi, 08 Novembre 2006 20:46 Vous avez entre les mains un roman d'amour. Une histoire de rencontre entre une femme qui est en voyage en Europe et qui croise cet homme pour qui elle décide de tout quitter, tout vendre au Québec pour retrouver celui pour qui son cœur bat à cadences folles. Cette femme s'appelle Marianne, l'objet de son amour est Marco, italien, célibataire, éleveur de chiens, chasseur de canards. Marianne vient vivre dans ce petit village perdu de l'Italie, elle ne travaille plus, elle vit dans cette attente de lui. Au temps qui passe, s'installe l'ennui, puis la haine et la destruction. Marianne plonge dans une mélancolie dépressive (ou inversement), elle n'a plus qu'une idée en tête : partir. Celles qui ont aimé un caractère latin comprendront... le charme ténébreux, silencieux et distant, indépendant mais lié à la mama (surtout par la table)... "M...

Alain (Émile Chartier) (1868-1951) Propos sur le bonheur (1928)

Bucéphale 8 décembre 1922 Lorsqu'un petit enfant crie et ne veut pas être consolé, la nourrice fait souvent les plus ingénieuses suppositions concernant ce jeune caractère et ce qui lui plaît et déplaît ; appelant même l'hérédité au secours, elle reconnaît déjà le père dans le fils ; ces essais de psychologie se prolongent jusqu'à ce que la nourrice ait découvert l'épingle, cause réelle de tout. Lorsque Bucéphale, cheval illustre, fut présenté au jeune Alexandre, aucun écuyer ne pouvait se maintenir sur cet animal redoutable. Sur quoi un homme vulgaire aurait dit : « Voilà un cheval méchant. » Alexandre cependant cherchait l'épingle, et la trouva bientôt, remarquant que Bucéphale avait terri­blement peur de sa propre ombre ; et comme la peur faisait sauter l'ombre aussi, cela n'avait point de fin. Mais il tourna le nez de Bucéphale vers le soleil, et, le maintenant dans cette direction, il put le rassurer et le fatiguer. Ainsi l'élève d'...
Des fois j'en ai marre. Est-ce que ça se peut?

jour d'anniversaire

Nous avons trouvé enfin un home qui nous plaira. Nous vendrons notre maison. Fini le ramassage des feuilles l'automne (40 sacs), fini le pelletage de neige. Je m'ennuierai un peu de mes fleurs mais je sais que je saurai compenser. Je peux encore cueillir des tulipes jaunes avec ma petite fille: Le jaune c'est ma couleur préférée grand-maman. J'adore cette complicité qu'il y a entre nous car le jaune est aussi ma couleur préférée. Aujourd'hui jour d'anniversaire de ma plus vieille: 35 ans. Une autre brèche dans le quotidien: petit souper familial (salade de pamplemousse rose et crevettes, brochettes souvlaki, tatziki,pita et gateau d'anniversaire).

Voyeuse!

J'écris comme les idées me viennent. En vrac! Je fais de l'ordre dans mon "walkin" comme on dit si bien. J'essaie et je jette des vêtements que je ne porte plus car ils sont trop petits. Je les gardais au cas où j'arriverais à perdre du poids. Mais je crois que je m'illusionne. Alors! Et je range comme j'ai vu dans les "walkin" que j'ai visités. Je me sens un peu voyeuse quand je visite des condominiums. Les gens ont beaucoup de linge, beaucoup de souliers (moi, je n'ai rien à comparer) et en plus il est bien rangé. Les vestons ensembles, les chemises ou les blouses ensembles, les pantalons ensembles et tous dans le même sens. Tout en accomplissant cette tâche, je pense que dans le fond, je ne suis pas beaucoup disciplinée. Pourtant, il me semble que j'étais disciplinée alors ce n'est pas le bon mot. Alors je crois que je ne suis pas ordonnée. Quand je range trop, je ne sais plus où sont mes affaires. J'ai toujours pensé q...

Christian Bobin

Je viens de lire La dame blanche de Christian Bobin. Il parle d'Emilie E. Dickinson. Je voulais savoir pourquoi il admirait cette femme. Robert Lalonde aussi l'admire comme poète. Une façon d'écrire différente entre ces deux hommes. Une écriture concise pour Bobin et plus élaborée pour Lalonde. Leur lien la poésie. J'irai revoir ce qu'en pense Robert Lalonde. J'ai failli passer à côté de cette lecture. Certains mots de Bobin me dérangeaient. Je les trouve parfois exagérés. Ou c'est sa manière de parler de l'âme, de dieu qui me fatigue. Enfin! J'ai relu une deuxième fois et je ne regrette pas. J'ai retenu cette phrase: Rencontrer quelqu'un, le rencontrer vraiment - et non simplement bavarder comme si personne ne devait mourir un jour - , est une chose infiniment rare.

Le mur invisible de Marlen Haushofer

Je regrette de n'avoir pu écrire mes impressions à mesure que je lisais. J'aurais peut-être pu le faire à la main mais je ne l'ai pas fait. J'avais marqué des passages afin de les transcrire mais maintenant sortis du contexte de la lecture ils ne me disent plus rien. Je peux dire que j'ai beaucoup aimé ce livre même s'il raconte le quotidien d'une femme emmurée mais elle a une façon de nous dire sans tout nous dire qui nous incite à vouloir continuer jusqu'au bout. Je peux dire que je suis restée sur ma faim car j'aurais aimé savoir si elle avait survécu. J'en ai rêvé. Et j'ai compris que c'est un livre qui nous marque. Des murs invisibles, il y en a beaucoup qui furent et qui sont présents.

Lorsque j'étais une oeuvre d'art. Éric-Emmanuel Schmitt

des mots que j'aime: à chaque fois je pense à M. Pontbriand. Nous n'étions pas souvent d'accord. Le vide m'attirait comme deux bras ouverts. Tapie en dessous de moi, la mer léchait ses babines d'écume en m'attendant. Il s'approcha et entrebâilla, sous sa moustache, sa vitrine de pierres précieuses. Les voix piquaient dans l'aigu, disparaissaient dans le grave, s'égrenaient en rires perlés, fusaient, sautaient, se chevauchaient, s'ébrouaient au-dessus des plats comme des saumons essayant de franchir un torrent. ... un froid hostile. ...Mes yeux dégringolèrent dans le piège du décolleté sans que j'arrive en m'en extraire. Son visage me semblait plus haut que la lune. La femme ramassa une poignée de sable, l'homme l'introduisit dans une vessie de tissu, il souffla par une paille et pulvérisa les cristaux de quartz sur la toile. Elle tourna vers moi un visage qui m'éblouit, d'un blanc miraculeux, d'un blanc arrach...

Ma vie avec Mozart

Éric-Emmanuel Schmitt dit en parlant de Mozart: Tu as été mon secret, puis mon bonheur; j'espère que tu deviendras mon rendez-vous. Je voudrais te rejoindre dans l'idéal d'un art simple, accessible, qui charme d'abord, bouleverse ensuite. Comme toi, je crois que la science, le métier, l'érudition, la virtuosité technique doivent disparaître sous l'apparence d'un naturel aimable.Il nous faut plaire avant tout, mais plaire sans complaire, en fuyant les recettes éprouvées. en refusant de flatter les émotions convenues, en élevant, pas en abaissant. Plaire, c'est-à-dire intéresser, intriguer, soutenir l'attention, donner du plaisir, procurer des émotions, du rire aux larmes en passant par les frissons, emmener loin, ailleurs... De tout temps, la production artistique s'est divisée entre art noble et art populaire, que ce soit en littérature, en peinture, en musique. De tout temps Mozart donne la solution. Au XVIIIe siècle, sévissait une querelle entr...

Personnages selon Élisabeth George

L'essentiel d'un roman: le personnage. - personne n'est parfait Nous sommes tous des chantiers en travaux sur la planète Terre, et nul n'est l'incarnation de la perfection physique, émotionnelle, spirituelle et/ou psychologique. - il lui arrive de faire des bêtises - il évolue. La règle d'or pour créer des personnages devrait donc être de leur donner des défauts, de les faire douter d'eux-mêmes, pour une raison ou une autre, de leur permettre d'évoluer, de changer, de les placer dans des situations de conflit. Personnellement quand j'écris j'y vais au pif mais peut-être serait-ce une bonne idée de connaître plus le personnage avant. Il m'arrive souvent de rester bloqué, de ne plus pouvoir écrire car je ne veux pas dire des conneries, je veux que mon personnage soit crédible. Alors É. G. procède ainsi: elle donne un nom à son personnage elle analyse son caractère

Je crois

... que bientôt, je serai prête à écrire. Je recommence à penser écriture pendant la nuit. J'avais une idée pour amener sur ma page blanche un personnage qui me traine dans la tête. Je l'ai perdue ce matin. Je me suis dit je devrais l'écrire et j'en ai rien fait car je me suis dit que je m'en souviendrais. Je devrais bien savoir. Comme un retour en arrière...

Éric-Emmanuel Schmitt

Je ne peux pas dire que j'aimais particulièrement l'homme à ses débuts. Je le trouvais arrogant, peut-être était-il seulement sur ses gardes. Maintenant, je trouve que ses yeux sourient et ils communiquent mieux avec les journalistes. J'ai lu Oscar et la dame rose et Odette tout le monde : j'ai beaucoup apprécié son style concis, un peu ma façon d'écrire. Je viens de lire un entretien de François Busnel avec É.-E.S. dans la revue Lire. De plus en plus,je trouve que nous avons des atomes crochus. L'amour est la fréquentation assidue d'un mystère. Phrase qui donne à penser. Il dit aussi: «Il est si douloureux, ce crâne, cette enceinte de paroles non prononcées, ce sanctuaire sombre encadré par mes tempes! Je ne pourrais prononcer certains mots sans m'écrouler» Et il me fait réfléchir sur la fiction. Je dirais le passage vers la fiction. La différence. Je cache mes douleurs. Je n'en livre que le résultat, c'est-à-dire la confiance et l'optimism...

La petite pièce hexagonale.

J'ai lu des critiques au sujet de ce livre. Des personnes associent la petite pièce hexagonale à un confessionnal. Comme lieu physique, d'accord, mais les deux se comparent difficilement. Dans un confessionnal, il y a une autre personne qui écoute et juge tandis que dans la petite pièce hexagonal tu es seule. Tu ne te mets pas à genoux comme au confessionnal et tu n'as pas à te repentir.Et tu dis tout haut ce que tu penses tout bas. Est-ce que cela apporte une solution? Je crois qu'il faudrait essayer pour le savoir. A-t-on besoin que quelqu'un nous écoute? Elle se décide à parler et dit: Le hasard et la destinée sont-ils des mots contradictoires?...On entend souvent parler d'histoires ou une simple coïncidence a provoqué un grand changement dans la destinée. J'ai lu ce passage au moment où s'est passé cet évènement: Un quartier résidentiel comme bien d'autres au Québec. Une gardienne installe, devant son bungalow, des décorations de l'Halloween....

La fin des nuages

J'ai fini de lire Bobin. Un livre minuscule qui me déçoit. Bobin ne se renouvelle pas. Toujours les mêmes comparaisons, les mêmes métaphores. J'aurais aimé être surprise. Où est l'homme à qui j'ai écrit une lettre?

Bobin

Dans: Une bibliothèque de nuages. Lettres vives Je touche le réel avec des mains de bébé qui tapotent tout ce qui passe à leur portée. Mes phrases, ce sont ces mains. Tout m'est lecture. La plus grande partie de ma bibliothèque est dans le ciel, avec ses volumes dépareillés de nuages, jamais à la même place. d'ou le titre. Dans ce livre Bobin parle surtout de la mort avec la voix de Bobin.

Bon signe

Je lisais mais avec parcimonie moi la boulimique de mots. Rien ne m'intéressait plus. Mais...soudainement je sors de ma léthargie. Comme il m'arrive souvent je lis deux livres en même temps: L'art de la joie de Goliarda Sapienza (le livre qu'Hélène lisait). Toute une brique. Une brique qui m'accroche, une phrase a retenu mon attention depuis mon réveil récent, du bof! qui sommeille en moi: Je n'étais pas habituée à marcher sans un mur qui marque les frontières avec le monde extérieur. Et je lis en même temps: La petite pièce hexagonale de Yoko Ogawa. Livre prêté par Véronique. Maintenant je sais ce qu'est la petite pièce hexagonale: une petite pièce à raconter. Je trouve l'idée géniale. Je crois bien que je m'en servirai un jour.

Comme je disais...

Probablement que j'ai interprété le sujet trop à la lettre et toc: Le pire: on ne sait jamais pourquoi l'un a été choisi et pas l'autre. RÉSULTATS DU CONCOURS 2007 Le jury du 22e concours annuel Lurelu s'est réuni le 29 octobre. Dans la catégorie des textes destinés aux 10 ans et plus, le jury a accordé le premier prix à Mme Nathalie Latour , de Baie St-Paul, pour «Programme double» dont ils ont apprécié la structure narrative en miroir, ou en casse-tête, une recherche formelle qui n’empêche pas l’émotion. Ils ont relevé la qualité de la langue, l’intégration particulièrement réussie du thème proposé («Cinéma, cinéma!»), le fait que le texte file sans temps mort vers une chute réussie. Dans la même catégorie, où dix-huit textes avaient été soumis, le jury a désigné un finaliste, M. Frédéric Hardel , de Montréal, pour la ...